- LIVRES JANVIER 2017 -
 
 


 


Deux vies et une union de femmes

Baptême réussi dans le monde des lettres pour Catherine Bellemarre qui signe son premier roman. Un acte toujours émouvant et prometteur pour elle, car sa lecture est ravissante au plan de l’étude psychologique touchant à l’orientation sexuelle. C’est une tentative de réponse à l’éternelle question, être homosexuel(le) est-ce inné ou acquis. La réponse n’est pas totalement donné dans Une irrésistible envie de fuir où nous faisons la connaissance de deux jeunes femmes, Émilie et Anna. Deux vies qui ont poussées chacune un peu de travers. La première fait encore le sacrifice de son corps auprès d’un homme mais c’est pour mieux aboutir dans les bras de la seconde. Nous assistons à deux parcours de vie et une union marginale qui est peut-être une façon de se mettre à l’abri du monde. A retenir cette Bellemarre.

Une irrésistible envie de fuir. Catherine Bellemarre. Éditions David 237p.   www.editionsdavid.com


 


 


Comment faire de la recherche dans les règles de l’art

Aux éditions des Presses de l’Université Laval c’est la troisième réédition d’un best-seller, ce qui est rare dans le domaine des ouvrages hermétiques. C’est pourtant le cas de ce Guide d’élaboration d’un projet de recherche paru pour la première fois en 1988 et dont il s’est écoulé vingt mille exemplaires. Gordon Mace et François Pétry on revu leur copie à l’aune des avancées dans le domaine. C’est une lecture assez exigeante mais qui a le mérite d’être la référence en la matière et qui avec sa rigueur, permet au chercheur de présenter son mémoire ou sa recherche en conformité des attentes.

Guide d’élaboration d’un projet de recherche. Gordon Mace et François Pétry.
Presses de l’Université Laval 153p.     www.pulaval.com


 


 


Un crime étrange

Médecin à la ville et auteur prolifique, Jean Lemieux trouve le temps de coucher sur papier des histoires enveloppantes qui gardent captif le lecteur. Et sa dernière ponte Les clefs du silence dont le titre l’emprunte à un passage du Tombeau des rois d’Anne Hébert, n’échappe pas à la règle. Qui s’ouvre par la découverte dans son cabinet montréalais, du corps d’un médecin, qui a été non seulement poignardé mais…scalpé! Au détective André Surprenant d’en découdre avec de minces indices pour démarrer son enquête. Et qui plus est, le dernier patient connu à l’agenda du docte défunt est disparu. Vous avez donc suffisamment de matière pour deux romans. L’auteur vous ramasse le tout avec une maestria. Et en même temps, le roman puise à travers une récente actualité au SPVM, les crises à l’interne et la question du renseignement.

Les clefs du silence. Jean Lemieux. Québec Amérique 364p.   
www.quebec-amerique.com


 






 


Trois historiettes craquantes aux 400 coups

Trois contes charmants paraissent aux éditions des 400 coups et nous vous mettons au défi de l’émotion. Si vous n’en ressentez aucune vous pouvez dès lors vous considérer comme un dur qui a subi l’ablation du cœur. D’abord Pow Pow t’es mort! Du tandem Marie-Francine et Jean-Luc Trudel. Ce sont deux garçons au tempérament diamétralement opposé. Un aime jouer à la guerre chez lui dans le confort douillet du foyer tandis que l’autre ne se sent épanoui qu’entre les murs de l’école.

Pourquoi un jour il faut se résoudre à abandonner son nounours adoré de Zidrou et Sébastien Chebret. Un sujet qui a fait sourire un des membres de notre rédaction. Car il avait accumulé une dizaine de petits oursons en peluche, reliquats d’une jeunesse lointaine, et dont à sa grande surprise, il a dû se départir à regret. C’est une histoire toute en délicatesse alors qu’on doit faire accepter à un garçonnet de ne plus garder avec lui son ours en peluche. Et pour appuyer la recommandation, il fait miroiter des perspectives embarrassantes pour l’enfant.

Petite histoire pour effrayer les ogres est de Pierrette Dubé et Guillaume Perreault. C’est un couple d’ogres qui a pour habitude de s’empiffrer d’enfants. Ah les vilains! Mais la vie est bien faite. Vous allez voir que ces monstres vont payer chèrement le prix de cette anthropophagie.


 


 


Une enquête en milieu nazi

Aussi étrange que cela puisse paraître, l’armée allemande avait un code de déontologie, notamment pour certains crimes crapuleux. C’est ce que rappelle le roman de Luke McCallin « L’homme de Berlin » qui nous transporte à Sarajevo, au cœur de la Seconde guerre mondiale. Un journaliste bosniaque est trouvé mort de même qu’à ses côtés un agent du renseignement allemand. L’affaire est remise à la Kripo, la section  criminelle à Berlin. Qui délègue son meilleur limier. Et celui-ci de s’interroger sur ce qu’on autorise comme exaction dans un pareil contexte de guerre et de surcroît empreint de l’idéologie nazie.

L’homme de Berlin. Luke McCallin. Folio 607p.  www.folio-lesite.fr


 


 


Mère un jour, mère toujours

La maison suspendue d’Hélène Poirier est un recueil de poésie qui explore le thème de la maternité. Nous voyons une mère dont le fils la quitte pour s’envoler de ses propres ailes. Que devient-elle maintenant, elle qui a tout investie dans sa progéniture. Un sentiment d’abandon ? Pour voir de quoi ça retourne, lisez ces passages qui confinent à l’excellence. Extrait « Dans la maison suspendue des jours des nuits et des nuages tu n’as pas réclamé mon visage en papier je suis une goutte d’eau aspirée par mes yeux je n’ai d’autre cœur peut-on vivre sous les paupières ».

