- LIVRES novembre 2017 -
 
 


 

Les recommandations du spécialiste de la dégustation de la bière

Les québécois sont réputés dans le monde pour être le peuple le plus curieux au plan culinaire. C’est pourquoi le guide annuel des bières de Philippe Wouters trouve son lectorat. En effet, l’édition 2018 de son Guide d’achat des bières au Québec compte 90 bières nouvelles et analysées pour un total de 250 bières. On peut imaginer l’investissement que ça représente de déguster tous ces houblons et d’en faire une fiche signalétique pour chacun. Et il pousse davantage l’expertise en y allant de ses accords mets et bières. Pour l’amateur de bière, c’est devenu un incontournable comme le guide Phaneuf l’est pour les vins.

Guide d’achat des bières au Québec. Philippe Wouters. Broquet 360p.    www.broquet.qc.ca


 


 

Dieu comme concept érotique

Ça ne pouvait être un thème plus audacieux d’imaginer un Dieu érotique. Egh bien la théologienne Lise Baroni et le médecin et psychanalyste Michel Dansereau transgresse les idées reçues pour refaire une lecture des Écritures et voir quelle place le message divin accorde aux plaisirs de la chair. Le grand mérite de lire cet ouvrage est que nous faisons face ici à des intellectuels sans préjugés et qui font table rase des idées préconçues pour avoir une idée claire sur le thème abordé. Au passage on n’hésite pas à égratigner la hiérarchie ecclésiale qui s’ingénie à perpétuer sa morale obsolète. Dire que vous ne verrez plus Dieu de la même façon serait présomptueux et qui n’est certainement pas l’objectif des coauteurs, sinon que cette démarche libère des inhibitions.

Un Dieu érotique. Lise Baroni et Michel Dansereau. Fides 292p.    www.groupefides.com


 


 

Une mécène balancée du toit mais par qui ?
Mary Higgins Clark s’est associée à Alafair Burke pour concocter une histoire de meurtre en milieu mondain new yorkais qui en ravira plus d’un. Au point de départ c’est une philanthrope, richissime va sans dire, Virginia Wakeling, qui va se rendre à une soirée caritative au profit du Metropolitan Museum. Cette soirée qui devait être magique en sera une tragique pour elle, car on la retrouvera sur la chaussée précipitée du haut du toit. Qui est l’auteur de ce crime odieux ? Bien des hypothèses vont circuler, dont une rumeur pointant un petit ami. Bref il va se passer trois ans, jusqu’à ce qu’une journaliste d’enquête va se mettre sur l’affaire et rouvrir le dossier. Voici une histoire palpitante qui a pour décor le beau monde avec tous les ingrédients qui font que ça cartonne.

La reine du bal. Mary Higgins Clark et Alafair Burke. Albin Michel 394p.  


 


 

Toute la poétique hivernale racontée par Normand Cazelais

Nous avions dit tout le bien possible de la première édition de Vivre l’hiver au Québec de Normand Cazelais. Voici que paraît une réédition magique sous la forme d’un bel album, revue et augmentée avec surtout un soin graphique appuyé par de belles photos. Pour ceux qui vont découvrir le bouquin, c’est un fourre-tout (au sens noble de l’expression) dans lequel on va trouver un condensé de tout ce qui se rapporte à la saison froide dans la Belle Province. Que ce soit la table, les mœurs, les sports. Tout y est. C’est un beau travail d’anthropologie. Et en feuilletant ce livre on a en tête Vigneault quand il chante « Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver » qui occupe quand même une place importante au calendrier. Quoique les hivers de notre temps,. Malmenés par les effets du réchauffement climatique n’ont rien à voir avec les hivers de jadis. Ce bouquin est particulièrement recommandé aux touristes ou ressortissants de la francophonie, qui viennent soit nous visiter ou s’établir. Ils sauront tout de notre folklore hivernal.

Vivre l’hiver. Normand Cazelais. Fides 204p.    www.groupefides.com


 


 

L’édition Guide restos Voir 2018 toujours aussi festive

Sur la couverture de l’édition 2018 du Guide restos Voir 2018 on fait un clin d’œil au Général De Gaulle et le 50ème anniversaire de son fameux discours au balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal en faisant voir l’illustre personnage dévorant un blé d’inde. Qui donne le ton à cette publication attendue et toute inscrite au sens de la fête. C’est quand même un travail énorme que mène la petite équipe qui a classifié 500 restaurants dans toute la province de Québec. Et en passant on a remplacé les étoiles de classification par de petits chapeaux. Et ce qui démarque ce guide par rapport à ce qui se fait au niveau de la compétition, c’est le ton des textes, très direct et de proximité avec le lecteur. Comme si on nous refilait un commentaire bien personnel. On aime.

Guide restos Voir 2018. Ciot/Québec Amérique 348p.


 




 

Deux tendres albums sur le thème de Noël

Aux éditions Fleurus on n’est pas en reste pour ce qui est de célébrer Noël. Et on la fête en grand avec la sortie de deux beaux albums avec un traitement graphique richement orné d’illustrations touchantes. Des ouvrages à parcourir sur fond de Bing Crosby vous chantant White Christmas. Le premier L’imagerie de Noël de Cathy Franco sur des illustrations de Sandrine Lamour on dit tout des traditions de Noël un peu partout sur la planète et les nôtres au Québec sont dignement représentés. C’est en même temps un beau cours de folklore pour les touts jeunes. L’autre c’est Le grimoire du Père Noël du trio Alice et Hélène Brière-Haquet et François-Marc Baillet. En compagnie de ces hôtes vous entrez dans l’univers intime du célèbre personnage. Tout ce que vous vouliez savoir si trouve. On révèle même tout un secret. Savez-vous de quoi se sert le Père Noël pour entretenir soigneusement sa barbe ? Vous n’en croirez pas vos oreilles! Du shampoing pour bébé! Si vous pensiez tout connaître du sympathique gros bonhomme vous n’êtes pas au bout de vos surprises.


 


 

Tout ce que vous devez savoir sur l’art du Graffiti

Ces graffitis sur les murs vous enchantent ou vous exaspèrent c’est selon. En tout cas ils ont été élevés au rang d’art de la rue, et ont même droit à un album richement documenté par Francis Persu qui est graffeur depuis vingt ans. Eh oui on nomme ainsi « graffeur » un artiste qui s’accomplit sur des revêtements extérieurs. Et vous apprendrez qu’il y a tout un vocabulaire spécifique à cet univers artistique. Avec de grands noms déjà comme rien de moins que Basquiat.

Graffiti. Francis Persu. Mango 102p.


 


 

Un quiz sur notre sport national

Dans le temps des Fêtes, si vous cherchez une distraction entre amateurs de hockey, faites-vous un quiz maison en vous servant du livre de Louis-Luc Beaudoin « Quiz hockey », où on recense de 500 questions. Puis il y a des questions pointues, attention! Comme celle-ci « Quel joueur des Jets de Winnipeg a obtenu le salaire le plus élevé à la fin de la saison 2016-2017 ? Et vous avez au moins des choix de réponses. L’auteur est bien entendu un mordu et en même temps nous fait partager sa passion. L’ouvrage est préfacé par Mike Bossy. Distrayant au possible.

Quiz hockey. Louis-Luc Beaudoin. Éditions Bravo 287p.    www.groupemodus.com


 


 

Se faire un terrarium sans peine

Comment définir un terrarium, sinon recréer en miniature un coin de nature, sans devoir se donner toutes les peines que requiert un grand jardin. Amy Bryant Aiello qui a une boutique nommée Artemisia à Portland en Orégon en conçoit plusieurs chaque année. En compagnie de Kate Bryant sur des photographies de Kate Baldwin on nous dit tout sur leur réalisation avec les différentes inspirations qui sont les sources de création.

Terrariums et petits jardins. Amy Bryant Aiello, Kate Bryant. Massin 124p.   www.massin.fr


 






 

Le coin couture

De quoi inspirer n’importe quelle couturière. En effet chez l’éditeur Mango, Pauline Alice nous présente dans Ma garde-robe chic et intemporelle seize patrons de base pour créer des tenues qui peuvent servir en toutes circonstances. Beaucoup de robes multi-usages qui dépannent. Avec m^me huit tenues uniques issues de l’imagination de la styliste qui se signale par des créations dites parfaites. C’est tout un bagage à défendre qu’elle honore avec hauteur. Ailleurs chez l’éditeur marie claire un collectif s’offre à nous faire découvrir les charmes de la fine broderie. Le grand livre de la broderie porte bien son titre. Ici on parle de broderie en 250 points avec 29 modèles de projets créatifs. C’est de toute beauté et quoi de plus noble qu’une belle table sur laquelle on superpose une nappe en broderie pour les occasions particulières ? Chez le même éditeur SOS tricot produit par la maison française Phildar. C’est le dépanneur pour toutes celles qui sont en butte avec les mailles. Maille à l’endroit ou maille à l’envers. L’équipe de la maison de couture vous livre plein de trucs pour s’en sortir sans que vous lanciez vos aiguilles en l’air. Avec beaucoup de photos décrivant la marche à suivre. Ici plus que jamais, une image vaut mille mots.

Enfin chez Mango un bouquin superbe avec une thématique pointue, Le grand livre de la couture pour enfants du tandem Sylvie Blondeau et Véronique Calvini-Caraës. Les deux profs ont conjugué leur savoir pour concocter vingt-huit modèles de base de différentes pièces de vêtements pour vos chérubins. Des styles en majorité faits pour le confort de la personne. Mais il y a en a qui sont un peu plus recherchés. Avec la certitude que votre enfant ne courre aucun risque de porter la même chose que le voisin. Un risque toutefois, de faire des envieux.  


 


 

Un livre appelé à être démantibulé

Ce livre est appelé à devenir éphémère. Eh oui! 50 paper toys chez l’éditeur Mango du quatuor Niark, Arnaud Roi, Sébastien Touachi et Tougui est un livre fait de découpages sans recours de colle ni ciseaux qui sont des pages dont on détache les illustrations qui vont se transformer en figurines ou objets. De sorte qu’à la fin il ne restera plus rien du livre. Les enfants vont s’amuser comme des petits fous à donner naissance à des jouets en papier si décoratifs.

50 paper toys. Collectif. Mango.    www.mangoeditions.com


 


 

Le dessin c’est du sérieux

Pour celui ou celle qui veut faire l’apprentissage du dessin voici un cours magistral Dessin je me lance!, présenté par l’éditeur Massin. On part vraiment de zéro en commençant par des notions d’observations et de perspectives. Comment distinguer les zones d’ombre sur un objet donné et ensuite les reproduire. Le travail débute au fusain. Et graduellement le coefficient de difficulté augmente. C’est très rigoureux mais l’effort en vaut la chandelle.

Dessin je me lance! Collectif. Massin 159p.   www.massin.fr


 


 

Quand Michel Tremblay enfant questionnait sans cesse

Sent-il vieillir à ce point ? Toujours est-il que la dernière production de Michel Tremblay le plus grand dramaturge vivant au Québec est l’occasion pour lui d’ouvrir l’album de son propre passé. Et sa dernière pièce de théâtre Enfant insignifiant!, qui sera créée le 13 décembre 2017 au Théâtre Jean-Duceppe le met en scène enfant en dialogue avec sa mère. Il est très typique des enfants de son âge qui pose de sempiternelles questions. Il est parfois exaspérant. Mais sa mère l’aime même si elle est contrariée par tous ces questionnements alors qu’elle doit vaquer à son train-train. C’est une pièce autobiographique et attendrissante qui trouvera son public. Et si de lire du théâtre peut-être ailleurs rebutant, car ici les dialogues sont vivants et si près de nous. Vous adorerez et c’est un euphémisme.

Enfant insignifiant! Michel Tremblay. Leméac 140p.   


 


 

Deux charmants opus chez Bayard jeunesse

Signalons l’arrivée de deux titres chez Bayard jeunesse, pour deux niveaux d’âge et de tonalités très différentes. Il y a le duo Andy Griffiths et Terry Denton qui débarquent avec une sorte de BD La cabane à 52 étages. Comment vous décrire la trame de fond ? En fait de cabane, c’est beaucoup de choses à la fois qui font intervenir une cohorte de personnages totalement déjantés. Cette histoire rocambolesque qui prend même la forme d’une enquête où le lecteur est invité à résoudre une énigme, est destinée à un public entre 10 ans et la jeune adolescence. Ce qu’on retiendra c’est la folie qui s’empare de chaque page et qui nous emmène dans bien des mondes.

Puis Antonin Louchard nous livre Pomme de reinette et pomme d’api. Ça c’est vraiment pour les touts petits qui s’initient à la lecture. Outre les petits contes bien connu qui s’offrent comme titre, vous avez d’autres historiettes connues. On remarquera le soin mis aux illustrations attrayantes. Et de courts mots pour accompagner le tout. Aux parents de soutenir le tout par leur lecture animée.


 


 

Amour, il était une fois Natasha et Daniel

Ados, si vous aimez les histoires d’amour impossible, en voici une issue de l’imagination de Nicola Yoon qui est d’actualité avec toutes ces histoires de migrants. The sun is also a star (le roman est en français rassurez-vous), est du même auteur que cet autre best-seller Everything, everything. Il était une fois un ressortissant coréen vivant à New York, prénommé Daniel et qui vient d’avoir tout juste sa majorité. De l’autre, Natasha, une année plus jeune. Elle est jamaïcaine de naissance et vit en Amérique depuis dix ans, mais elle devra quitter le territoire définitivement. L’écrivain les fait se rencontrer avec pour mission de vivre leur amour sur une courte durée de douze heures. La particularité ici au niveau de l’écriture, c’est que chaque protagoniste se livre à chaque chapitre à tour de rôle. On voit suivre l’évolution des sentiments qui les animent. Il y a des passages très émouvants car les affaires de cœur, c’est du sérieux et à cet âge ça engage tout l’être.

The sun is also a star. Nicola Yoon. Bayard 424p.    


 


 

Paul à Montréal, une façon de commémorer la fondation de la ville

Après le retentissant succès de « Paul à Québec » il fallait bien que Montréal ne soit pas en reste. D’autant qu’on célèbre cette année qui s’achève le 375ème anniversaire de Montréal. Michel Rabagliati a fait ouvre de parité en rendant hommage à sa façon à la métropole avec Paul à Montréal. Des planches en BD qui racontent des lieux iconiques comme la fameuse grosse bouteille de lait de la Guaranteed pure milk. Avec pour chaque dessin une petite vignette explicative. Saluons au passage le beau travail de l’éditeur La Pastèque, avec cette belle reliure rigide et toute de rouge. De quoi donner des idées de parcours à faire soi-même.