La maison suspendue. Hélène Poirier. Éditions David 82p.    www.editionsdavid.com


 


 


Un bouquiniste avec un côté obscur

Lawrence Block nous avait privé trop longtemps de son personnage fétiche de Bernie Rhodenbarr. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec son œuvre, sachez que ce dernier exerce la profession de libraires de livres anciens et d’occasions dans une petite échoppe à New York. Et dans sa sphère, à l’ère de l’internet, difficile de gagner pleinement son croûton. C’est pourquoi de temps en temps, un petit cambriolage vient arrondir les fins de mois. Malheureusement pour lui, une dame perdra la vie au cours d’une invasion de domicile et là la chance tourne et dans le mauvais sens. Au point qu’ironie de la chose, un détective qui connaît le « héros », va lui demander son aide pour élucider l’affaire. De la série noire comme jamais et qui couronne le talent de l’écrivain.

Le voleur qui comptait les cuillères. Lawrence Block. Série noire Gallimard 345p.    


 


 


Méchant feu et jumelles accablées

Il était une fois un grand feu dans un village qui fit un ravage sans nom. Voilà en toile de fond, le drame qui sous-tend toute l’histoire de La voix du silence de Jano Bergeron. L’ex chanteuse qui a fait une belle conversion du côté de l’écriture nous fait voir dans toute sa douleur ce qu’il en coûte au plan humain lors de grands sinistres du genre qui s’abattent sur de petites localités où tout le monde connaît tout le monde et où les ragots vont bon train. Et dans ce drame il faut des coupables. On va pointer du doigt des jumelles qui en plus vont s’entredéchirer. Décidément un malheur comme dit l’adage ne vient jamais seul. Des pages enlevantes de la part d’une écrivaine qui peaufine son style pour notre plus grand bonheur avec un bon sens des dialogues.

La voix du silence. Jano Bergeron. Éditions La Semaine 300p.   


 


 


Le richissime patrimoine des musées de Paris

Ce n’est pas pour rien que la France est le pays qui trône au sommet des destinations préférées des touristes avec plus de 65 millions de visiteurs chaque année. Et Paris en est le phare. On connaît bien sûr le circuit des grands musées, tels le Louvre. Mais un album vient nous rappeler l’immense diversité qui se trouve du côté des petits musées de la capitale. Suivez Jacques Barozzi qui nous guide dans le dédale de ces établissements qui ont tant à montrer. Il se trouve même un musée des égouts…Ensuite vous avez d’anciens hôtels particuliers qui se sont transformés en musées à thématique spécifique. On découvrira le musée de la poupée, ce lui de la magie. Un autre consacré totalement à la médecine. Trésors des musées parisiens n’a jamais si bien porté son titre.

Trésors des musées parisiens. Jacques Barozzi. Massin 191p.    www.massin.fr


 


 


Le choix de son compagnon équestre

Si on vous parle de mérens ou d’irish cob, vous songerez peut-être à de quelconques mix de boissons exotiques. Eh bien vous êtes dans le champs, car c’est en fait les noms de races de chevaux comme ceux de la trentaine réunie dans les pages de Choisir son cheval un bel album qui ravira les amateurs de sport équestre. Car quoi de plus fier qu’une belle monture ? Natalie Pilley-Mirande qui les connaît bien, nous piste à travers ces purs-sangs qui ne demandent qu’à être connus et dont on découvre que selon la discipline qui leur est exigé, certaine race sont mieux disposée au commandement. Et on ne vous parle pas des photos magnifiques toutes à la gloire de ces belles bêtes.

Choisir son cheval. Natalie Pilley-Mirande. Vigot 127p.    www.vigot.fr


 


 


Dénonciation du business de la charité

Blaise Ndala est congolais d’origine et nous fait la faveur de vivre à Ottawa. Le qualificatif faveur est à dessein car si Sans caporte ni kalachnikov est désigné comme un roman, son auteur est un sonneur d’alerte. Il déboulonne la statue de l’aide internationale dans laquelle il ne voit qu’une force de nombrilisme de la part des nations participantes. Son histoire se transporte dans l’Afrique des Grands Lacs. Il y a une cinéaste, Véronique Quesnel, précédée d’une certaine notoriété, mais qui est-elle au juste ? Ce qu’il y a de bien à travers le regard de l’écrivain c’est qu’il permet de prendre conscience que les locaux voient aussi bien des choses en terme de lucidité et pas des meilleures.

Sans capote ni kalachnikov. Blaise Ndala. Mémoire d’encrier 272p.     www.memoiredencrier.com


 


 


A la recherche d’une sœur marionnettiste

Ouvrir un livre de Sergio Kokis c’est toujours comme se faire un cadeau. Sous l’emballage on découvre des trésors. Et dans son dernier opus L’âme des marionnettes il y en a tout plein. L’histoire d’un homme Ferdinand Morand et sa femme Madeleine. Ils ont pour ami un prof de philo à l’Université McGill, Leandro Cajal qui doit se rendre au Brésil. Sachant cela, Ferdinand le mandate de retrouver sa sœur cadette, Liette qui se trouverait à Rio. La jeune femme s’était tendue là bas pour prendre des leçons auprès d’un maître marionnettiste, mais on est sans nouvelles. Le copain accepte la commande et il va retracer la sœur. Qu’il découvrira comme une femme heureuse dans sa condition et toute vouée à son art de la marionnette. Et on apprendra qu’elle n’aime pas du tout sa belle-sœur qui la prenait de haut dira t’elle. Et que les feux de la gloire ne l’attire pas, elle est épanouie. Leandro sera assis conquis par ce qu’il verra chez cette femme assumée. Et comme Kokis est écrivain, l’amour de son pays d’origine transpire à travers les pages où il nous inculque quelques traits de culture brésilienne.

L’âme des marionnettes. Sergio Kokis. Lévesque éditeur 282p.    www.levesqueediteur.com


 


 


Ces éblouissantes puces de Saint-Ouen

Aux portes de Paris, le marché aux puces de Saint-Ouen fait le bonheur permanent de ceux qui aiment chiner. Et que de trésors. C’est le plus grand marché d’antiquités au monde avec plus de deux mille enseignes! Si vous en avez entendu parler, comptez sur Pierre Faveton et Pierre Nicou qui se sont transformés en guides de ce lieu unique qui fourmille de brocanteurs et d’antiquaires. Les puces de Saint-Ouen en activité depuis le début du siècle dernier, s’ouvre sur un texte racontant sa petite histoire, puis ce sont des galeries de photos avec les boutiques essentielles qu’il faut connaître. Le problème avec ce marché c’est qu’on voudrait tout emporter, tant il y a de beautés disponibles mises en vente.

Les puces de Saint-Ouen. Pierre Faveton et Pierre Nicou. Massin 191p.   www.massin.fr


 






 


Trois coffrets d’utilités : thé, cosmétiques et fleurs de Bach

Aux éditions Marie-claire c’est la sortie de trois coffrets thématiques dans trois horizons différents. Martine Azoulai nous emmène dans l’univers des Fleurs de Bach. Il comprend un livre explicatif de 128 pages sur des décoctions qui viennent à bout de plus d’une centaine de maux, un spray anti-stress, un spray urgences et un autre baptisé énergie. Pour vous d’abord mais aussi à offrir aux être que l’on chérit. Dans la collection « Les irrésistibles, Juliette Labaltry traite du Thé gourmand. Cet ensemble est constitué d’un livre avec des recettes de pâtisseries, une boîte de thé Dilmah et deux ramequins miniatures en céramique. Et de concert avec Aroma zone le coffret Cosmétiques maison, je me lance! C’est ludique, car vous avez là les matériaux de base qui vous amène à produire votre propre crème de soin visage fait d’une base de pêche et carotte. Vous avez un verre doseur, un fouet à baratter et un pot de verre. Au final un produit 100% fait main.


 








 


Le coin santé physique et psychique (1)

D’une actualité récurrente, la légalisation du cannabis est encore un sujet chaud et un des fers de lance du programme électoral du premier ministre canadien Justin Trudeau. Un des ardents militants pour la suppression de la prohibition la concernant est Marc Boris St-Maurice fondateur du Bloc Pot, du Parti marijuana et du Centre compassion. Son engagement nous est raconté chez Québec Amérique par Jean-Marc Beausoleil dans Monsieur Boris et le cannabis. Et s’il est pour sa légalisation, parmi les arguments jouant en sa faveur et on l’oublie souvent, c’est le gouffre financier annuel que représentent les interventions policières en vain pour contrer le trafic. Et une statistique éclairante, seulement pour 2015, il y avait une activité policière liée au domaine à toutes les onze minutes dans tout le Canada.

Les deux prochains titres sont chez Robert Laffont. Louisa Thmonsen Brits nous livre les recettes qui feraient en sorte que les danois auraient de meilleures dispositions au bonheur. C’est la méthode Huygge. Car ils pourraient bien être affectés par le blues de l’hiver, cette saison étant très longue là bas. La formule est très simple. Le mot lui-même veut dire « bien-être » et se traduit à valoriser l’être plutôt que l’avoir. On est bien loin des valeurs américaines. La méthode danoise promeut les petites choses de la vie quotidienne que d’autres qualifieraient d’insignifiantes.

L’autre titre a été notre coup de cœur à la rédaction parmi tous ces titres en croissance personnelle. Car il est aux antipodes de l’approche classique de la dépression. Au lieu de faire dans l’empathie, on prend celle-ci à bras le corps et on s’en moque. Dépressif ? O.K., à fond la caisse. Le titre est iconoclaste J’ai choisi la dépression et en sous-titre tout un programme « La méthode infaillible pour ne plus se relever de son canapé ». Et qui est l’auteure de ce merveilleux petit traité pour s’en sortir ? Dana Eagle. On crève de rire à chaque page. Avis aux gens moroses et mélancoliques de cette planète, courez vous procurer ce bouquin qui va vous relever le moral. Car la dame a compris que le meilleur antidépresseur qui soit demeure le rire.

Ce nom ne vous dit sans doute rien, mais il n’est jamais trop tard pour apprendre à connaître un des plus grands sages de l’Inde contemporaine, nous avons nommé Ramana Maharshi dont sort une première traduction en langue française de sa biographie chez Accarias écrite par B.V. Narasimha. C’est une biographie autorisée, car le sujet l’avait d’abord lu et approuvé. Le penseur a connu longtemps une vie d’ascèse avant de répandre son enseignement, dont on trouvera des leçons inédites dans ses pages, qui entre parenthèses, ont été recueillies selon la tradition de la voie orale.