Paul à Montréal. Michel Rabagliati. La Pastèque.   www.lapasteque.com


 


 

Montréal par se plantes, un hommage

On a eu bien des façons de fêter le 375ème anniversaire de Montréal. En voici une assez originale, faite en collectif Un herbier de Montréal où des collaborateurs s’expriment en biologistes ou en poètes sur seize plantes qui ont été sélectionnées pour ce projet. Qu’est-ce qu’on apprend sur ces plantes que l’on côtoie quotidiennement sans se soucier d’elles. Belle occasion de se rattraper. Ainsi on lit qu’en trois décennies la ville a perdu 30 mille ormes d’Amérique qui était un arbre assez distinctif chez nous et décimé par ce que vous découvrirez. Puis de jolis dessins qui agrémentent la présentation. En terminant la lecture on se met à penser que nous sommes des nains devant la connaissance.

Un herbier de Montréal. Collectif. La Pastèque 83p.   www.lapasteque.com


 








 

Le coin Miam miam

Ceux qui se délectent de ce délicieux nectar qu’est le miel, seront heureux d’apprendre l’arrivée d’un boîtier renfermant six petits livres entièrement dédié à La ruche. D’abord un livret sur l’environnement des abeilles, l’univers de ces dernières, comment installer une ruche si vous avez la vocation d’apiculteur, la ruche et les saisons,  le guide du miel où on vous en décrit vingt-six variétés et enfin un dernier tome fait de recettes alléchantes. Après quoi les abeilles et leur production n’auront plus de secrets. C’est aux éditions Rustica.

Sacré Jérôme Ferrer. Mais où trouve t’il tout ce temps à gérer ses établissements existants, en créer d’autres, des popotes roulantes. Et il trouve le temps en plus de lancer des livres de cuisine. Époustouflant. Son dernier livre est entièrement consacré aux sauces. La bible des sauces aux éditions La Presse n’a pas été faite à la sauvette sur un coin de table. Car vous ne trouverez pas une ni deux, mais bien mille recettes d’où son titre bien mérité. Et c’est là que l’on se remémore à quel point les sauces ont pour fonction de relever, viandes, volailles et poissons et quoi encore. Le chef dont le restaurant Europea qu’il dirige fait partie de la chaîne prestigieuse Relais & Châteaux, a mis toute sa science qu’il partage avec une grande générosité. Vous avez là un répertoire saucier qui va de sauces simples à plus élaborée. Ce grand bouquin doit trouver assurément u8ne place d’honneur dans votre bibliothèque culinaire.

Chez le même éditeur on passe à un tout autre monde qui gagne lui bien des adeptes, nous avons nommé la cuisine végane. Les tenants de la cuisine responsable seront comblés. Elles sont trois montréalaises, la photographe Chloé Crane-Leroux, la chef Julie Zyromski et l’artiste céramiste Trudy Crane qui ont fondé Meadow & Land avec pour mission d’éduquer à manger sans les diktats des multinationales de l’agro-alimentaire. Elles lancent cet album Saisons, la table végane. On répertorie 101 recettes où la tristesse n’est pas au rendez-vous. Végane ne veut pas dire austère, bien au contraire. C’est place à la fête pour le palais avec une explosion de saveurs en bouche. Des pâtes au pesto alla Genovese, nous on ne dit pas non!

La nature est un formidable réservoir de produits naturels qui ont à la fois la double propriété d’être curatifs et en même temps des suppléments merveilleux pour notre alimentation. C’est le cas de l’huile de coco qui fait l’objet d’un livre qui lui est entièrement consacré par Jenni Madison aux éditions marie claire. L’auteure n’hésite pas à accoler le mot miracle à cette huile qui, vous le verrez dans toutes ces pages qui forment un livre de recettes inégalé. C’est fou ce qu’on peut réaliser en incorporant la fameuse huile, telle cette potion magique aux myrtilles .à  un velouté tomate basilic en passant par un crumble aux poires et aux fruits rouges. Que du bonheur.


 


 

Pour comprendre pourquoi Trump est à la Maison-Blanche

La question revient souvent dans les conversations entre gens intelligents, comment les américains ont-ils pu porter au pouvoir quelqu’un comme Donald Trump ? La réponse vous la trouverez aussi chez Richard Hétu le correspondant de la presse aux États-Unis depuis un quart de sicèle et qui a aussi la nationalité américaine depuis en 2009. Lui aussi n’en revenait pas du résultat de la dernière campagne électorale à la présidence. C’est pourquoi il a entrepris de décrire nos voisins du Sud dans un livre témoignage Mes 25 ans aux USA. On comprendra mieux ensuite. Et comment l’actuel locataire du Bureau Ovale a joué à fond la carte du racisme pour ravir le pouvoir suprême. Le constat, vous le verrez, est assez inquiétant.

Mes 25 ans aux USA. Et puis Trump a été élu. Richard Hétu. Éditions La Presse 204p.     www.editionslapresse.ca


 


 

La guerre aérienne Irak Iran racontée par un témoin de premier plan

Souvent une guerre vous est racontée par les combattants du front. C’est oublier ceux qui à l’arrière-plan représentent le soutien technique et qui sont des composantes à la réussite des combats. Voici un témoignage qui décrit superbement que se sont livrés les forces irakiennes et iraniennes. Celui de l’ingénieur Jean-Louis Bernard de chez Dassault Aviation. Son premier séjour en Irak remonte de 1984 à 1988. Il agissait comme assistant technique de l’escadron 81 irakien qui allait bombarder les forces ennemies. Ces pilotes se trouvaient à bord de Mirages F1 le fleuron de la technologie. L’escadron verra le jour sur la base de Qayarah au sud de Mossoul. Les héros de Bagdad ne se limite pas au seul récit de l’auteur mais aussi des témoignages qu’il a recueilli. C’est un conteur merveilleux, comme lorsqu’il narre la mission de détruire les installations pétrolières d’Ispahan en Iran, remises à neuf, une forme « d’inauguration » des forces adverses. La guerre c’est triste à dire, mais ça vous fait de formidables histoires.

Les héros de Bagdad. Des pilotes iraquiens sur des avions d’exception. Éditions JPO 308p.      www.editions-jpo.com


 






 

Le coin santé physique et psychique

Il y a bien des manières de trouver son identité. Ce peut-être par le biais du jeu comme avec ce jeu de cartes Les noces originelles dont chaque carte à thème est une création graphique de Béatrice Lhériteau. Il y a, en plus celles-ci un livret explicatif en quoi les dites cartes vont agir sur le manipulateur tel un miroir de l’âme. C’est aux éditions du Souffle d’Or. Le même principe s’applique chez le même éditeur cette fois en compagnie de Jacques Lucas qui présente Les cartes de l’homme nouveau. Depuis l’âge de 17 ans, ce psychothérapeute n’a cessé de faire de son introspection et d’étudier les notions de genre, masculin et féminin. Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins, en autant que la finalité soit bonne.

Passons cette fois à une grande étude qui porte sur le témoignage sexuel. En effet, depuis des années des personnes, souvent courageuses vont devant les projecteurs ou s’attablent avec un journaliste pour raconter ce qu’ils vivent, lorsqu’elles sont issues de minorités sexuelles. On s’était peu demandé à ce jour ce que leurs démarches ont représentés pour ces témoins concernés. En revanche on sait que leurs contributions permettent graduellement de faire tomber des barrières. Le témoignage sexuel et intime, un levier de changement social?, aux Presses de l’Université du Québec sous la direction de Maria Nengeh Mensah qui est professeure titulaire à l’École de travail social et à l’Institut de recherches et d’études féministes de l’Université du Québec à Montréal. Une belle brochette d’universitaires multidisciplinaires ont collaboré à cette recherche exhaustive.

Et en terminant ces deux titres, tous aux éditions marie claire. Ils sont deux, Elio Musco et Franca Porciani qui présentent Restez jeune et ce en stimulant le cerveau par la recherche de la pensée positive. Si l’adage dit qu’on peu être jeune de cœur, ce qu’on a dans la caboche joue un rôle primordial sur la façon d’envisager nos vieux jours. La méditation et la résilience sont les deux fers de lance des coauteurs. On voit d’ailleurs plusieurs photos d’aînés qui parsèment l’ouvrage et qui donnent un modèle à atteindre. La parole est donnée cette fois à une dermatologue Pucci Romano qui partage les conclusions de sa pratique avec Secrets d’une belle peau. Il ya plusieurs volets abordés dans cet ouvrage dont, pour commencer la connaissance de la peau et ses strates, sa physiologie, puis les pathologies que l’on peut rencontrer. Ensuite elle traite de plein de sujets en lien avec la qualité de l’épiderme, comme le bronzage, les tatouages, etc.


 


 

9000 ans d’histoire de l’alcool

Il y a toutes sortes d’histoires, celle de l’alccol vaut le détour. Car depuis que l’homme est l’homme, il boit. Et Rod Philips qui est professeur à l’Université Carleton donne des cours sur l’histoire des aliments et des boissons. Il nous fait souvenir, que la consommation officiait en lieu et place, là où l’eau était absente ou impropre à la consommation. Il y avait donc un argument de santé qui entrait en ligne de compte. Puis il nous parle de l’historique de la commercialisation des alcools avec les premières routes du vin. Une épopée fascinante racontée avec une belle érudition mise à la portée de tous.

Une histoire de l’alcool. Rod Philips. A props/Presses de l’Université Laval 463p.      www.pulaval.com


 


 

Une réédition d’un grand témoin du Troisième Reich

William L. Shirer a été un grand correspondant de guerre américain au cœur du régime nazi de 1934 à 1941. Au retour il écrivit des comptes-rendus et aussi entreprit une série de conférences. Il est un des rares qui eu la prescience du côté terrifiant de cette dictature. Et durant son séjour en Allemagne il a eu l’opportunité de croiser les grands pontes que furent les Goering, Himmler, Goebbels et Ribbentrop. On réédite son Journal de Berlin qui livre mieux que quiconque la radiographie intérieure du nazisme. Ce grand journaliste ne l’a pas eu facile, car être affecté dans ce pays, comportait sa part de risques. Et nous avons intérêt à relire ces pages car comme dit l’adage, qui ignore l’Histoire est condamné à la revivre.

Journal de Berlin 1934-1941. William L. Shirer. A propos/Presses de l’Université Laval 667p.     www.pulaval.com


 


 

Des meurtres de fillettes, troublants

Camilla Lackberg a atteint ses lettres de noblesse dans le monde du polar et ne démérite pas avec La sorcière qui la montre au zénith de son talent. Et bien sûr elle nous ramène son enquêteuse fétiche Erica Falck. Au point de départ c’est la disparition d’une fillette de quatre ans que l’on va retrouver morte, nue sous un arbre. Et fait troublant, trente ans auparavant, au même endroit on avait retrouvé le corps de la petite Stella et qui de surcroît habitait la même ferme que la première. Deux adolescentes avaient alors été mises en cause puis libérées. L’une, Marie, deviendra actrice hollywoodienne et l’autre Helen, vivant recluse pas très loin de la ferme où résidèrent les infortunées victimes. Une enquête sera déclenchée avec son lot de rebondissements. Notre Erica Falck va se mettre à l’écriture d’un livre enquête sur l’affaire Stella. On en apprendra plein de choses, autant de squelettes du passé qui vont remonter à la surface.

La sorcière. Camilla Lackberg. Actes Sud 695p.     www.actes-sud.fr


 


 

L’histoire sans fin de nos origines

Comme on nous le mentionne en quatrième de couverture d’Adam & Ève de Stephen Greenblatt professeur de littérature anglaise à l’Université d’Harvard, l’histoire d’Adam et Ève ne tient qu’en cinquante lignes dans la Bible, mais quelles conséquences pour le reste de l’aventure humaine. Et pourtant personne ne s’était attardé à ces deux premières figures historiques. Et bien réparation est faite avec cette biographie de ces deux êtres qui façonnèrent le monde. C’est un travail d’érudition simplifiée qui va de la représentation de ces personnages de la Genèse dans l’art pictural et la naissance du culte marial. Ce merveilleux livre rassemble de multiples vues sur les débuts de l’histoire du monde, décryptant vérités et légendes.

Adam & Ève. Stephen Greenblatt. Flammarion 437p.   


 


 

Comme un stéthoscope écoutant le cœur battant de la nature

C’est ainsi que décrit Peter Wohlleben décrit Écoute l’arbre et la feuille du biologiste David G. Haskell. Ce dernier profession oblige, est à l’écoute de son environnement. Et si vous croyez que les arbres et les feuilles sont des quantités négligeables dans la nature, détrompez-vous. Elles représentent au contraire un formidable réseau. Il a sélectionné quelques exemples qu’il commente avec un luxe de détail qui honore ses facultés d’observateur Et nous vous invitions à lire ce qu’il dit de notre cher érable. Vous ne verrez plus cet arbre emblématique au Québec de la même façon et c’est la même chose pour ce qui est de la compréhension du monde végétal, complexe et fascinant.

Écoute l’arbre et la feuille. David G. Haskell. Flammarion 477p.  


 


 

Portrait des musulmanes en France et en Grande-Bretagne

Elles sont deux, Danièle Joly professeure émérite au Département de sociologie de l’Université de Warwick en Grande-Bretagne et Khursheed Wadia chercheuse principal Fellow également à la même université. Les deux femmes publient uneétude fondamentale intitulée La participation civique et politique des femmes de culture musulmane en Europe. Elle se sont centrées surtout sur les exemples de ce qui se passe en France et au Royaume-Uni et de quoi ont l’air les participations citoyennes de ces personnes de confession islamique. C’est un document de grande valeur, surtout pour les décideurs politiques au Canada et particulièrement au Québec, qui doivent faire face à la question épineuse des migrants.

La participation civique et politique des femmes de culture musulmane en Europe. Danièle Joly et Khursheed Wadia. Presses de l’Université Laval 330p.       www.pulval.com


 


 

Michel Delpech raconté par sa femme

Geneviève Delpech la veuve du chanteur Michel Delpech qui nous adonné concernant son époux regretté un ouvrage touchant « Te retrouver » nous gratifie cette fois d’un autre hommage    qui prend l’allure d’un bel album photo qu’elle met à notre disposition intitulé Quand j’étais chanteur. Une vie et une carrière en images qui ravivera de nombreux souvenirs aux fans de cet excellent interprète. Qui n’a pas eu une émotion en écoutant « Chez Laurette » évoquant sa tendre jeunesse. Beau devoir de mémoire à la hauteur du grand artiste estimé qu’il était.

Michel Delpech, quand j’étais chanteur. Geneviève Delpech. Flammarion 203p.    


 


 

Dans les pas de Colette

Un petit livre sur la grande Colette l’écrivaine aux chats que l’on peut apprécier dans la collection estimée « Le Paris des écrivains » aux éditions Alexandrines. De la rive-gauche au Palais-Royal nous la voyons se déplacer à travers les décennies. Jacques Dupont. Qui d’autres que lui peut nous parler de cette femme de lettres hors norme, bisexuelle, lui qui a participé à l’édition de ses œuvres dans la Pléiade et codirigé avec Guy Ducrey un Dictionnaire Colette. Le livre réussit son paris de nou8s donner le goût de refaire en touriste le même itinéraire.

Le Paris de Colette. Jacques Dupont. Éditions Alexandrines 130p.  