Trois titres aux éditions Érès. Un essai pour commencer Les nouveaux objets transitionnels sous la direction conjointe de Daniel Marcelli et Anne Lanchon. C’est une grande observation sur ces objets, les doudous de l’enfance et les bidules de l’ère numérique, censés combler notre affect. Et on se rend compte en bout de piste que l’homo sapiens est toujours malgré tout ramené à lui-même et malheureux. Un joujou ne remplacera jamais des bras qui enlacent et une présence.

Louis Sciara qui porte la double casquette de psychiatre et de psychanalyste nous arrive avec une problématique alarmante, la symbolique du père dans l’accompagnement auprès de sa progéniture. Cela plaira tout particulièrement aux lecteurs québécois à l’heure où le matriarcat au Québec écrase tout sur son passage, qui réduit le père à un rôle de figurant. Des mères vont même jusqu’à dire « mon enfant »  oubliant au passage le rôle procréateur du mâle. Des futurologues évoquent même la perspective mondiale où les femmes pourraient se fournir dans une banque d’éprouvettes de sperme, se passant de la présence de l’homme. Donc cet essai débarque à point nommé.

Il semble que l’humanité se soi8t dénaturée à ce point qu’elle en ait perdu ses repères dans ses rapports avec le nourrisson, dont un déficit réel d’empathie pour le petit être. Le pédopsychiatre Michel Dugnat a réuni une équipe de chercheurs pour se pencher sur cette question. Il est beaucoup question dans ces pages de la notion de l’instinct maternel et l’importance de la gestuelle. A peine sortie des presses, cette recherche en collectif fait déjà autorité, car elle déboulonne bien des théories surfaites.


 




 


Le coin santé physique et psychique (2)

Les trois prochains titres sont publiés aux éditions du Dauphin Blanc. François Lemay qui est coach de la pleine conscience y va de Tout est toujours parfait! Écouter plus les appels de la nature et se méfier un peu des pièges de la connaissance voilà en gros le credo de celui qui a fait de son titre choisi pour son livre, la clé de sa philosophie. Et il va à rebours des idées reçues, comme de ne rien fait qu’il élève au rang d’art.

Joe Vitale qui est mondialement connu pour son best-seller « Zéro limite » essaie de concilier richesse et spiritualité qui sont par essence des antagonistes. Dans une vision typiquement américaine qui valorise l’avoir au sommet de tout, il parvient dans son livre Le millionnaire éveillé à insérer des éléments spirituels, comme quoi à ses yeux ce n’est pas incompatibles. Une véritable curiosité pour l’esprit.

Ailleurs c’est Jonathan Gravel enseignant au primaire, très imprégné de la puissance divine qui nous exhorte dans Lorsque le rêve fait place à la réalité à délaisser un peu le rêve pour se connecter à la réalité qui est de coller à Dieu, seule justification de notre passage ici-bas. Il s’adresse à ceux qui sont en perpétuel questionnement et qui n’ont pas encore trouvé de sens à leur vie.

Aux éditions Québec-Livres, voici une thèse tout à fait opposée à l’ouvrage décrit précédemment, puisque Johanne Hamel qui a la double casquette de psychologue et de psychothérapeute, voit dans le rêve une belle façon de guérir de bien des maux, en somme une thérapie en soi. Elle sait de quoi ça retourne puisqu’elle enseigne l’art-thérapie à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Elle décrit des techniques d’appropriation des rêves à travers le prisme de la lucidité.

Chez Marabout le Dr. Bernadette de Gasquet assisté de Sandro Zatta fait la promotion d’un programme d’exercices qui porte son patronyme, La musculation Gasquet. On la connaît pour un précédent ouvrage « Abdominaux, arrêtez le massacre! ». Appuyée par les dernières avancées de la science dans le domaine de la morphologie, l’auteure met de l’avant pas moins de 150 exercices qui ont la double qualité d’à la fois renforcer la musculature profonde tout en protégeant le dos. Et tout comme pour les chanteurs, elle mise beaucoup sur le contrôle respiratoire ce dont on ne parle pour ainsi dire jamais dans les autres guides du genre.

Trois titres chez Ada, la fameuse Doreen Virtue qui est tellement prolifique qui nous lance un brillant Scintillez pour que nous mettions fin à notre penchant pour le négativisme. Elle nous fait prendre la mesure du stress que nous nous occasionnons inutilement. Puis vous avez Mark Stavish qui rêve lucide, voulant nous souhaiter en même temps d’atteindre des niveaux supérieurs de la pensée. Que toute notre existence est affaire de transition et que nous sommes porteurs d’un savoir que nous ignorons. Entre les portes est une exploration fouillée de l’ésotérisme occidental.

En conclusion on nous a toujours enseigné que le coloriage était une activité de loisir qui invite à la détente. Un peu sur le principe des mandalas sur lesquelles on applique des couleurs Joane Michaud nous offre ses Fantaisies ou l’art de la thérapie anti stress. Vous avez là quantités de dessins très détaillés. A vous de faire jouer la couleur!


 


 


Une insulaire de l’Atlantique et épistolière

C’est toujours un infini plaisir de lire un beau portrait de femme, aussi douloureux soit-il. Car l’Écorchée de Sara Tilley passe par tous les états d’âme. C’est une jeune fille de St-John capitale de Terre-Neuve, que l’on voit vivre à travers la correspondance qu’elle entretient. Sa nature sensible trouvera à s’épanouir au sein de la vie culturelle locale. Il y a des passages de haute volée qui sont autant de petits bijoux littéraires. L’écrivaine qui n’a pourtant que deux romans à son actif, est déjà considérée comme une étoile montante de la littérature à Terre-Neuve. Nous pouvons de notre côté souscrire à cette hypothèse qu’elle pourrait même être un phare des lettres canadiennes. Et saluons les éditions Marchand de feuilles de briser ainsi nos deux solitudes et de nous faire partager ce trésor dans une brillante traduction d’Annie Pronovost.