 


 

Sexe et argent

C’est quand même pas bana qu’une économiste s’intéresse au sexe. Pas si étonnant que ça, quand on voit les liens intrinsèques entre la vie sexuelle et la vie financière. Ne serait-ce ce que la vie matrimoniale engendre au niveau de la consommation domestique. Marina Adshade porte un regard intéressant sur notre façon de vivre notre sexualité et ce qu’elle génère au niveau de l’économie. Et l’inverse aussi car l’économie apprend-on influence le sexe et l’amour.

Dollars et sexe. Marina Adshade. A propos/Presses de l’Université de Montréal 289p.      www.pulaval.com


 


 

Comment le Québec est devenu champion des effets spéciaux

On dit du Québec, et plus particulièrement Montréal, est devenue une sorte d’Hollywood des effets spéciaux. Dans le communiqué de presse accompagnant la sortie d’Une histoire des effets spéciaux au Québec d’Éric Falardeau on apprend que pour la seule année de 2014 le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec a compilé la réalisation de 12,455 plans pour 35 productions étrangères pour un total de contrats de 96 millions de dollars. Comment en est-on arrivé là, à cette notoriété d’expertise. C’est cette belle saga que raconte l’auteur qui démarre par la simple conception de maquillages spéciaux jusqu’aux effets numérisés, l’apport de l’ONF et de Radio-Canada puis inévitable l’impulsion de Daniel Langlois avec Softimage. Un travail d’érudition qui fait honneur au catalogue de cette petite maison d’édition, Somme Toute qui se démarque continuellement par ses sujets choisis.

Une petite histoire des effets spéciaux au Québec. Éric Falardeau. Somme Toute 273p.      www.editionssommetoute.com


 


 

Quand le gouvernement canadien a nui aux Cris

Grâce à l’intérêt que porte le premier ministre canadien au sort des Premières Nations, on assiste à un phénomène de conscientisation de la situation des autochtones au pays. Aux Presses de l’Université Laval on publie la traduction en français intitulé Attention! L’homme blanc va venir te chercher avec en sous-titre « L’épreuve coloniale des Cris au Québec » de cet expert, professeur en anthropologie à l’Université McGill Toby Morantz qui a énormément publié sur eux. Au point de départ on apprend que les Cris s’arrangeaient très bien commercialement parlant avec la Compagne de la Baie d’Hudson. C’est quand le Canada s’est ingénié à vouloir administrer leurs territoires que ça été une véritable série d’horreurs colonisatrices.

Attention! L’homme blanc va venir te chercher. Toby Morantz. Presses de l’Université de Montréal 401p.   www,pulaval.com


 


 

Une histoire familiale sur l’analphabétisme

Chez Mécanique générale un album illustré du tandem Caroline Roy-Eement à la scénarisation et Mathilde Cinq-Mars aux illustrations. Son titre ? Le dernier mot qui exploite le thème de l’analphabétisme qui est loin d’être un phénomène marginal quand on sait que le Québec compte au moins deux cent mille analphabètes fonctionnels. Il était une fois un honorable patriarche de 82 ans qui profitant d’une réunion familiale va leur révéler son lourd secret, à savoir qu’il ne sait ni lire ni écrire. Psychodrame dans cette smala qui ne soupçonnait même pas la chose d’autant que l’homme avait travaillé longuement comme lettreur pour l’Iron Ore. Cette histoire rondement menée fait voir tous les enjeux que cette problématique suscite.

Le dernier mot. Caroline Roy-Element et Mathilde Cinq-Mars. Mécanique générale.


 


 

La vie tumultueuse d’un scénariste de cinéma

Alfred Hayes est un fin psychologue sur la nature humaine. C’est pourquoi chacune de ses pontes nous remet en mémoire à quel point les gens sont dissimulateurs. Et C’en est fini de moi qui arrive en librairie s’inscrit dans cette continuité. C’est un scénariste new yorkais qui au point de départ mange ses bas et vit à la dure. Puis à un moment donné les portes d’Hollywood et son cortège de mirages vont s’ouvrir à lui. Il voudra offrir au monde l’image de la prospérité. C’est pourquoi on le verra s’acheter une riche propriété que madame, la seconde épouse en titre se lasse et qui en désire une plus imposante. A un moment donné le vent va tourner et les propositions de collaboration se feront plus rares. Notre homme, question de s’oxygéner, va retourner dans la Grosse Pomme. Et là il retrouvera un ami et sa jeune copine.. Ce couple va chambouler son existence. Et vous verrez pourquoi. Du bonbon.

C’en est fini de moi. Alfred Hayes. Gallimard 202p.    


 


 

Il était une fois une femme sous la Révolution tranquille

Nous connaissons tous la sexologue Jocelyne Robert mais peu savent qu’elle est aussi une écrivaine dotée d’un grand talent. Elle arrive avec la suite de « Mensonges d’enfance » avec Éclats de femme où elle se fait en quelque sorte mémorialiste de la Révolution tranquille et de la Crise d’Octobre à travers son personnage de Gwendoline. Son héroïne est une femme libre, engagée, militante. Qui épouse mille causes qui lui tiennent à cœur. Bine que c’est un personnage fictif on croirait lire un récit puisqu’elle s’exprime à la première personne. Les nostalgiques des sixties diront peut-être que c’était une grande époque, vous jugerez vous-même. Reste que dame Robert rend très bien toute cette fresque sociale.

Éclats de femme. Jocelyne Robert. Les éditions de L’Homme 364p.   


 


 

Comme de mettre Hemingway et Romain Gary dans un malaxeur

En lisant Dernières nouvelles titre qui reflète que nous avons là effectivement les dernières lignes de Jim Harrison. Lui qui affectionnait le genre littéraire était passé maître dans le genre faire court mais coup de poing. La dernière de toutes, L’affaire des Bouddhas qui met à l’avant-plan un ancien inspecteur de police nommé Sunderson qui à la lecture nous donne à penser que si on devait définir l’écrivain, il faudrait comme malaxer Hewingway et Romain Gary et vous avez du Harrison avec sa touche personnelle. A la fin de ce dernier adieu au monde des lettres, son personnage met fin à ses jours. Du grand art qui nous fait encore plus regretter la disparition de l’écrivain.

Dernières nouvelles. Jim Harrison. Flammarion 295p.


 


 

Du temps des grands faits d’armes des Canadiens

Imaginez! Ça fait 25 ans que les Glorieux n’ont pas ramené la Coupe Stanley à Montréal. Les fans commencent à s’inquiéter, surtout en cette saison catastrophique qui n’annonce rien de bon. En attendant, on peut toujours sombrer dans la nostalgie et feuilleter 25 du tandem François Black historien reconnu de notre sport national qui nous a déjà donné « Habitants et Glorieux » et l’illustrateur Stéphane Poirier qui a conçu des dessins touchants.  On nous gorge de statistiques qui ont consacré la légende de cette équipe jusqu’ici mythique dans la ville qui a « inventé » le hockey. A lire en attendant des jours meilleurs.

25. François Black et Stéphane Poirier. Le Dauphin Blanc 168p.    www.dauphinblanc.com


 


 

Initier les touts jeunes à faire la popote

Quelle belle initiative du duo Martine Fortier et Anic Morissette qui a pris sur lui d’enseigner les bases de la cuisine aux enfants. Et d’ailleurs en quatrième de couverture de C’est moi le chef!!, on aperçoit un petit bonhomme assis bien sagement devant un fourneau, regardant la cuisson de sa création. Cette parution procède d’une mission sociale qui est d’offrir plus d’autonomie aux personnes notamment dans la préparation de leurs repas. Et même si le livre de recettes est destiné aux jeunes têtes, les adultes qui sont totalement nuls en la matière sont invités cordialement à y référer sans gêne. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Soulignons en passant la reliure avec spirales qui facilite grandement la consultation lorsqu’on a les deux mains occupées.

C’est moi le chef! Martine Fortier et Anic Morissette. CHU Sainte-Justine 95p.


 


 

Pour un supplément de culture générale

Est-ce que c’est parce qu’il y a un déficit chronique en matière de culture générale dans les programmes scolaires ? Toujours est-il que l’on assiste à une floraison d’ouvrages axée sur des connaissances diverses. Un dernier exemple en est Culturissime de Florence Braunstein et Jean-François Pépin une véritable petite encyclopédie de ce qu’il faut savoir de ce qui a précédé et de ce qui existe de nos jours. C’est un ouvrage que nous recommandons tant pour les adolescents que les adultes. Les auteurs ont ce grand mérite d’avoir pu consigner ce qui semblerait être de grandes bases de savoir pour être capable d’engager des conversations multiples. Ça va de la cathédrale Saint-Paul de Londres aux Templiers, en passant par l’aqueduc du pont du Gard et Sophocle. Impressionnant. Si quelqu’un réussit à tout retenir ce qui se trouve dans ces pages, paraîtra aux yeux des incultes qui sont légions, un véritable érudit. Le ministère de l’éducation du Québec devrait impérativement inscrire ce bouquin dans les salles de classe.

Culturissime. Florence Braunstein et Jean-François Pépin. Gallimard 679p. 


 








 

Le coin santé physique et psychique

Les cabinets des médecins sont hantés par des gens qui se pointent au moindre petit bobo. Ont-ils réellement un mal ou le mal imaginaire ? Pourquoi sont-ils si anxieux ? C’est à quoi s’entreprend de répondre le Dr. Nortin M. Hadler dans Malades d’inquiétude ? Réédité cette fois dans la collection de poche « A propos » des Presses de l’Université Laval il s’est vendu quatre mille copies, ce qui selon les normes de ventes admises au Québec en fait un best-seller. A la consultation, excusez-le jeu de mot facile, on comprend pourquoi cette popularité, c’est l’authenticité du propos, notamment quand il aborde la question du mal de vivre jamais envisagé chez le toubib.

Aux éditions Béliveau Pierre Senez nous arrive avec Le comptable et la voyante. Une histoire d’amour assez singulière entre un comptable qui est un homme prospère dans son domaine, qui un jour fera la rencontre de Linda Guilbeault une femme dotée de dispositions psychiques particulières. Et en plus d’être fascinante, il y aura Cupidon qui traînait comme par hasard dans les parages et qui va décocher une flèche amoureuse. C’est un témoignage qui captive car il n’arrive pas tous les jours de croiser une femme qui est connectée avec le destin.

Toujours chez le même éditeur, ce sont les retrouvailles avec une amie Marcia Pilote qui nous offre 365 rendez-vous avec Marcia. Les plus vieux se souviennent sans doute que les prêtres et religieux lisaient quotidiennement ce qu’on appelait leur bréviaire, un ouvrage que l’on consultait quotidiennement pour lire la pensée spirituelle au calendrier. Notre chère Marica sans le savoir fait un peu la même démarche en nous offrant une réflexion journalière où elle nous met dans la confidence de tout ce qui lui passe par la tête. Et ce que ses fans adorent chez elle c’est sa droiture. Elle vous dit les choses telles qu’elle les pense.

Les deux titres qui suivent sont publiés aux éditions du Dauphin Blanc. D’abord Marie Chantal Martineau avec Pour ceux qui restent. L’auteure est une médium aguerri à des techniques de communication avec l’Au-delà. Elle s’est donnée pour mission de rassurer les personnes qui sont endeuillées ou qui ont une hantise de la mort. Il y a beaucoup de sérénité dans ce contenu qui apaisera les âmes d’ici tourmentées par la vie après la vie.

Chacun à sa méthode pour affronter le quotidien. La journaliste Stéphanie Méthé qui doit avoir compris mieux que toute autre que la vie est courte et que nous vivons sur du temps emprunté, nous sort un livre sur sa notion du bonheur où elle use comme métaphore de tout le vocabulaire en cuisine. Le bonheur qui mijote vu sous cet angle est très distrayant. Ce sont de petits conseils sans prétention qui sont le fruit des réflexions qu’elle a été amené à faire à la suite de son vécu.


 


 

Les confidences d’une infirmière

Fallait y penser. Mis à part les barman et barmaids ainsi que les coiffeurs, il y a aussi les infirmiers et infirmières qui reçoivent des confidences du public. Charline qui a son blogue intitulé « C’est l’infirmière » a choisi de donner la parole à ses patients dans un livre chargé d’humanité va sans sire Bonjour c’est l’infirmière! Ce qu’il y a de bien dans ces pages, c’est que vous avez affaire à une catégorie de gens sans filtre qui expriment ce qu’ils pensent réellement. C’est attendrissant au possible et on est aussi ému du degré d’empathie de l’auteure dont on voit bien qu’elle a la vocation innée en elle.


 


 

Du grand Le Clézio

J.M.G. Le Célzio se fait rare dans les médias, évitant le cirque de la promotion. C’est pourquoi ce prix Nobel de littérature avec son passage sur le plateau de la grande librairie à TV5, faisait l’événement. Dommage que François Busnel l’animateur ait passé son temps à le couper constamment, détestable habitude qui gâche totalement cette émission. Bref, l’écrivain qui est beau de partout, était venu défendre la sortie d’Alma son dernier roman. D’où ce titre ? C’est le nom donné à l’ancien domaine des Fersen sur l’île Maurice le théâtre de sa double histoire, car on croise un ornithologue en quête d’un oiseau rare, un dodo local exterminé depuis belle lurette et aussi un type qui à l’humour implanté dans le cerveau. Mais ce qu’il faut retenir c’est la couleur ambiante, tout en exotisme. Dépaysement garanti.

Alma. J.G.M. Le Clézio. Gallimard 342p. 


 


 

Cannibales à écailles

Voici une histoire absolument folle et fantastique, puisque c’est un dragon qui sur son lit de mort, fait des confidences à sa descendance. Et il est en mode aveu et ce ne sont pas de petites repentances. Il reconnaît des actes indignes d’un tel animal. Les griffes et les crocs de Jo Walton est un monde résolument magique, onirique au possible. Du grand travail d’imagination. Car l’écrivain donne une dimension sentimentale à ces dragons hors norme.

Les griffes et les crocs. Jo Walton. Denoël 414p.  www.denoel.fr


 


 

Dans les coulisses de la mode, la guerre règne

Quand on regarde les défilés sur les passerelles de mode tout en strass et paillettes on croit vivre dans un monde de rêve. Alors autant vous prévenir, si l’univers de la mode vous intéresse en vue d’y faire carrière, armez-vous aussi de gants de boxe, car on se la joue dur dans ce milieu, au péril même de votre vie au plan tant psychique que physique. Pour en avoir le cœur net prenez le temps d’aller vous procurer Fashion, la guette des  showrooms de Jean Demavinssy qui dans le secteur prisé du Triangle d’or à Paris a monté son affaire de promotion de la mode, particulièrement celle venant d’Italie. On lui a fait mille misères dans ce milieu, dont des menaces de mort. Un tout petit livre mais qui déboulonne plein d’idées reçues sur l’univers de la couture.