 




 


Deux essais sur l’éducation

Aux Presses de l’Université Laval deux essais touchant à l’éducation. En premier, dans un collectif sous la direction de MM. Denis Simard, Jean-François Cardin et Louis LeVasseur c’est Éducation et humanisme. Une questio0n est posée dans ce monde dominée de plus en plus par la mondialisation des échanges, l’ère numérique et l’emprise de la science, à savoir si l’humanisme a encore sa place. Poser la question c’est y répondre. Il y a en effet de graves carences. Cette réflexion qui porte le sous-titre de variations, est en fait les actes d’un symposium qui s’est tenu à Montréal les 30 avril et 1er mai 2015  à l’occasion du 2ème colloque international du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante.

Également Mathieu Gagnon et Sébastien Yergeau se penchent sur La pratique du dialogue philosophique au secondaire. Il est toujours intéressant d’inculquer un dialogue de ce genre au sein de la jeunesse. On connaît les effets merveilleux de tentatives faites dans ce sens auprès des touts jeunes enfants. Ils vous sortent des commentaires souvent époustouflants de réalisme. Ne dit-on pas selon l’adage que la vérité sort de la bouche des enfants. Au secondaire, s’ajoute un petit bagage de vie. Ce livre contient un projet de programme et des repères pour qui veut entreprendre cette démarche éducative essentielle.


 


 


Aux nations qui aiment faire la police internationale

En fait elles ne sont pas si nombreuses, quoique ce n’est pas la tentation qui manque, notamment du côté de la Russie. Mais pour l’heure ce sont surtout les États-Unis qui ont endossé l’habit d’établir la loi et l’ordre mondial. Cette vision interventionniste a des racines profondes. Et un essai vient nous rappeler de la domination américaine de 1915 à Haïti. Le devoir d’insoumission c’est son titre, sous la direction de Roberson Édouard et Fritz Calixte examine différents angles de ce fait historique et les leçons à en tirer alors que la souveraineté des nations est menacé par la mondialisation et des visées hégémonistes de grandes puissances comme la Chine.

Le devoir d’insoumission. Collectif. Presses de l’Université Laval 320p.   www.pulaval.com


 


 


Une déclaration d’amour au fleuve Saint-Laurent

Dans les premières lignes qui ouvrent le premier chapitre de Saint-Laurent mon amour elle décrit le majestueux cours d’eau tel « le long squelette de mon être et de mon peuple. »  Cette métaphore donne le ton à des pages magistrales qui magnifient ce fleuve effectivement impressionnant mais dont les urbains n’apprécient peut-être pas à sa juste valeur. Et c’est Gaspé qui remporte la palme dans l’ordre de ses affections pour laquelle elle consacre des passages éloquents qui donnent le goût de s’y rendre à la première heure. Chaque chapitre est une variation originale du mot amour pour le Saint-Laurent qui a vu la naissance de la nation québécoise. A lire sans faute, avez-vous compris ?

Saint-Laurent mon amour. Monique Durand. Mémoire d’encrier 159p.    www.memoiredencrier.com


 


 


Une autobiographie édifiante par Marc Chagall

Les éditions Fides viennent de marquer un grand coup avec une traduction soignée venant du yiddish au français de l’autobiographie du peintre Marc Chagall et coréalisée par Chantal Ringuet et Pierre Anctil. Alors que la première effectuait des recherches sur deux écrivaines yiddish à New York, elle tombe comme par miracle sur ce tapuscrit du peintre dans cette langue. Et de là lui est venue, elle, versée dans cette culture, de faire refléter exactement la teneur du propos de l’artiste. Il existait bien une traduction « Ma vie » réalisée par Bella la femme de Chagall, publiée chez Stock en 1931. Mais notre compatriote québécoise a repéré des inexactitudes dans la traduction de mots en yiddish qui n’avaient plus la même nuance ou le même sens dans ce français d’alors. Elle a donc fait appel à Pierre Anctil pour la seconder. Le résultat est si éblouissant et met, excusez le jeu de mots facile, les vraies couleurs sur le texte. Au point que le résultat a reçu l’aval de la petite-fille de Chagall. Et c’est Michel Maillé directeur chez Fides qui s’est montré immédiatement favorable à l’initiative et qui a poussé à sa concrétisation. Ce livre va sans doute même marquer un tournant de la maison d’édition vers une amplitude à l’international.

Mon univers. Autobiographie. Marc Chagall. Traduit du yiddish par Chantal Ringuet et Pierre Anctil. Fides 142p.      www.groupefides.com


 


 


Un élégant aux Philippines

Nous l’attendions ce tome 3 de la saga de Paul Savoie « L’autre bout du monde » qui est enfin arrivé Se frayer un chemin, voilà son titre, qui est la déclaration d’amour d’un élégant à l’endroit des Philippines, une pays et une culture qu’il adore et où il a pris épouse. C’est un journal de voyageur comme on y a été habitué et où le narrateur s’adresse à nous comme à des confidents privilégiés. S’il a voulu par cet acte nous convaincre de vouloir connaître ce pays, mission accomplie. A quand le prochain avion ?