Fashion, la guerre des showrooms. Jean Demavinssy. L’Archipel 152p.   www.editionsarchipel.com


 


 

Tempo italien

Que se passe t-il maintenant dans la société italienne post-Berlusconi ? Pour avoir une idée de l’ambiance Nicola Lagioia nous sert un roman La Féroce dans lequel il nous sert une mort suspecte, celle de la fille d’une famille d’entrepreneurs très en vue. Suicide ou bien l’a-t-on « aidée » à disparaître ? Il y a donc cette affaire à élucider. C’est le prétexte pour nous offrir la radiographie de l’Italie contemporaine avec tous ces secrets de famille, cette liberté que l’on prend avec la vérité, etc. C’est comme une grande fresque peinte. Mais en Italie, peu importe les époques, on ne fait jamais dans l’à peu près dans le sentiment. On aime ou on tue.

La Féroce. Nicola Lagioia. Flammarion 457p.  


 


 

L’Inde sans les clichés

C’est comme ça que nous présente le communiqué de presse annonçant la sortie de Nouvelle histoire de l’Inde de François Gautier. Il connaît son sujet puisqu’il demeure dans ce pays depuis plus de 40 ans. C’est un ancien correspondant du Figaro dans la région. Oui c’est vrai que les clichés abondent la concernant. Mais au fond, que sait-on réellement de ses mœurs et de son histoire ? Il nous présente un véritable cours d’histoire avec une simplicité désarmante. Car c’est tout un défi dans ce coin du monde si complexe avec toutes ces ethnies, ces castes et ces religions. Il parvient à synthétiser cette grande épopée en ne conservant que l’essentiel. C’est presque un tour de force. Il vous donnera sans doute le goût comme à nous aussi, de prendre le premier avion et de faire l’expérience.

Nouvelle histoire de l’Inde. François Gautier. L’Archipel 290p.    www.editionsarchipel.com


 


 

Une bonne biographie de Lénine
Étrangement, alors que 2017 marque le centième anniversaire de la Révolution russe, le gouvernement de Vladimir Poutine le passe sous silence pour plutôt ce concentrer sur la victoire des forces armées russes sur les nazis. Comme si l’évocation du communisme gênait. Mais ceux qui veulent vraiment se souvenir de ce qu’il en fut ont sous la main de nombreux ouvrages dont cette biographie de Lénine par Luc Mary. Il a sous-titré son livre « le tyran rouge ». Il faut dire que celui qui mettra fin au règne de la famille impériale des Romanov, ne faisait pas dans la dentelle. Un peu comme l’a fait un François Gautier avec sa « Nouvelle histoire de l’Inde » aux mêmes éditions l’Archipel, Mary parvient à dégager le superflu pour nous livrer l’essence de ce qu’il faut connaître de celui qui repose maintenant dans le formol au Kremlin. Il faut dire que nécessité crée le besoin, et le communisme est né des exactions de l’aristocratie qui levait le nez sur ces moujiks (paysans russes) telle l’impératrice Alexandra qui méprisait ces pauvres qui avaient faim. On connaît sa fin et celle de sa famille, Tsar compris.

Lénine. Luc Mary. L’Archipel 410p.    www.editionsarchipel.com


 


 

Une politicienne québécoise nous exhorte à entreprendre

En décembre 2016 les électeurs de la circonscription de Marie-Victorin donnaient la victoire à la péquiste Catherine Fournier qui deviendra ainsi la plus jeune femme de l’histoire à faire son entrée à l’Assemblée Nationale. Et pour les cyniques qui douteraient des profondes convictions qui l’animent, elle oppose un sérieux démenti avec un livre plaidoyer L’audace d’agir où elle nous exhorte à retrouver l’esprit d’entreprise qui caractérise les québécois, qui s’est un peu perdu ces dernières années, mais qui revient en force avec la jeune génération. Ce qui est singulier ici, c’est que contrairement à la France par exemple où il y a une longue tradition d’écrits politiques, les nôtres ne sont pas très portés sur la littérature. C’est pourquoi la sortie de ce livre est une belle surprise. En même temps elle nous parle de ce que représente la vie à la députation avec ses écueils, notamment les journalistes avec qui il faut composer et qui fouille constamment dans les poubelles. Mais c’est une composante avec laquelle un élu doit faire face. Son credo, engagez-vous!

L’audace d’agir. Catherine Fournier. Somme toute 256p.    www.editionssommetoute.com


 


 

Un charcutier retraité devient une icône de l’écologie

La fonte des glaces que nous vous recommandons chaleureusement, est drolatique au possible. Son auteur Joël Baqué est un charcutier à la retraite, d’humeur généralement assez morose. Un jour dans une brocante, il fera la découverte d’un manchot. C’est aussitôt le coup de foudre pour l’environnement polaire. Le gars va s’embarquer vers l’Antarctique et va devenir un sonneur d’alerte concernant les effets désastreux du réchauffement de la planète. Et comme coup d’éclat, il va, grâce au soutien d’un commanditaire, parvenir à ramener un iceberg dans le port de Toulon. Quel coup d’éclat médiatique qui va finir par faire de lui une icône de l’écologie. On s’amuse énormément à cette lecture en même temps que l’on se conscientise sur un danger potentiel qui nous pèse dessus insidieusement.

La fonte des glaces. Joël Baqué. P.O.L 283p.  www.pol-editeur.com


 


 

Un portrait décapant du Che

Directrice de recherches au CNRS et chroniqueuse à Libération Marcela Iacub est une habituée du plateau d’On n’est pas couché animé par Laurent Ruquier. Et il y a quelques jours, elle est venue défendre son dernier ouvrage Le Che à mort un portrait décapant du révolutionnaire cubain. Et ce qu’on apprend égratigne passablement la figure mythique du personnage. Son hygiène personnelle laissait à désirer, il pouvait trucider sans état d’âme. Mais surtout il a imaginé un autre que lui-même. Comme s’il y avait deux Che Guevara. Le guérillero serait chez lui l’équivalent de ce lui qui se crée un avatar sur le web mais qui ne correspond pas du tout à sa personnalité foncière. Castro le savait bien qui le laissait galvauder sa mythologie, les projecteurs étant braqués sur le Che, permettant à Fidel de faire ses petites affaires. Guevara était incapable d’amour, obnubilé qu’il était par son désir de gloire. C’est à une psychanalyse en somme que se livre l’auteure. Comme quoi on connaît vraiment quelqu’un que demain, encore plus le surlendemain.

Le Che à mort. Marcela Iacub. Robert Laffont 156p.    www.laffont.fr


 


 

Hitler et les banques

C’est grâce à la catastrophique économique de l’après Première guerre mondiale et le krach de 1929, et la dévaluation titanesque du mark allemand qu’Adolf Hitler trouvera le terreau fertile à la propagation de ses idées. Et c’est avec la complicité des banques et notamment suisses durant le second conflit mondial qu’il pourra poursuivre ses funestes plans expansionnistes. Et Hitler le tout-puissant craignait une chose…les banques. Qui on le voit à la lecture d’Adolf Hitler ou la vengeance de la planche à billets de Pierre Jovanovic sont encore plus terrifiantes que le dictateur car n’ayant aucun était d’âme. C’est en même temps la traduction du rapport secret commandé par l’OSS américain pour tenter de découvrir la réelle personnalité du Führer. On voit que les américains avaient déjà Hitler dans leur collimateur dès 1919. On apprend tellement de choses sur la psyché de l’auteur de Mein Kampf. Pour les amateurs du Troisième Reich, ce livre c’est du bonbon.

Adolf Hitler ou la vengeance de la planche à billets. Pierre Jovanovic. Le jardin des Livres 316p.       www.lejardindeslivres.fr


 


 

Âge, époque et pratiques culturelles

C’est un travail collectif sous la direction de Marie-Claude Lapointe, Gilles Pronovost et Jacques Lemieux qui est à marquer d’une pierre blanche. En effet, Générations et pratiques culturelles fait le point sur les dernières données touchant aux habitudes de consommation culturelle selon l’âge, les cultures, et autres critères d’appréciation. C’est une étude fouillée dotée d’une importante bibliographie qui indique aussi en quoi la « consommation » a évolué par rapport à hier, versus maintenant. Ce peut-être un outil précieux pour les acteurs de la vie culturelle et artistique qui veulent être en phase avec la population. Enfin on qualifie d’omnivore culturel la classe des jeunes qui n’ont pas de frontières au niveau de leurs intérêts artistiques.

Générations et pratiques culturelles. Collectif. Presses de l’Université du Québec 187p.     www.puq.ca


 


 

L’inspecteur Harry Hole face à un vampire

Harry Hole le limier fétiche de Jo Nesbo nous arrive avec un autre épisode La soif. Assez terrifiant merci. Car c’est un type qui harponne ses victimes sur des sites de rencontres sur le web. Et quand on retrouve ces femmes mutilées avec des morsures, même signature dans tous les cas, on s’aperçoit que nous avons affaire en plus à…un vampire. L’inspecteur Hole est sollicité pour prendre la conduite de l’enquête, mais ça ne le tente pas plus car il est instructeur à l’École de police et aspire à une petite vie peinarde avec sa famille. Sauf que ces crimes font remonter à la surface de sa mémoire un crime non résolu qui peut avoir une corrélation. Finalement comme il veut en découdre une fois pour toutes, il accepte le mandat. Que d’aventures en perspective. Du Nesbo 100% pur jus.

La soif. Jo Nesbo. Gallimard 605p.  


 


 

Bonifier son site web

Patrick Lenormand est à la base un journaliste rompu aux techniques du web. On lui doit d’ailleurs aux éditions Pyramid le « Guide Wordpress ». Il persiste et signe chez le même éditeur avec Comment dynamiser le contenu de son site web. D’autant utile que pour le Québec par exemple, la moitié des travailleurs ont un statut de travailleur autonome et par conséquent doivent savoir se vendre et ça passe obligatoirement à l’ère numérique par un site web dynamique. Dans ce guide vous avez étape par étape la compréhension des règles qui rendent attrayant un site internet. Quoi faire et surtout ne pas faire. Il est beaucoup de référencement et de vérification du trafic grâce notamment à Google Analytics. Dans le genre c’est très bien fait et avec un excellent degré de vulgarisation qui empêche de s’empêtrer dans des concepts réservés aux initiés.

Comment dynamiser le contenu de son site web ? Patrick Lenormand. Pyramid 163p.      www.pyramid-editions.com


 




 

Deux destinations fabuleuses

Les caprices de dame nature corroborent le dicton qui dit « à tout malheur est bon » car le tourisme a été affecté dans bien des régions du globe et des opportunités s’offrent au plan pécuniaire pour qui veut en profiter. Cela dit dans sa collection « fabuleuse » les guides Ulysse nous arrivent avec deux destinations, la Colombie et la Californie. A propos de ce premier pays, évitons donc les clichés qui en ont fait comme l’épicentre de la production de cocaïne. C’est très réducteur quand on pense aux attraits pour ceux qui aiment l’histoire et tout l’aspect de la vie coloniale avec ses bâtiments tout de couleur pastel, ou son tourisme religieux. Et c’est le mérite de ce guide de mettre en valeur les richesses qu’on y trouve et tout ce qui compose sa culture culinaire. Puis il y a une infinie variété climatique de par sa situation géographique et la configuration qui fait penser à un casque militaire espagnol de la Renaissance.

Et que n’a-t-on pas dit de la Californie qui avec l’État de New York, est un des deux seuls qui n’a pas de culture dite yankee. Et c’est encore davantage pour cet état de l’Ouest américain qui semble si indépendant et d’avant-garde dans la conduite de ses mœurs. Ensuite c’est le coin de l’univers des hautes technologies qui façonnent la vie du monde entier. Et que de diversités entre la San Diego et Hollywood, comme entre Mont-Carmel et San Francisco. Nous apprécierons les petits encadrés historiques qui sont comme des devoirs de mémoire ou la nomenclature de petits musées thématiques. Difficile de fair mieux pour quiconque aime voyager différemment.


 


 

Un érudit nous parle des 100 ans de la LNH

Il fallait bien un bouquin marquant pour souligner le 100ème anniversaire en cette année de 2017 de la fondation de la Ligne Nationale de Hockey. Le voici intitulé Les faits saillants du match rédigé avec brio rien de moins qu’un érudit du domaine Simon Grondin qui est membre de la Société internationale de recherche sur le hockey. Il raconte la genèse de cette LNH depuis le début, comment se sont formés les équipes, les transactions avec les plafonds salariaux. Intéressant de voir comment pouvait toucher un joueur dans les années 30. C’est rempli de statistiques qui vont combler les « gérants d’estrades » qui regardent leur sport favori bien calés sur le divan. C’est une belle contribution et significative à cette commémoration.

Les faits saillants du match. Simon Grondin. Presses de l’Université Laval 256p.   www.pulaval.com


 


 

Un prof de cégep dépassé par son époque

Que ce doit être pénible, et le mot est ici un euphémisme, que de devoir transmettre une matière qui n’intéresse même pas les élèves scotchés qu’ils sont à leur téléphones dits intelligents. Pour avoir une tonalité du désarroi actuel des enseignants à l’ère numérique et où le maintien du français sombre dans l’indifférence il faut s’emparer de Professeur de paragraphe de France Boisvert. C’est un peu avec cynisme sa contribution au 50ème anniversaire de la création des cégeps. Son protagoniste est un prof totalement déphasé par rapport à son époque et qui tient coûte que coûte à la transmission un peu doctoral. Puis comme un malheur ne vient jamais seul, son mariage prend l’eau, sa femme linguiste épousant les thèses de l’accommodement du français à la modernité. C’est plus qu’il n’en faut. Quel beau film ça ferait. Avis aux scénaristes en panne de sujet. Puis aussi avis à ceux qui décernent des prix littéraires, ce titre est à considérer et hautement.

Professeur de paragraphe. France Boisvert. Lévesque éditeur 159p.    www.levesqueediteur.com 


 


 

Un Paul Chamberland qui questionne

Ce qui frappe dans le recueil de Paul Chamberland « Le fruit tombe de l’arbre » c’est la somme de questionnements. Ils interrogent plein de choses de page en page comme pour se rassurer d’exister. En quatrième de couverture on peut lire cette sorte de mise en garde « Il n’est nulle part d’abri. Nous voici nus sur la terre nue, sous un ciel vide. Notre garde est assurée. »  Voici une de ses questions « Comment font les voix quand elles prient ? Comment font les genoux avec leur agenouillement dans le vide ? » Le lecteur aura-t-il les réponses pour rassurer le poète ? Là est la question.

Le fruit tombe de l’arbre. Paul Chamberland. Éditions du Noroît 52p.   www.lenoroit.com


 


 

A la découverte d’un des grands guitaristes au Québec

Claude Sirois affiche sur la couverture du livre qui lui est consacré un de ses plus beaux sourires. Celui de l’accomplissement. Car celui qui est un véritable maître de son instrument au pays, à la fois guitariste classique et populaire a un parcours musical d’un rare enrichissement pour la raison que cet artiste ne s’est jamais mis de barrière. Michel Brûlé a écrit sa biographie qui a le mérite de montrer sans voiles les dessous de ce qui est aussi hélas une industrie avec ce que ça suppose de magouilles. Mais tout musicien digne de ce nom enviera une trajectoire comme la sienne placée sous le signe de la diversité. Et rendons hommage à la maison d’édition qui a fait le choix de publier des biographies (Pierre Calvé, Raoul Duguay) qui sont autant des devoirs de mémoire.

Claude Sirois, pour l’amour de la musique. Michel Brûlé. Éditions du Cram 202p.    www.editionscram.com


 


 

Tout l’art de faire sa propre bière

Tout comme il y a quelques années des individus se sont mis à produire leur propre vin àà usage domestique, il y en a qui ont opté pour la bière. Et dieu sait si le monde brassicole a une production diversifiée. Guirec Aubert, si jamais le goût vous en prend de devenir brasseur amateur, est la personne toute désignée pour vous servir de mentor. Qui lance L’art de faire sa bière de A à Z c’est-à-dire du brassage à la dégustation. Avant de concasser vos céréales et finaliser le tout en bouteilles, il nous donne un petit cours d’histoire suivi de la connaissance des produits qui vont servir à l’élaboration de la bière. C’est abondamment illustré et très attrayant. On suit pas à pas toutes les étapes à l’aide des photos. C’est un très bon professeur.

L’art de faire sa bière. Guirec Aubert. Parramon 159p.    www.parramon.com

 


 


 

Faire des décorations de Noël en bois

Nous vous mettons au défi d’ouvrir l’album Déco de Noël en bois découpé et de garder votre contenance. Car elles sont si craquantes ces créations qu’elles poussent à beaucoup d’émotion. Et comme vous êtes sans doute à décorer vos espaces, pour quoi pas des objets qui sortiront de votre main, qu’on ne trouvera nulle part ? Sandrine Guédon a un talent fou, disons même immense, par le fait qu’à partir de peu de choses, on dirait presque des bouts de bois, elle fait surgir des modèles originaux et si sympathiques.

Déco de Noël en bois découpé. Sandrine Guédon. Les éditions de saxe61p.   


 


 

Tout savoir sur Botero

L’œuvre du peintre et sculpteur Colombien Fernando Botero est infiniment reconnaissable avec ses femmes très enrobées, replètes, qui ont fait sa marque de commerce. Mais que sait-on exactement sur et sa démarche ? Si la curiosité vous taraude, il y a cette très belle monographie qui paraît aux éditions Taschen signée Mariana Hanstein. Cette historienne et critique d’art n’a plus de secrets concernant l’artiste qui nous dit que s’il est un peintre figuratif il n’est pas un peintre réaliste.

Botero. Mariana Hanstein. Taschen 95p.    


 


 

Un beau cadeau pour susciter des vocations de peintre

Chez Parramon on présente un ensemble L’Acrylique qui tombe à point nommé alors qu’on cherche souvent à faire un cadeau intelligent. C’est un boîtier qui comprend un livret de 64 pages qui livre l’ABC de ce qu’il faut savoir avant de poser son pinceau sur la toile, 4 modèles, 3 pinceaux et 6 tubes de peinture. C’est accompagné de trucs et astuces pour contourner les premières difficultés. C’est ainsi qu’on devient un Bonnard ou un Monnet en herbe.


 


 

Un album sur l’étoile montante de la peinture Sylvain Tremblay

Il y avait du beau monde l’autre soir à la galerie Livart sur la rue Saint-Denis à Montréal pour le vernissage de la dernière exposition de Sylvain Tremblay et en même temps du lancement d’un album qui lui est consacré avec un vaste aperçu de sa démarche artistique. Si vous ne le connaissez pas voici la reproduction de sa biographie  « Sylvain Tremblay est né en 1966 dans la ville de Québec (QC) au Canada. Diplômé en graphisme, il travaille comme illustrateur durant plusieurs années, puis effectue un tournant majeur vers la peinture en 2002 pour s’y consacrer à temps plein. Ses œuvres sont exposées tant au Canada qu`aux États-Unis, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. Il est représenté par plusieurs galeries sur trois continents, dont la galerie Opera, la galerie d’art Iris, et la Thompson Landry Gallery.

Outre son travail artistique présenté en galerie, Tremblay participe à des projets de peinture en direct et hors les murs. Actuellement, il participe jusqu’au 26 novembre prochain à « Personal Structure », une exposition conçue dans le cadre de la prestigieuse Biennale d’art de Venise. En juin 2017, il présente en première mondiale son documentaire rendant hommage à Léonard de Vinci au Château du Clos Lucé en France, lieu de la dernière demeure de Léonard de Vinci qui se consacre exclusivement à la vie du grand maitre. Lors de ce passage, le Musée du château a acquis l’œuvre magistrale créée en direct, par Sylvain Tremblay, devant le public représentant Léonard de Vinci. À l’automne 2016, Sylvain Tremblay est l’un des trois artistes canadiens à représenter le Canada pour le G20 en Chine. En 2014, il produit une grande fresque dans le désert de Dubaï où du haut d'une montgolfière, il verse du sable de trois couleurs différentes sur un canevas déposé au sol pour y faire apparaitre le portrait du Cheikh Zayed, personnage mythique des Émirats arabes unis. Cet événement connait un immense succès et est repris par tous les médias arabes. De 2012 à 2015, Sylvain Tremblay se penche sur la dualité homme-femme et va à la rencontre de personnes intersexuées en France, au Maroc, à Taiwan et en Afrique du sud pour ensuite y produire plusieurs pièces uniques, une vidéo artistique, en plus d'un livre: NO GENDER. En 2015, il offre une œuvre à la Fondation One Drop et à la Fondation Prince Albert II de Monaco lors d’un gala de charité.

En 2012, il a été l’invité de l'ambassade du Canada à la 4e édition de la Semaine du Canada à Dubaï et à Abu Dhabi. Deux ans plus tôt, le Conseil des arts du Canada et le Cirque du Soleil ont présenté une œuvre de Tremblay dans le pavillon du Canada à l’Exposition universelle de Shanghai. En 2005, il a exposé à la 2e Biennale d’art de Pékin. La même année, il a représenté le Québec à la Semaine du Québec à Silly lors de la participation de la Délégation générale du Québec à Bruxelles. Il a également présenté une œuvre dans le cadre de l’exposition Uncensored organisée par le New Yorker Magazine à New York et à la 6e Art Fair International de Zurich, où il a remporté la première place des quatre continents en 2004.

Bien qu'il était basé depuis 2012 à Dubaï où il a enseigné l’histoire de l’art moderne à l’Université canadienne, Sylvain Tremblay vit et travaille maintenant entre Montréal et New York ».

Ce qu’il y a de fascinant chez ce peintre et documentariste, c’est son absence de prétention. Il n’annonce pas une révolution artistique. Simplement qu’il traduit sur la toile sa sensibilité qui est immense. L’album est magnifique au niveau du soin apporté à la qualité graphique. C’est la meilleure façon de s’introduire dans son univers si vous ne le connaissez pas encore.


 






 

Le coin santé physique et psychique

D’ordinaire lorsque l’on interview des centenaires, c’est généralement pour leur poser l’inévitable question sur le secret de leur longévité. A bailler d’ennui, surtout que les réponses sont aussi souvent étoffées qu’un murmure. Voilà que se démarque le choix qu’on fait la photographe Justine Latour et Marie-Noëlle Blais qui sont allés à la rencontre d’une dizaine de centenaires ceux-là articulés, beaucoup ayant eu des professions, et qui s’expriment longuement. Et rien à voir ici avec un quelconque élixir. Sans filtre, ces gens là disent leurs ressentis. C’est pourquoi Vivre cent ans aux éditions Marchand de feuilles est d’une lecture intéressante, surtout pour ceux qui ont une sainte horreur du vieillissement. Ça va vous aider à relativiser vos anticipations.

Aux Presses du Châtelet la gynécologue française Claire Bialkiewicz a trouvé la parade pour les femmes qui ont un contentieux avec la médecine officielle et les abus de médicaments qui provoquent souvent des effets secondaires non désirés, quand ils ne créent pas tout simplement de nouvelles maladies. L’homéopathie à tous les âges de la femme est le fruit de trois décennies d’expertise. Évidemment que de son point de vue de médecin spécialiste, elle s’attarde aux problèmes que rencontrent les femmes avec leur appareil génital. Mais ce traité à le mérite de vulgariser les problèmes et d’apporter des prescriptions appropriées.

Le fameux cholestérol si décrié et qui fait l’objet de querelles intestines entre le corps médical et les tenants des médecines douces. C’est que pour beaucoup le cholestérol dès qu’il est décrété mauvais (car il y en a un bon) fait l’objet d’ordonnances de statines honnies par plusieurs. Mais qu’en est-il au juste ? Pour savoir où en est la science la biochimiste de réputation Nathalie Breuleux-Jacquesson nous présente Dites non au cholestérol. Elle fait le point sur les dernières avancées scientifiques à ce sujet. C’est aux éditions Alpen.


 


 

Trois femmes tricotées serrées

Qui osera dire après avoir refermé Une fois dans ma vie de Gilles Legardinier que l’amitié entre femmes est impossible, réputées qu’elles sont à se poser en rivales dès qu’il y a un homme dans la pièce. Eh bien notre homme oppose un démenti formel à ce préjugé encore tenace en nous montrant trois femmes de trois niveaux d’âge, qui isolément présentent chacune une certaine fragilité, mais dès qu’elles se retrouvent elles deviennent pleines de force. Sur la couverture une composition amusante où on peut voir une trappe à souris. Mais au lieu du traditionnel morceau de fromage fatal, c’est un petit post-it qu’on y trouve où on peut lire « Je t’aime ». Oui, le romancier très observateur de la nature humaine, se fait fort de nous rappeler que l’amour entre hommes et femmes n’est pas toujours évident.

Une fois dans ma vie. Gilles Legardinier. Flammarion Québec 416p.   www.gilles-legardinier.com


 


 

Des histoires édifiantes d’altérité

L’altérité c’est la disposition à aider l’autre. Justin Kingsley associé à l’agence publicitaire Sid Lee a voulu connaître qui sont ces gens qui ont parfaitement intégré l’idée du don de soi. Le livre du don est une série d’interviews où chacun de raconter ce qui le motive à passer au suivant le fameux motu proprio si cher à l’animatrice Chantal Lacroix. Ce sont des expériences diverses, parfois même à connotation érotique homosexuelle comme on le verra. Et qui sait que ces modèles édifiants vous inspireront-ils à faire de même. Et pour le côté anecdotique, côté impression on offre une pagination massicotée comme ça se faisait autrefois quand on ouvrait les pages à l’aide d’un coupe-papier.

Le livre du don. Justin Kingsley. Flammarion Québec 241p.      


 


 

L’animatrice Sophie Chiasson se raconte

Son autobiographie Ailleurs porte un titre qui veut peut-être signifier qu’elle est aussi autre chose, ailleurs, que celle qui a mené un combat époque contre l’animateur de radio Jeff Fillion, bataille qui a grugé huit ans de sa vie et assez ruineux au final. D’autant qu’elle veut tourner la page sur cette affaire qui bien que régionale, une radio de Québec, a enflammée le Québec tout entier au sujet de la notion de liberté d’expression en ondes. Dans son livre elle ne consacre qu’à peine quelques pages. Elle ne l’a pas eu facile, celui qui devait devenir son époux, avait bien des squelettes dans le placard, une mère aux prises avec une maladie gravement malade et quoi encore. C’est une battante que cette Sophie qui a consacré des mois en 2007 à faire de l’humanitaire en Afrique. Cet exercice livresque lui a sans doute servi de thérapie. Et ceux qui estiment cette femme, auront davantage de raison de le faire.

Ailleurs. Sophie Chiasson. Hugo Doc 231p.    www.hugoetcie.fr


 


 

A ceux que la question de la santé publique préoccupe

Maurice Duplessis le non regretté premier ministre du Québec, entre autres parmi ces boutades célèbres s’était écrié un jour que la meilleure assurance contre la maladie c’était la santé. On peut lire cet aphorisme benêt  sous la signature du dramaturge et historiographe Jean-Claude Germain un des collaborateurs de ce collectif La santé malade de l’austérité qui diagnostic ce qui ne va plus dans notre système de santé public. On fait témoigner des intervenants de divers niveaux dont des syndicalistes de corps professionnels qui sont sur le terrain et qui savent où est le bobo.

La santé malade de l’austérité. Sauver le système public et des vies!  Collectif sous la direction de  Normand Baillargeon.  M éditeur 147p.   


 


 

Un interrogatoire de police plein de rebondissements

L’autre jour à la télé, un documentaire nous montrait en coulisses les techniques d’interrogatoires de la police et notamment les non-dits du body langage. C’était assez fascinant. C’est à ça qu’on pensait en parcourant Notre petit secret de Roz Nay alors qu’une femme est suspectée d’avoir peut-être mis fin aux jours de la femme de son ex petit ami qui pour le moment est portée disparue. L’inspecteur chargé d’élucider l’affaire, va donc soumettre la femme détenue à tout un écheveau de questions, dans le but de relever des contradictions ou la piéger. C’est un huis-clos attractif au possible qui a toutes les qualités que l’on accorde à un bon thriller. Le thème récurrent est la capacité de mentir des individus.

Notre petit secret. Roz Nay. Hugo Thriller 270p. 


 


 

Un héritage un peu contraignant

Si vous voulez vous distraire réellement en lisant, nous avons une suggestion très opportune avec Moi, Hercule de Marie-Christine Arbour. Jugez vous-même, un intellectuel un peu perdu en ce monde et qui ne réussi pas à émerger dans le monde des lettres, va voir tomber sur lui un pactole inattendu. En effet, son défunt paternel va lui léguer, tenez-vous bien, deux millions de dollars! Mais il y a un hic. Pour mettre le grappin sur le magot, fiston qui est quinquagénaire tout de même, va devoir faire face à douze épreuves et les surmonter, comme ceux d’Hercule dans la mythologie, d’où le titre de l’ouvrage. Et laissez-nous vous dire que ce ne sont pas de petits défis. Pour voir de quoi il retourne et s’il repartira gagnant, le mieux à faire c’est d’aller jouir de cette lecture distrayante au possible.

Moi, Hercule. Marie-Christine Arbour. Annika Parance éditeur 274p.   www.apediteur.com


 




 

Les revues de l’année de nos deux plus grands caricaturistes

Les rétrospectives de l’année en cours de nos deux caricaturistes Serge Chapleau et André-Philippe Côté sont attendues un peu comme le Beaujolais nouveau. Et la cuvée est particulièrement de niveau élevé. Voyez seulement la couverture du caricaturiste de La Presse avec son Denis Coderre qui prend la forme d’un des géants de la fameuse parade des célébrations du 375ème anniversaire de Montréal. Il est plus cynique que jamais si ça peut vous rassurer. Et toujours aux éditions La Presse, celle du dessinateur irrévérencieux du Soleil qui outre sa vision de l’année qui s’achève fête ses vingt ans de métier et il complète donc sa rétrospective intitulée De tous les Côté par une sélection de ce qu’il considère être ses vingt meilleurs coups de crayon. Un choix qui n’a pas dû être facile à faire étant donné son immense talent. Vous savez quoi ? On rit énormément et à notre époque tout communicateur de rires est un bienfaiteur de l’humanité.