Se frayer un chemin. Tome 3 L’autre bout du monde. Paul Savoie. Les éditions L’Interligne 122p.       www.interligne.ca


 


 


Le Frioul à l’ère numérique

Notre époque est témoin de bouleversements sociaux considérables à l’ère numérique. Gian Mario Villalta rend compte de ce qui se passe dans la région nord-est italienne que constitue le Frioul. Pour rendre compte des métamorphoses qui s’abattent dans le secteur, il nous présente trois amis à l’abri du besoin qui sont devenus nantis grâce à un cimetière pour animaux en lien avec un site web et qui ne sera pas sans connotation spirituelle. Inferno.com est le basculement des valeurs d’antan en remplacement d’une certaine forme de néant. Une certaine superficialité a succédé à des valeurs jadis établies, des codes sociaux qui ont éclatés. C’est un livre doux-amer avec un petit parfum de passéisme. Mais excellent en tout point.

Inferno.com. Gian Mario Villalta. Gallimard 310p.    


 


 


Une vie dans une boîte à chaussures

Piotr Pazinski est un novice en littérature qui plonge avec un premier roman qui a déjà retenu l’attention dans son pays, emportant un prix prestigieux là bas, le Nike. Pension de famille est justement une pension située non loin de Varsovie. Historiquement, nous en sommes à la troisième génération après l’Holocauste. Un homme va retourner en ce lieu bien des années plus tard. C’était en son jeune temps, des vacances idylliques. Rien ne semble avoir beaucoup changé. Les hôtes des lieux, entre autres, Tecia et Mala font tout en leur pouvoir pour rendre le séjour des plus agréables. On lui remettra une boîte à chaussures dans laquelle se trouve pleins de souvenir d’autrefois, dont des photos. D’où des réminiscences immédiates d’un temps qui n’est plus. Nostalgie polonaise quand tu nous tiens. Pour un début dans l’univers des lettres, l’écrivain vient de marquer un grand coup. A suivre.

Pension de famille. Piotr Pazinski. Gallimard 174p.   


 


 


Le retour de Benjamin Malaussène

Le personnage fétiche de Daniel Pennac fait son grand retour, lui qui s’était fait absent depuis 1999. Rappelons que l’écrivain a écoulé pas moins de 5,4 millions de copies de sa saga depuis la création de son héros en 1985. De quoi faire saliver tout écrivaillon du dimanche. Ça semble un filon inépuisable car Le cas Malussène qui l’emprunte au polar entre kidnapping, meurtre et dénonciation des cupidités financières, réunit les ingrédients qui ont fait recette. Nous avons ici le premier tome « Ils m’ont menti » dénonciation du mensonge qu’il compare dans les familles comme le rempart contre la honte. On nous annonce deux autres suites. Vous ne demeurerez pas orphelin bien longtemps.

Le cas Malaussène. Daniel Pennac. Gallimard 307p.   


 




 


Le coin Miam miam

Un beau grand album, soigné dans sa présentation graphique, comme on sait le faire aux éditions La Semaine quand vient le temps de présenter un titre de Clodine qui signe un énième livre de cuisine qui va faire le bonheur de ceux et celles qui trouvent au premier abord irréconciliables cuisine rapide et gastronomie. Elle oppose un sérieux démenti dans Ma cuisine express aux éditions La Semaine  dans lequel elle nous livre une multitude de recettes éclairs et savoureuses comme pas une. Attendez de voir les propositions seulement au chapitre de la cuisine italienne! Et on ne vous parle pas des chaudrées époustouflantes. Mamma mia.

Ailleurs, on se souviendra de l’encyclopédie de la cuisine de la regrettée Jehane Benoit, cette québécoise qui avait été la pionnière dans la connaissance des aliments, ayant décroché un diplôme en chimie à la Sorbonne. Ce fut le best-seller de bien des générations, et la référence même de nos jours. Eh bien la France n’est pas en reste avec Sabrina Fauda-Rôle qui a produit Cuisiner de A à Z chez Marabout qui serait le pendant de la première. On la connaît bien pour nous avoir donné chez le même éditeur « Pastas magiques ». Que ce soit du clafoutis ou bien du canard, en passant au foie de veau poêlé, tout y est. En général elle va consacrer en moyenne une recette pour certains types d’aliments. C’est un bouquin par conséquent assez volumineux, sur des photographies de Akiko Ida qui donne l’eau à la bouche. Un désormais incontournable à faire figurer en bonne place dans la bibliothèque de votre cuisine.


 


 


Les riches heures de la chanteuse Georgia

C’est un album qui mêle conte et CD tout en chansons. Son titre Georgia qui le doit à une jeune femme emportée par les tourbillons de la notoriété. Et tout ça par la faute d’un musicien voisin, Sam qui décela chez elle un talent certain pour le chant. C’est la belle Cécile de France qui narre cette histoire de vedettariat que l’on peut lire et entendre en séquences chantées par une ribambelle de bons chanteurs dont notre compatriote Ariane Moffatt qui chante ça va de soi « Georgia on my mind ». Cette initiative est au soutien de l’organisme SOS villages d’enfants dont la marraine est la comédienne Anny Duperey

Georgia. Gallimard jeunesse.


 


 


Pour une révision complète du rapport à la monnaie

Ils sont deux Bernard Lietaer ancien gouverneur de la Banque de Belgique et la journaliste économique Jacqui Dunne qui sont d’avis que la monnaie comme valeur d’échange est obsolète. Et c’est en lien avec la mutation de l’économie mécanique de la révolution industrielle à notre époque d’économie dite nerveuse, informatisée qui elle, ne produit pas un niveau d’emplois substantiel. Elle occasionne plus de chômage qu’à son tour. De là d’explorer un nouveau paradigme qu’ils détaillent dans Réinventons la monnaie. Un chapitre important en guise d’alternative est le retour en force du troc.