 


 

L’irrévérencieuse Émilie Dubreuil

Si vous ne la connaissez pas, vous ne pouvez mourir et quitter cette Terre sans avoir au moins lu un paragraphe de cette irrévérencieuse qui est tout sauf formatée. Qui si elle trouve encore le moyen d’aimer le Québec, est loin de le ménager. Cette pamphlétaire qui détonne dans ce monde d’uniformité où la pensée unique règne en maître, elle a des observations d’une rare pertinence. Vous savez quoi ? Elle est atteinte de lucidité chronique et jure quand ça lui plait même si ce n’est pas de bon ton pour une femme. Elle ose coucher noir sur blanc ce que la majorité n’oserait jamais exprimer. Si on vous a donné le goût de la découvrir, voici une occasion en or avec la sortie de sa dernière ponte L’humanité, ça sent fort qui est une anthologie de textes publiés dans Urbania, Voir et MSN. S’interdire de la lire c’est admettre qu’on se complait dans le mensonge.

L’humanité, ça sent fort. Émilie Dubreuil. Somme Toute 190p.     www.editionssommetoute.com


 


 

Comment les humoristes ont senti L’APPEL

L’humour au Québec étant une véritable industrie, il était normal que la littérature emboîte le pas. Et pas nécessairement avec des livres de blagues, Ça Gilles Latulippe savait faire. Non, on essaie de comprendre les mécanismes de l’hmour. En son temps Bergson avait analysé le rire. Maintenant on s’auto-analyse pourquoi et comment on a embrassé la vocation d’humoriste car c’en est une. Pour avoir une idée de ce qui trotte dans la tête d’un de ces bipèdes, il faut se procurer Tomber en humour alors qu’Isabelle Ménard a demandé à douze humoristes (et pas les grosses pointures que l’on voit de toute façon ad nauseam) à TVA. Des étoiles montantes ou confirmés qui chacun, raconte pourquoi ils ont voulu faire rire. Même si ce monde vous laisse froid et que vous préférez écouter le Stabat Mater de Pergolèse en sirotant votre Beaujolais, il y a des fulgurances dans ces pages avec des réflexions de haute volée sur fond d’humanité. Nous sommes dans les confins de la philosophie. Bref, la démarche valait le coup et ça inspirera notamment d’autres de la relève qui souhaite emboîter le pas.

Tomber en humour. Collectif sous la direction d’Isabelle Ménard. Somme Toute 245p.     www.editionssommetoute.com


 


 

Marc Séguin dit-il la vérité ?

C’est une petite collection baptisée simplement « Collection III » chez Québec Amérique On a dit grand bien par exemple d’un précédent titre « Ce qui restera » de Catherine Mavrikakis. Il en va de même avec Marc Séguin qui débarque avec Les repentirs. Le principe de cette série part d’une commande faite à un auteur de produire trois textes inspirés de sa vie. Libre à lui de jouer avec la vérité des choses. Le Marc Séguin c’est bien ce peintre en renom qui porte la double casquette d’homme de lettres. Car est-ce ses dispositions d’artiste en art visuel de bien observer et ensuite de restituer une vision sur une toile. Pour ce qui est de sa vie, il a bien regardé autour de lui et couche ensuite le tout sur papier. Disons que le thème récurrent dans cette plaquette est l’amour. Il répond, dit-il toujours oui, quand l’autre le questionne à savoir s’il l’aime. Ainsi il évite de décevoir. C’est plein de petites remarques qu’on adore. A son âge on a bien droit à des certitudes.

Les repentirs. Marc Séguin. Collection III Québec Amérique 157p.   www.quebec-amerique.com


 


 

Comment attirer une femme à soi ?

Bernard Lévy le directeur du magazine « Vie des Arts » accouche d’un recueil qu’il sous-titre « Dix préludes à l’amour ». Son titre lui a été suggéré par cette interrogation aperçue sur un mur Me chercherais-tu si tu étais sans nouvelles de moi ? L’idée de base est la suivante, comment fait-on pour amorcer un contact avec le sexe opposé ? Il en donne différentes variations qui sont autant de trucs pour quiconque ne sait pas s’y prendre. Il remonte même très loin dans le temps, la Genèse avec le premier homme et la première femme. Vous savez cette histoire de la pomme qui chamboulera toute l’histoire de l’humanité. Il y a beaucoup de drôlerie évidemment dans ces pages qui tranchent avec la ligne éditoriale de la maison DelBusso qui habituellement fait dans le genre un peu plus sérieux. Mais c’est une preuve de belle ouverture qui portera fruit nous en sommes certains.

Me chercherais-tu si tu étais sans nouvelles de moi ? Bernard Lévy. DelBusso éditeur 161p.    www.delbussoediteur.ca


 


 

Deux adolescentes sur les traces d’un milliardaire

Il était une fois un milliardaire, Russell Pickett, qui sans crier gare abandonna sa famille sans laisser de trace. Une adolescente, Aza et sa meilleure copine Amie, sont alléchées par la récompense offerte soit cent mille dollars. Elles vont donc se muer en enquêteuses. Voilà la trame de Tortues à l’infini de Johan Green lui qui nous a donné précédemment un best-seller acclamé par la critique américiane « Nos étoiles contraires ». C’est une histoire basique et qui aurait pu avoir des airs de déjà vu, mais le romancier fait intervenir toutes sortes de considérations métaphysiques et aborde par la bande la santé mentale, car lui-même reconnaît être affecté psychiquement mais s’est soigné. Bref, vous ne vous ennuierez pas une seconde. La littérature dans ce qu’elle a de mieux à offrir.

Tortues à l’infini. John Green. Gallimard 340p.  


 


 

Une BD autobiographique

Mélodie Vachon Boucher est rendu à l’étape de la transparence et n’a plus rien à cacher aux autres. Nous devons désormais la prendre telle qu’elle est dans toute son authenticité. Elle se fait généreuse en se racontant à travers sa propre BD qui est comme une psychanalyse à ciel ouvert. Les coups de crayon sont attendrissants. Son dessin c’est son âme mis à nu. Le meilleur a été découvert ici en interpellera beaucoup avec son aspect métaphysique. Elle connaît un parcours de vie assez peu douillet mais elle poursuit avec courage sa quête de l’Absolu. Dire que nous avons aimé est un euphémisme.

Le meilleur a été découvert. Mélodie Vachon Boucher. Mécanique générale 172p.   


 


 

Un panel francophone sur la bioéthique

Aux Presses de l’Université de Montréal on vous signale la sortie de Parlons bioéthique une série d’entretiens menée par Margarita Boladeras qui est professeure émérite de philosophie morale et bioéthique à l’Université de Barcelone. Elle est allée à la rencontre de cinq  personnes qui sont des pointures du domaine, des universitaires qui sont Anne-Fagot-Largeault, Jean-Yves Goffi, Gilbert Hottois, Jean-Noël Missa et Marie-Hélène Parizeau. La bioéthique est devenue une discipline de pointe alors que la science tend à vouloir se prendre pour Dieu. On n’a qu’à penser à la transsexualité, le droit de mourir dans la dignité etc. Une occasion de connaître le travail mené par ces interviewés qui font un bilan.

Parlons bioéthique. Interviews menées par Margarita Boladeras. Presses de l’Université Laval 178p.       www.pulaval.com


 


 

Brigitte Fossey se fait prof pour nous enseigner Victor Hugo

S’il fallait que tous les enseignants soient de la trempe d’une Brigitte Fossey la face du monde aurait changé. En effet quelle passion chez cette actrice de belle lignée qui a entreprise de nous faire partager sa passion pour Victor Hugo. C’est un goût qui lui vient de sa mère. Car dans sa famille on se passionnait pour la littérature, père et mère déclamant à tout vent et se lançant des tirades. Une atmosphère idyllique pour faire éclore des vocations culturelles. Comme elle le dit dans ses pages de A la recherche de Hugo pas besoin d’aller voir la transposition de ses œuvres au cinéma, elle se fait des images elle-même. Pour ce livre elle a sélectionné des textes de l’auteur des Misérables selon des thèmes chers à l’écrivain, liberté et droits de l’homme, car il a toujours été du côté du peuple qui le lui bien rendu lors de ses funérailles, les plus grandioses rendu à un écrivain, un million de gens dans les rues de Paris suivant son cortège funèbre. Laissez-vous griser par ces textes tout en emportement.

A la recherche de Hugo. Brigitte Fossey. Cerf 281p.     www.editionsducerf.fr


 


 

Biographie du père spirituel moderne du Québec

Lionel Groulx avait déclaré que le Québec, nous sommes dans les années vingt, accéderait à son indépendance, à condition qu’il maîtrise ses leviers économiques. Il a été considéré à sa mort comme le père spirituel moderne du Québec. C’est une figure de géant. Et à sa façon il était un démiurge avec une capacité intellectuelle hors du commun et qui a laissé à ce chapitre une production considérable. Ce n’est pas pour rien qu’une station de métro porte son nom. Si le nom est connu, peut-être par la jeune génération pour cette seule station de métro, il y avait un devoir de mémoire à entreprendre. Et c’est fait avec la biographie de référence que lui consacre Charles-Philippe Courtois. Ce professeur agrégé d’histoire au Collège militaire royal de Saint-Jean aurait pu nous asséner un ouvrage très hermétique. Au contraire, il rend l’exercice palpitant. Car au-delà du personnage choisi, c’est toute une époque qui défile. Songez que pour ces études de doctorat en Europe, il disposera en 1906 un budget annuel de…75$  Vous adorerez cette lecture mais en même temps votre fibre nationaliste s’éveillera à l’heure où l’ idéal indépendantiste est sérieusement menacé à l’ère des selfies populaires de Justin Trudeau et notre goût inavouable pour la culture anglo-saxonne, la langue du cash.

Lionel Groulx. Le penseur le plus influent de l’histoire du Québec. Charles-Philippe Courtois. Les éditions de L’Homme 575p.    


 




 

Le coin de la photo

Deux albums égaieront les amateurs de photographie. Et surtout quand elles sont très belles comme c’est le cas avec Jacques Nadeau 2017 la rétrospective de l’actualité du photographe du quotidien Le Devoir sur des textes de Mélanie Loisel. Du bel ouvrage pourrait-on dire, avec sa lentille qui vient toujours conférer une dimension extraordinaire. C’est aux éditions Fides Dans un autre registre, tout le milieu branché montréalais s’était donné rendez-vous au Café Olimpico une institution phare du quartier du Mile-End pour le lancement de Mile End aux éditions Cardinal, l’hommage que rend Jorge Camarotti au quartier mythique pour son multiculturalisme en photo. Il y avait de quoi trouver mille inspirations. Il a vraiment rendu l’âme du coin. Les textes d’Émilie Villeneuve selon les personnages rencontrés, sont dans les deux langues officielles. Il donnera immanquablement le goût aux gens d’allez le découvrir sinon le redécouvrir. C’était le plus beau tribut à rendre à ce district vibrant au possible.


 




 

Deux excellents contes chez Planète rebelle

Ça été dit et redit, que les contes ont une grande utilité dans l’éducation des petits car ils préviennent des enjeux de l’existence en exposant les forces du bien et du mal à travers les personnages, inculquant au passage des leçons de morale et de vertu. Pour le temps des Fêtes chers parents, voici deux belles suggestions venant de l’éditeur Planète rebelle. D’abord une version du fameux conte du roi Midas, L’or du roi Midas vu par Glen Huser et avec en boni un CD-ROM qui reprend le conte avec à la narration le comédien François Lavallée et un habillage musical somptueux sur des créations de Giannis  Georgantelis. Et il ne faut pas oublier non plus les illustrations de Philippe Béha. Il est bon de se rappeler que tout comme le roi Midas on ne doit pas compter que tout se transforme en or sur notre route.

 

Et puis du tandem Marie-Francine Hébert et Mathilde Cinq-Mars c’est Chuïa où est-tu ? C’est une jolie métaphore sur la diversité cette très petite personne, bien dans sa peau car elle s’accepte comme telle et qu’elle sait se faire reconnaître. Et qui enseignera aux enfants que les êtres humains ne forment pas un bloc monolithique et qu’au contraire le charme de la vie réside dans la variété. Un beau travail d’éducation en somme pour en arriver à ce fameux concept du vivre ensemble.


 


 

La vie glauque d’Yves Saint-Laurent dévoilée

Un Yves Saint-Laurent tellement mal dans sa peau, même en dépit de son statut mondial d’icône, qui demande à son amant de le fouetter crûment chaque matin pour qu’il puisse revivre. Qui doit consommer des montagnes d’alcools et de drogues pour parvenir à geler son mal de vivre. Qui fait sur lui ou qui se rend dans des caves glauques où d’autres hommes l’enculent à la chaîne sans protection. On comprendra pourquoi Saint-Laurent et moi  de Fabrice Thomas n’a pas bénéficié d’une couverture médiatique à la hauteur qu’il mérite. Tout simplement parce que ça vient jeter à terre tout cet univers fabriqué de luxe, calme et volupté. Pour le luxe et la volupté certes, mais le calme…L’auteur a été quelques années l’amant de Saint-Laurent, une commande du compagnon en titre du couturier Pierre Bergé qui de toute façon ne vivait plus avec lui, mais qui tenait à ce que Thomas parvienne à contrôler les excès de l’inventeur du smoking pour les femmes, dont les dérives auraient pu mettre en cause l’empire de cette maison prestigieuse de haute couture. Et Bergé donc, présenté dans sa véritable nature de sadique qui lui aussi était le père fouettard, un homme qui avait en somme subi l’ablation du cœur, quoique étrangement, généreux avec le personnel de YSL. Bref, ceux qui sont des tenants de la vérité en toutes choses, apprécieront de lire l’envers du décor. Et on souffre pour Saint-Laurent qui même quinquagénaire se maudissait d’être homosexuel. Fabrice Thomas a l’honnêteté de reconnaître son rôle ambigu dans tout ça.  La gloire c’est assurément les paillettes de la misère. A mettre au dessus de la pile de vos achats de livres.

Saint-Laurent et moi. Fabrice Thomas écrit en collaboration avec Aline Apostolska. Hugo Doc 328p.     www.hugoetcie.fr


 




 

Deux livres sur Barbara

2017 qui s’achève aura vu la commémoration du vingtième anniversaire de la mort de la chanteuse Barbara. On a publié beaucoup de choses surelle durant cette année. Deux autres titres viennent à leur façon rendre hommage à la Dame brune. Julie Bonnie signe Barbara roman  chez Grasset, qui est une sorte d’exercice de style qui se limite aux années de démarrage de la chanteuse. Comment en somme on devient Barbara. Elle vampirise son sujet pour tenter d’habiter ses états d’âme. Et que dire de la photo de l’artiste qui orne la couverture. Vitement on croit voir Maria Callas. Quand on que l’auteure et interprète de « Dis, quand reviendras-tu ? » se trouvait laide. Et le rapprochement avec la légendaire soprano lyrique n’est pas fortuit puisque Roman Polanski l’avait pressenti pour l’incarner dans le projet de la pièce transposée au grand écran « La leçon de chant », information qu’on apprend dans cette autre bouquin, cette fois une biographie de référence Barbara, biographie intime chez City d’Alain Wodrascka qui a le mérite d’avoir côtoyé la chanteuse durant une décennie et qui a eu accès à des documents personnels. Au contraire du sous-titre, on ne traite pas que de l’angle de la vie privée mais tout le déroulement de sa vie et de sa carrière. Une véritable biographie en bonne et due forme, où on voit la recherche intense qui a présidé à l’écriture. Puis cette mort nimbé de mystère ce 24 novembre 1997, le rapport officiel de l’acte décès décrétant « un choc toxi-infectieux d’évolution fulgurante » (sic). Comme les sapeurs pompiers servant de répondant étaient venu souvent pour l’arracher à sa déprime et son désir d’en finir, la rumeur s’est amplifiée au sujet d’un possible suicide. Elle est disparue emportant son mystère. On retiendra ses chansons, qui sous des dehors musicalement souvent légers, véhiculaient souvent de lourds messages.


 


 

 Un tabou, la mafia amérindienne

Alors que la commission d’enquête nationale sur le sort des femmes autochtones s’enlise, et qu’on s’interroge encore sur le pourquoi de ce qui est arrivée à ces jeunes filles, on devrait plutôt se diriger vers la lecture de la grande enquête menée par Alex Caine qui nous donne un grand cours d’histoire sur les horreurs subies par les amérindiens et qui dévoile également l’existence d’une mafia autochtone qui pousse bien des jeunes vers la criminalité, souvent leur seule issue. Et Caine n’est pas n’importe qui. D’origine Mi’kmak il a été agent d’infiltration pour le compte de grands corps policiers dont le FBI et la GRC. Il lève le voile sur la partie la plus sombre et révoltante de l’histoire du Canada et comment des enfants ont servi de cobayes à toutes sortes d’expériences. Il est même question de trafic d’organes. Vous pensiez en savoir sur les misères des premières nations. C’est que vous n’avez encore rien vu. L’ouvrage a été écrit en collaboration avec François Perreault un journaliste de métier qui a été notamment le porte-parole du juge John H. Gomery de la célèbre enquête du même nom.

Le peuple brisé. Alex Caine et François Perreault. Hugo Doc 342p.    www.hugoetcie.fr


 








 

Le coin Miam Miam

Aux éditions de L’Homme ils sont chanceux, car dans leur répertoire d’auteurs, ils comptent les deux sommeliers les plus renommés dans la province de Québec, nous avons nommé Philippe Lapeyrie et Nadia Fournier. Le premier en est à sa septième édition de son échantillonnage de propositions. Arborant le plus grand des sourires et on le comprend. Est-ce un si dur boulot que de déguster au moins 125 bouteilles par année et nous faire partager ses découvertes. Bacchus fait toujours des heureux. Et on lira tout de même qu’il n’a pas encore les moyens de boire des bulles toutes les semaines. Ce qui n’empêche pas d’y aller de ses recommandations pour les soirées festives. Le Lapeyrie a ce grand mérite de se consulter très rapidement avec une seule bouteille par page et sa fiche signalétique.

Nadia de son côté est à la barre on le sait du Guide du vin Phaneuf. Il demeure le grand ouvrage de référence ne serait-ce que par le millier de nectars mis en évidence. Et vous avez un échelonnage qui va de petits prix aux grands crus. Chaque bouteille fait l’objet d’un descriptif qui va à l’essentiel de ce que l’amateur de bons vins doit savoir. On imagine la somme de travail qu’elle doit abattre naturellement pour accoucher d’u tel guide ? Et puis elle a ses coups de cœur qu’elle désigne comme ses grappes d’or.

Demeurons dans les alcools, avec cette fois aux éditions La Presse et de Patrice Plante, « Cocktails, les 50 indispensables ». L’auteur s’est valu le surnom de Monsieur cocktail. Chef mixologue associé à l’Atelier, le premier bar à cocktails de Québec il s’est mis un peu dans notre peau, qui voulons sans doute expérimenter de nouvelles choses ou de reprendre les classiques du genre, mais sans trop s’embarrasser de détails. Au final, si vous suivez les consignes à la lettre, vous allez pouvoir impressionner vos amis. Son whiskey à l’orange, nous on ne dit pas non.

Passons à la cuisine maintenant pour retrouver une personnalité que nous aimons bien, Clodine Desrochers dont on a tant dit bu bien d;un de ses derniers ouvrages « Au nom de l’amour » où  elle rendait hommage aux femmes de sa famille entre autres, ces pionnières qui ont forgé le Québec. Elle nous arrive avec Ma cuisine sans stress aux éditions La Semaine. C’est un peu dans la continuité de son autre opus « Ma cuisine express » qui se veut une manière d’apprêter des plats assez rapidement, en toute simplicité et qui fait du bien au budget. Simplicité ne veut pas dire négligence. Ses recettes nous font penser à du Mozart, facilité déconcertante à l’écoute, mais ne ratez pas une note, ça paraîtra aux oreilles du mélomane le moins averti. Même chose pour les recettes de notre splendide animatrice qui aborde les recettes de manière minimaliste, mais il faut suivre le mode d’emploi. Et que de belles propositions à mettre dans votre assiette, comme ce flétan aux graines de fenouil et de moutarde. Oh, là, là!


 


 

Fabrice de Pierrebourg enquête sur la radicalisation des jeunes

Le journaliste Fabrice de Pierrebourg enquêteur en renom que l’on peut entendre le matin à l’émission de Paul Arcand sur les ondes de 98,5 FM s’est intéressé au phénomène de la radicalisation des jeunes au profit de Daech et autres organisation consorts. Car comment ces jeunes souvent de bonne extraction en viennent-ils à subir l’ablation du cœur et se commettre dans des actions terroristes ? Il a choisi quelques cas qu’ils commentent. On voit bien que le problème en bout de piste vient de la société qui ignore sa jeunesse. Car si celle-ci serait bien encadrée on n’assisterait pas aux travers décrits dans ces pages qui sont à la fine pointe de la psychologie. Bye-Bye maman!, laisse finalement un message sous-jacent, occupons-nus des jeunes sinon on crée des bombes à retardement.

Bye-Bye maman! Fabrice de Pierrebourg. Les éditions La Presse 189p.    www.editionslapresse.ca


 


 

Russie côté ambiance

Le régime Poutine a un peu passé sous le tapis le centième anniversaire de la révolution bolchevique pour détourner l’attention sur la victoire de la Russie sur la dictature nazie. Car l’avènement du communisme en 1917 avec son cortège de défaites économiques et ses millions de morts ne mérite pas vraiment qu’on débouche le champagne. Il reste encore des paumés, nostalgiques de la Russie soviétique alors qu’il y avait du travail garanti pour tous, l’emploi à vie, et les soins médicaux gratuits. Et après la perestroïka, un institut a commandé une étude pour sonder les tréfonds de l’homo sovieticus. Il en ressortit que les russes jouent le jeu du pouvoir, mais par derrière essaient de surtout de survivre avec cynisme et de profiter du système si possible. Bref, pour connaître ce qui se passe maintenant dans cet immense pays, lisez plutôt Amnésie russe 1917-2017 de Veronika Dorman qui est rédactrice en chef ajointe du service à l’étranger de Libération. Elle connaît bien la Russie pour y avoir été correspondante à Moscou. Elle s’attarde longuement sur le monastère des Solovki, qui a été de sinistre mémoire le premier goulag officiel. Et qui est redevenu à sa vocation spirituelle tout en étant une sorte d’attraction historique. Bref, vous aurez une bonne idée de l’humeur du moment.

Amnésie russe 1917-2017. Veronik Dorman. Cerf 185p.    www.editionsducerf.fr


 


 

Ô Canada pays pas si glorieux

Contrairement à notre hymne national qui évoque en paroles de brillants exploits, s’il y a eu de belles pages depuis l’instauration de la Confédération canadienne, il y en a eu par contre de moins glorieuses, que le comité des fêtes du 150ème anniversaire de la fondation du Canada n’a pas trop mis en évidence. Une équipe d’historiens, sous la direction de Michel Sarra-Bournet et Gilles Laporte ont fait fort de lever le voile sur des aspects assez honteux et qui déshonorent le pays. Ça va des taxations abusives sur les chinois invités pour le travail pénible de construction du chemin de fer canadien et exploités sans vergogne. Les frasques de P.E. Trudeau et sa détestation du nationalisme québécois sont toutes colligées et vous en découvrirez des vertes et des moins roses. Bravo à cette initiative qui a pour but de remettre un peu de modestie chez nos édiles canadienne.

L’autre 150ème Collectif sous la direction de Michel Sarra-Bournet et Gilles Laporte. Québec Amérique 338p.      www.quebec-amerique.com


 


 

Le Népal pour faire l’apprentissage de la lenteur

C’est un roman au point de départ, mais il est à caractère initiatique, car il prend pour toile de fond les montagnes environnantes du Népal où la protagoniste se rend pour enfin pouvoir vivre les joies de la lenteur qui prédisposent au bonheur. Maud Ankaoua qui nous présente Kilomètre zéro est en terrain de connaissance puisqu’elle s’est rendue elle-même là bas pour la même quête que son « héroïne ». Elle cite Aldoux Huxley qui a dit un jour que ce qui est important ce n’est pas ce qui nous arrive, mais ce qu’on fait avec ce qui nous arrive. Elle pimente son bouquin de petits suspenses. C’est écrit superbement avec un rare talent de portraitiste, car on « voit » ce qu’elle décrit des paysages avoisinants.

Kilomètre zéro. Maud Ankaoua. Édito 287p.   


 


 

Un commissaire qui en plein les bras

Si Laurent Loison fait un tabac dans le choix qu’il a fait de se faire une réputation dans la niche des polars c’est qu’il a parfaitement intégré les ingrédients à l’américaine qui font les bijoux du genre avec comme marque de commerce le fait que l’enquêteur principal est toujours lui-même rappelé à son passé ou que la situation est à ce point périlleuse qu’elle le menace. Ainsi donc, nous allons de ce pas au 36 Quai des Orfèvres, adresse mythique s’il en est de la police française, alors que le commissaire Florent Bargamont se voit confier une mission délicate. En effet, un ministre vient d’être trucidé, ailleurs d’autres tueries mais avec une particularité, les balles sont enduites de cyanure. Bonjour les dégâts. Et quoi encore. On connaît le dicton, un malheur ne vient jamais seul. Bref, il faut stopper cette escalade et protéger surtout le président de la République. Puis notre limier est sur la braise avec des histoires personnelles. Donc, vous avez là réussi plus qu’il n’en faut une lecture enivrante. Cyanure tel est le titre choisi. En quatrième de couverture, la question est posée « Et vous, en sortirez-vous indemne ? ». Réponse oui et en plus, heureux.

Cyanure. Laurent Loison. Hugo Thriller 438p.     www.hugothriller.com


 


 

Un cours magistral sur ce qui attend un candidat en politique

On peut lire la vie politique dans les médias, mais rien ne ressemble à ce qu’un politicien en carrière ou un aspirant peut vous dire sur ce qui se passe sur le terrain. Lecteur, si vous avez le désir de vous lancer en politique, nous vous invitions avant tout à vous procurer Le candidat de Noah Richler. Il a été candidat pour le NPD à l’élection de 2015 dans la circonscription de Toronto-St.Paul’s. Il avait pour tout budget de campagne 350$ et des bénévoles touts feu tout flamme. Il nous décrit par le menu dans ces pages, tout ce à quoi peut s’attendre de vivre un candidat au cours d’une campagne électorale, avec l’inévitable porte-à-porte. Il a été défait et n’en a gardé aucune amertume. Mais quelle expérience qu’il partage avec nous. Après lecture vous saurez définitivement si vous avez envie d’embarquer dans cette galère, car c’en est une et le mot est faible.

Le candidat. Noah Richler. Québec Amérique 390p.  
www.quebec-amerique.com


 


 

Siris c’est un peu la poule

Oyé, oyé voici l’intégrale de Vogue la valise du bédéiste Siris, à connotation autobiographique avec votre personnage une fillette qui a fini par hériter d’un surnom qu’on appréciera comme on voudra, La poule. Au départ on est dans une famille un peu disjonctée par la faute du paternel qui a plus qu’un penchant pour la dive bouteille. Avec l’irresponsabilité qui s’ensuit et les effets corollaires. On prend soin de nous dire qu’à travers le personnage de la poule il y a un peu de l’auteur. On adore les couleurs vives qui habillent ces dessins et la candeur du coup de crayon. Enfantin comme l’ambiance régnante dans ces pages. Beaucoup d’humanité aussi qui nous va droit au cœur.

Vogue la valise. L’intégrale. Siris. La Pastèque 349p.   www.lapasteque.com


 






 

De belles invitations de voyages

Chez l’éditeur Ulysse on n’a de cesse de nous suggérer des destinations toutes en dépaysements. Dans sa collection « Explorer », quelques petites heures d’avion et allez voir Honolulu, waikiki  et O’ahu les plus connues des îles formant l’état d’Hawaï. En format de poche comme on sait, vous avez juste ce qu’il faut connaître, tels 17 palmarès thématiques, 7 itinéraires éclairs, une foule d’adresses pour se loger et se restaurer. Vous allez tomber en amour, sans doute comme l’écrivain Mark Twain qui disait à leur sujet que c’était « la plus belle flotte d’îles jamais ancrée à la surface des océans ». Rodolphe Lasnes a déjà balisé tout ce qu’il faut voir de ces lieux où la végétation luxuriante abonde. Et on ne parle pas de ses plages. Et toujours en format de poche mais cette fois dans la collection « Escale à » la réédition ainsi qu’une mise à jour des donnés sur New York. Erreur de croire, même si vous êtes allés souvent dans la Grosse Pomme, de croire que vous la connaissez parfaitement. Car elle est de ces grandes villes qui se renouvellent constamment avec un tas de petits secrets. Pierre Ledoux devient votre guide et a un sacré carnet d’adresses. Avec des musées étonnants dont l’un l’Intrepid, Sea, Air & Space Museum qui vous permet de visiter un porte-avions.

Pour ce qui demeure la destination soleil favorite des québécois la Floride dont le guide Ulysse reste la référence pour ce qui est de tous les conseils pratiques qui y consignés. On oublie trop facilement qu’il y a tout un répertoire de B&B fantastiques, souvent à quelques mètres de la mer. C’est Claude Morneau un véritable expert de cet état presque perpétuellement ensoleillé qui vous livre généreusement ses coups de cœur. Et ils sont nombreux. Dans un tout autre registre un auteur que nous connaissons bien, Hubert Mansion réputé pour son best-seller « Tout le monde vous dira non » sur la gestion dans le show-business, une matière qu’il enseigne à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois. On réédite ce livre paru pour la première fois en 2003 mais qui est toujours d’actualité Guide de survie des européens à Montréal. C’est bourré de réflexions réalistes sur ce que nous sommes et tout particulièrement en matière de vie sexuelle, avec une dominante pour le matriarcat. Et que d’anecdotes drôles. Par exemple on peut lire qu’un jour, un africain avait proposé en 2001 d’inscrire à l’Unesco, les québécoises comme huitième merveille du monde, ce qui fut refusé. On se bidonne énormément è sa lecture et la démarche a le mérite de remettre les pendules à l’heure aux français notamment qui seraient tentés de faire du Québec un nouvel Eldorado.