Réinventons la monnaie. Bernard Lietaer et Jacqui Dunne. Éditions Yves Michel 297p.      www.yvesmichel.org


 


 


Tout savoir sur le maniement des armes de poing

Avec la montée en croissance du terrorisme, de nouveaux impératifs de sécurité font jour qui requiert le maniement d’armes à feu, notamment l’arme de poing. Roland Habersetzer davantage connu comme un maître en karaté, détenteur d’un 9ème dan, a reçu une formation pointue sur l’utilisation du revolver, tant aux États-Unis qu’en Suisse. Il nous livre les techniques fondamentales, largement illustrées dans Tir d’action à l’arme de poing. C’est un enseignement qui ne néglige rien des postures à prendre, tant au plan physique que psychique. Car lorsque l’on a une arme semblable en main, il faut être en plein contrôle de soi, un peu justement comme les arts martiaux qu’il pratique si bien.

Tir d’action à l’arme de poing. Roland Habersetzer. Budo éditions 254p.    www.budo.fr


 


 


L’esprit écolo au service des tissus

Autant en alimentation on gaspille des restes, autant dans le domaine de la couture on jette souvent des bouts de tissus dont on ne sait trop que faire. Parlez-en un peu à Lise Meunier qui pour rien au monde ne se débarrasserait de quelques petits mètres textiles. Si vous voulez savoir comment elle récupère le tout, allez feuilleter Récup bouts de tissus qui rassemble trente modèles à coudre avec mille et une utilisations. Que ce soit des sets de table, pompons, rideaux, leur emploi est infini.

Récup bouts de tissus. Lise Meunier. Éditions marie claire 127p.    www.editionsmarieclaire.com


 






 


Minorités francophones, souveraineté et groupes d’intérêts

Trois essais sur des sujets d’actualité aux Presses de l’Université Laval. Greg Allain et Guy Chiasson signent ensemble Minorités francophoes et gouvernance urbaine. Et leur champ d’expertise s’appuie sur des expériences étudiées à Moncton, Sudbury, Edmonton et Ottawa. Bein que le mot inclusion soit à la mode, il faut voir comment elle se vit lorsqu’on est francophone dans les villes précitées. Deux angles de vues sont privilégiés, la culture et le développement économique.

Professeure en science politique à l’Université du Québec à Chicoutimi, Geneviève Nootens. C’est une analyse de comment naissent les souverainetés populaires en butte aux pouvoirs établis. Vient se greffer la notion de gouvernance qui vient changer la donne et qui a des incidences tangibles sur la manière dont des  individus décident de leur destin.

Et un essai en collectif sous la direction de Jean-Patrick Brady et Stéphane Paquin « Groupes d’intérêt et mouvements sociaux ». On passe en revue quels sont les mouvements sociaux et les groupes qui apportent une contribution à la vie démocratique au Québec. Complétée par une série d’études de cas, cet ouvrage fouillé donne la radiographie exacte de qui se montrent influents dans la Belle Province et qui concourent à faire bouger ou changer le cours des événements.


 






 


Le coin santé physique et psychique (1)

Retour à la réalité de Jacques Oloron chez Accarias Voici une démarche assez singulière. C’est que le type part de l’idée qu’on s’accroche souvent à une vie spirituelle pour quitter la vie quotidienne et ses contingences. Tandis que lui, hors de toute référence spirituelle, propose la démarche contraire, en ce sens de puiser dans ce même quotidien des sources spirituelles. Le but, ne pas rechercher un désir de sainteté, mais être un bel individu harmonieux en concordance avec ce qui nous entoure.

Les deux titres suivant sont chez Lanore. Emeline Sovadrevna qui nous donne ses 14 commandements pour prendre soin de ses cheveux naturellement. Son principe de base, est que tous les individus n’ont pas les mêmes structures capillaires et qu’il faut pour chacun un traitement adapté. Ce qui fait l’intérêt de cette petite plaquette, c’est qu’alors qu’il pleut une littérature abondante sur toutes les parties du corps, le soin des cheveux est presque négligé. Et pourtant, si c’est une vitrine de notre apparence c’est bien celle-là. Le petit traité s’ouvre sur la définition même du cheveu et se termine par des astuces pour les rendre sains et brillants.

La thérapeute Claire Burel nourrit une passion pour tout ce qui touche au paranormal, à l’ésotérisme et à la spiritualité. Et plus particulièrement à la médiumnité. Il y a bien des domaines, comme le passage d’âmes, les vies antérieures qui sont une source inépuisable de questionnements. Expériences extraordinaires de l’invisible tente d’apporter des réponses claires à ce qui fait mystère.

Chez Liber deux opus paraissent Le fantôme du monde de Jacques Beaudry et La voie vivante de Pierre Bertrand. Le premier qui compte peu de pages, fait la preuve que dans le domaine des idées la qualité, triomphe sur la quantité. Ainsi en quatrième de couverture on peut lire cette pensée merveilleuse « J’ai acquis la certitude que notre monde est en voie d’être dépossédée des choses sans la présence desquelles il est vain de penser pouvoir le changer ». Et quel brûlot dont la première ligne commence par ses mots « Oubliez le Christ, notre temps commence avec Auschwitz ». Et d’aller à fond de train contre les insipidités véhiculées  par les médias sociaux. Ceux qui se sentent égarés dans ce monde de fous,  trouveront un refuge consolateur. Monsieur Beaudry, à titre de sonneur d’alerte vous faites figure de bienfaiteur de l’humanité.