Ici un titre inhabituel au catalogue de la maison d’édition car il a été conçu pour les gourmets qui établissent leurs voyages en fonction de l’excitation de leurs papilles gustatives. Ça donne Voyages gourmands avec en sous-titre « 50 itinéraires de rêve autour du monde ». Si on connaît bien les plaisirs gustatifs que peuvent procurer des villes phares comme Bordeaux ou Lyon, qu’en est-il d’Israël avec une tradition culinaire de 5000 ans ? Ou bien du Vietnam ou de la Bolivie. Et pourtant que de richesses. Et Ulysse a mis le paquet côté illustrations. Car l’aspect visuel est le premier plaisir qui vient en tête avant celui de la dégustation proprement dite.  


 


 

Comme si Macron se racontait à la première personne

Nous sommes assurés que vous chers lecteurs, et étonnamment une bonne partie des français, ne savent pas qui est exactement le président de la République française, à peine savent-ils son nom. Pour savoir de quoi il retourne dans la tête de ce météorite de la politique qui a tout chamboulé sur son passage, surtout d’avoir éradiqué la sempiternelle dualité droite et gauche, il sera intéressant de lire Moi, Emmanuel Macron je me dis que…de Philippe Bilger. Ce dernier a eu une idée originale, à savoir se mettre dans la peau du chef de l’État et de se raconter, ses origines de vie et ses ambitions. Ça donne une sorte d’autobiographie que ne renierait pas l’intéressé car il est au plus près de la vérité des faits. Et comme l’auteur est un ancien avocat à la Cour d’assises, il est bien placé pour sonder les âmes.

Moi, Emmanuel Macron, je me dis que…Philippe Bilger. Cerf 222p.    www.editionsducerf.fr


 


 

Road trip en terres FN

C’est un petit livre de rien du tout côté pagination, mais son contenu est plus lourd que son contenant. En effet, l’ancien chef de cabinet adjoint de François Hollande, le jeune Christophe Pierrel a entrepris un voyage à travers l’Hexagone, particulièrement où on a voté assez fortement pour le Front National. Ça donne Ils votent Marine et ils vous emmerdent. Car même si ce parti d’extr^me-droite n’a pas fait un carton, même aux dernières législatives, il est quand même bien enraciné côté communales, et peut toujours ressortir en force. Méfiez-vous des eaux qui dorment, rappelez-vous du dicton. Ça fait penser à ses deux jeunes femmes reporters qu’on a vu l’autre soir sur TV5 qui elles se sont promenées dans les états américains où pullulent les pros-Trump. Eh bien c’est un peu le cas ici où notre auteur a été parfois très mal reçu quand il a décliné ses dernières fonctions à l’Élysée. Car côté poltronnerie, les frontistes sont champions, même d’une rare agressivité. C’est une excellente radiographie d’une frange non négligeable de l’électorat. La frustration est grande au pays de Vercingétorix.

Ils votent Marine et ils vous emmerdent. Voyage dans la France FN. Christophe Pierrel. La tengo 95p.    


 


 

Comment analyser le fouillis politique actuel ?

Le désordre idéologique de Gaël Brustier ce docteur en science politique, nous remet en mémoire l’utilité des intellectuels qui ne se laissent pas avaler par le tourbillon des actualités des chaînes d’information continue, et parce qu’ils n’ont pas leur nez collé sur l’arbre, et voit la forêt, sont en mesure de dégager des éléments de compréhension. Ainsi, si vous vous essayez de trouver un sens à la montée des extrêmes-droite en Europe, pourquoi le Brexit en Angleterre, pourquoi Trump et Macron qui travaille réellement au service de qui, vous avez dans cet essai des pistes très intéressantes. Car si on a osé ignorer l’Histoire, celle-ci se ramène à nous et pas toujours comme on le souhaiterait. Voici un livre éclairant. On ne pourra plus dire au sortir de ces pages qu’on n’a pas été prévenu.

Le désordre idéologique. Gaël Brustier. Cerf 350p.    www.editionsducerf.fr


 


 

Faire découvrir les charmes des quartiers de Montréal aux touts petits

Sans le savoir Raphaëlle Barbanègre nous offre à sa façon une belle contribution aux fêtes du 375ème anniversaire de Montréal, en faisant découvrir cette dernière dans un bel album illustré Les saisons de Montréal. Les secteurs les plus importants s’y trouvent et pour quelles raisons ils se distinguent les uns des autres. L’illustratrice, montréalaise et née à Toulouse, a su très bien reproduire dans ces pages l’âme des secteurs qu’elle décrit avec amour. C’est une belle déclaration d’amour de sa part envers sa ville d’adoption d’une part, et aussi un outil formidable pour intéresser les jeunes têtes à partir à la découverte des composantes qui font de Montréal une ville à nulle autre pareille, ne serait-ce que la cohabitation cosmopolite harmonieuse.

Les saisons de Montréal. Raphaëlle Barbanègre. La Pastèque.


 




 

Le coin santé physique et psychique (1)

Les cinq titres qui suivent sont de chez Béliveau éditeur. Le psychopédagogue Alex Sarraf qui enseigne au Cégep de Saint-Laurent a senti le besoin d’informer sur les bases de la psychologie et des premiers rapports sexuels et sociaux entre adolescents. Car si au plan technologique, l’homme s’est rendu très loin, il est d’une rare ignorance pour ce qui est des fondements de la psychologie humaine. Donc La psychologie pour apprécier l’humain est de fait d’une grande utilité publique. Il compare la santé mentale de l’individu à un thermostat. Il est souvent mal réglé comme on peut le constater. Bref, des évidences si souvent oubliées.

Chantal Brault de son côté a certainement été influencé par ce film culte érotique puisque elle signe Devenez maître de votre plaisir grâce à 50 scénarios de Grey. Qui va sans doute venir en aide pour ce qui est de la durabilité des couples menacés par la routine. Et contrairement à ce que le livre peut laisser suggérer, on n’est pas dans la description de techniques érotiques, mais surtout quelle est la signification des actes qui doivent être posés. Comme dans la question des rapports sado masochistes, quelle est la limite et comment on négocie ses fantasmes dans le respect de l’autre. Par ailleurs, si vous êtes avides de connaître des techniques, la même auteure publie aussi Vivre le plaisir des sens où elle fait intervenir la mécanique du plaisir.

Maintenant si nous rangeons 101 conseils pour propulser votre équipe de ventes au sommet du trio Stéphan Lavigne, Lucie Turcotte et Richard Juneau c’est que la vente bien réussie, apporte une notion d’accomplissement chez l’individu en même temps qu’elle implique d’infinies subtilités psychologiques. Ce guide est destiné aux gestionnaires d’équipes de vente. Pour qu’ils possèdent le bon bagage d’éléments sur la connaissance de la psyché humaine pour savoir ensuite comment réussir les embauches, stimuler les troupes et aussi comment faire face à la réalité humaine avec les soubresauts du quotidien et appréhender les conflits. Également à quel moment on doit procéder à des congédiements si nécessaires.

Le TDAH est considéré comme le trouble comportemental du millénaire. Encore qu’on a été vite en affaire pour décréter pas mal de gens atteint du syndrome, sans doute sous la poussée « aimable » des compagnies pharmaceutiques qui se frottent les mains d’aise. Mais c’est une autre histoire. En tout cas, des personnalités en vue du monde artistique, des affaires et sportifs ont ét diagnostiqués comme tels et acceptent le verdict. Kim Rusk et Dominic Gagnon ont consigné des témoignages pour comprendre comment ça s’interprète le TDAH au quotidien. C’est Kim qui ouvre le bal en se définissant mieux que quiconque. Ces lectures nous permettent de mieux circonscrire la problématique et comment vivre avec. J’aime les TDAH ouvrira les yeux de plusieurs qui méconnaissent de quoi il s’agit.


 




 

Le coin santé physique et psychique (2)

Trois autres opus chez Béliveau éditeur, que voici. Sylvie Ouellet juriste de formation, est répute pour ses dons médiumniques. Et elle s’en sert à bon escient pour démystifier ce tabou encore trop présent chez les gens, celui de la mort. Mourir l’âme en paix qu’elle publie est dans la continuité de son engagement afin que l’on saisisse mieux les enjeux du passage terrestre et donner du sens aux fins dernières. Pour sa rédaction, elle s’est entourée d’une cohorte de spécialistes éclairés, dont des médecins.

Véronique Berthiaume s’est engagée sur un sentier peu explorée en psychologie, le rapport des femmes à l’argent. Dans L’argent au féminin. Formée en ressources humaines et bénévole à l’ACEF qui prodigue des conseils sur la gestion des finances, elle a voulu créer un guide pour donner des pistes sur la façon d’intégrer les bases d’une saine approche de la question financière. Comment ne pas trop consommer quand les revenus ne suffisent pas à rencontrer les désirs. Savoir se discipliner, etc.

Quand on sait que les premières années de la vie sont si significatives dans le développement des personnes, on aura à cœur comme parents d’établir de bonnes relations avec sa progéniture. C’est à cela que s’emploie Linda Cusson avec 6 règles d’or pour parents branchés. Elle-même mère de deux jeunes adultes, elle est coach familiale. Toute sa carrière professionnelle a été orientée vers le service conseil aux papas et mamans qui se sentent débordés par la tâche. Car la vie parentale en est une de vocation qui s’empare de dix-huit ans de votre vie au minimum. Cet ouvrage s’adresse tant aux parents au premier chef qu’aux intervenants.


 








 

Le coin santé physique et psychique (3)

Chez le Dauphin Blanc, Anne Bérubé y va avec Sois ressens pense agis. C’est un coach de vie qui a eu sa révélation sur la suite à donner à la conduite de son existence après qu’elle eu été victime d’un grave accident de la route. En grave difficulté respiratoire, coincée dans son véhicule, elle a eu à ce moment-là une vision. Puis ce fut des périodes de souffrance physique qui l’ont amené à réfléchir considérablement au sens de la vie. Bref, elle transmet les préceptes qui donnent le titre à son bouquin.

Chez Édito cette fois, deux titres. Le premier Transmettre est un collectif de neuf auteurs dont des noms très connu comme Frédéric Lenoir le spécialiste de la pédagogie des enfants et Matthieu Ricard le moine bouddhiste. Dans la vie, la somme des expériences acquis, nous mène à des certitudes. Mais qu’est-ce qu’on peut ou que nous devons communiquer. Essentiellement ce que nous savons bien entendu. Les appelé(e)s à cet exercice de réflexion ont chacun une vision de ce que doit être la transmission. Ce n’est pas évident quand quelqu’un vous dit « moi je sais ».

L’être humain n’est jamais satisfait. Il lui manque toujours un petit quelque chose qui supposément lui apporterait enfin le bonheur qui se fait attendre. Malene Rydhal a réfléchi sur cette carence de l’homo sapiens à voir toujours le jardin plus beau qu’ailleurs. Est-ce que d’être plus beau apporte un bonheur durable ? Elle nous offre donc les fruits de sa réflexion dans Le bonheur sans illusions où elle passe en revue la liste des vaines espérances : beauté, argent, pouvoir, célébrité et sexe.

Et trois titres maintenant chez Novalis. A commencer par un petit essai d’autobiographie spirituelle comme le définit Dominique Boisvert au sujet de son livre En quoi je crois. Cet avocat de formation est né dans une famille catholique très pratiquante au point que lui-même a été tenté d’entrer dans les ordres. Mais il s’est dit que l’engagement social pouvait être tout aussi efficace et il consacre depuis sa vie à tenter de changer le monde. Du moins apporte t-il sa petite pierre à cette construction. C’est un adepte de la simplicité volontaire pour laquelle il a écrit sur le sujet. Il nous livre donc dans cette plaquette l’essence de ses convictions.

L’écrivain français François de Malherbe, dans sa « consolation à M. du Perrier » a dit que la mort a des douleurs à nulle autre pareille ». On a beau écouter des personnes compatissantes, et lire toutes les littératures existantes sur le deuil, la disparition d’un être cher, peut-être source de gémissements. Mais il y a parfois de ces petites livres qui par la simplicité de l’approche nous permet de passer mentalement de l’hiver à l’été. Viviane Archambault disciple du précurseur du traitement du deuil, Jean Monbourquette use d’ailleurs de métaphores saisonnières pour nous aider à comprendre la dynamique de la mort et de la vie. Le deuil au fil des saisons ne se perd pas dans de grandes théories. Au contraire, de petites phrases en touche qui interpelle le lecteur affligé par la mort d’un proche. Elle nous laisse en terminant sur un beau message d’espoir.

Claude Mailloux est intervenant en soins spirituels à l’Hôpital général de Montréal. Sa mission pastorale l’amène par conséquent à côtoyer des patients aux prises avec de grandes souffrances. Comment alors doit-on aborder ces personnes, sur quel ton ? Présence nue titre de sn livre de conclusions dit exactement sur l’approche, une présence nue sans « habits » de certitudes idéologiques. On apprendra beaucoup de ses observations sur le comportement du malade et des proches. Cet ouvrage sera d’une aide précieuse notamment pour les aidants naturels qui doivent composer avec ces mêmes réalités.

Et pour terminer, deux grands albums qui sont un peu voisins de par les thèmes exploités. Le premier de Michael Jerome « Articulations » est une série d’exercices à réaliser, même dans le confort de son chez soi pour renforcez les articulations et les protéger des blessures. Phénomène que l’on voit régulièrement chez les grands sportifs. On fait le tour des épaules, coudes, poignets, hanches, genoux et chevilles. De très nombreuses illustrations accompagnent les vignettes qui donnent du sens aux mouvements à accomplir.

Nous aimons bien le credo du deuxième bouquin Méthode de musculation au masculin de S. Bartram qui dit « Utilisez le corps que vous avez pour obtenir le corps que vous voulez ». Son programme il l’échelonne sur 90 jours avec 75 exercices détaillés aussi par le biais de photos comme pour le précédent titre. S’ajoute 36 séances d’entraînement inédites. Et ce que ce guide a de significatif, c’est qu’il ne requiert aucun poids ni haltères! Quelle économie quand on sait le coût des équipements en question. Et en plus de pouvoir obtenir les mêmes résultats de manière alternative.



ARTICLES ANTÉRIEURES


2017 |
janvier | FÉVRIER | MARS | AVRIL | mai | juin | juillet | aOUT & sEPTEMBRE | octobre

2016 :
janvier |
février | mars | avril | mai | juin | juillet | août | septembre | octobre | novembre | décembre