Le second livre traite de l’ego. L’ego qui n’est nullement intéressant quand il n’est pas pris en compte au corps-esprit. Sa lecture se lit phrase par phrase car un tantinet exigeante, mais non hermétique. Loin de là. Il développe graduellement son concept qui associe ego à bipolarité. Et en ce sens, il est d’une terrible actualité avec les avatars que certains se créent sur le web et la montée des cas de bipolarité.

Médecine énergétique de James L. Oschman chez Sully était-il déjà publié qu’il faisait aussitôt autorité. C’est que ce double diplômé en biologie et en biophysique, s’intéresse aux interactions énergétiques, qui l’ont amené à vérifier à son tour à quel point l’organisme est d’une infinie sensibilité à des phénomènes extérieurs, comme les champs magnétiques. C’est un véritable cours de médecine cellulaire. On apprend que le cerveau est parcouru d’un milliard de kilomètres, vous avez bien lu, de neurotubes transmetteurs. On se rend compte de la merveilleuse et complexe machine qu’est le corps humain.

Taijii Kase est 10ème dan et fondateur du shotokan-ryu kase-ha.
Aux éditions Budo il lance Les katas de base du Karate-do dans les formes Heian et Tekki. Au total huit grands enseignements de cet art martial qui transforme votre corps en une redoutable arme offensive. De multiples photos illustrent toutes les positions enseignées.

Les amateurs de tennis, qui sont nombreux, particulièrement dans la Belle Province, se devront impérativement de posséder cet album plus que complet Tennis & science chez Vigot de Machar Reid, Bruce Elliott et Miguel Crespo. C’est une approche scientifique de ce sport dans le but avoué d’améliorer le rendement. On analyse tout, vraiment tout, à commencer par les pays hôtes, l’environnement matériel, le conditionnement psychologique. Comme il est mentionné en couverture, c’est la science qui s’invite à la performance. Après consultation, vous ne verrez plus le tennis de la même manière ou du moins le joueur ne l’appréhendera plus de la même façon.


 








 


Le coin santé physique et psychique (2)

Aux éditions Béliveau, un petit ouvrage parsemés de grands traits d’esprit, un rappel que la sagesse est un indicateur de santé mentale. Il s’agit de Ma tête va me rendre fou du Dr Ron B. qui rassemble des perles de sagesse. En fait, on trouve 526 dictons et slogans qui donnent à réfléchir. Pourquoi un patronyme sous forme d’initiale ? C’est que l’auteur a fait partie des Alcooliques Anonymes et il rapporte dans ces pages ce qu’il a entendu. Beaucoup des pensées font référence au rapport à la boisson. Du même éditeur, Le yoga et la poursuite du bonheur de Sam Chase. Un guide dont le propos est de trouver la joie dans des situations inattendues. C’est un combiné des leçons ancestrales de la Bhagavad Gita, des Yoga Sutras, la psychologie positive et les neurosciences.

Aux éditions de Mortagne, deux parutions Feng Shui la clé d’un couple heureux de Luc Antoine et Osons le pardon de Daniel Sévigny. Le premier auteur est architecte de conseiller en Feng Shui. Comme indiqué dans sa déclaration d’intention, on veut ici adapter à l’occidentale cette vision orientale de la disposition des objets et des espaces. Le second titre est un rappel que la ressource de pouvoir pardonner apporte une libération. Pardonner n’est évidemment pas le lot de celui ou celle qui rejette toujours la faute sur les autres. Et entre autres choses c’est sans doute la vertu chrétienne la plus importante.

Aux éditions du Souffle d’or, Philippe Sieca s’amène avec Inconscient et mémoire du corps : une exploration énergétique. Ou comme il le dit en sous-titre, un chemin vers l’autonomie. Ce psychologue pratique en clinique depuis 1990. Il s’est tendu compte que de nombreuses thérapies mises en application sont vouées à l’échec dans la résolution de bien des problèmes. A partir de ce constat, il a élaboré de nouveaux outils thérapeutiques. Avec pour résultat une chance offerte à la transformation des êtres.

Ceux qui désespèrent de l’état du monde et qui sont tenants que plus ça change plus c’est pareil, ont intérêt à venir jeter un coup d’œil à ce qu’écrit Ariane Vitalis qui est très impliquée dans le secteur de la culture. Elle a rédigé chez l’éditeur Yves Michel, Les créatifs culturels pour faire prendre conscience qu’en marge de la marche du monde, il y a des communautés et des individus qui vivent dans l’optique du bien-être, qui mangent bio, qui tiennent leur distance face à la consommation, bref qui s’émancipent de ce que la société veut leur imposer.

Quatre titres cette fois chez Québec Livres. Patrice Roy traite de L’essence du Reiki. Cette méthode alternative qui a été en vogue il y a quelques années, avaient un peu perdu du terrain, mais elle reprend ses droits, à l’heure où l’humanité est au bord de la crise de nerfs. Petit rappel pour eux qui ignorent tout du Reiki, qui est un enseignement qui dit en somme que chacun d’entre nous avons un potentiel de guérison. Cela fait presque un quart de siècle qu’il transmet ce savoir qu’il partage généreusement dans ces pages.

Christophe Médici de son côté nous exhorte dans Dites oui à la pleine confiance à faire un examen de conscience de nous-mêmes. Il y a des lecteurs amateurs de livres de croissance personnelle qui aiment tout particulièrement les ouvrages interactifs avec des questionnaires ou des exercices à faire. Il y en a ici exactement 101 qui pavent la voie à une meilleure connaissance de soi.

On connaît David Descôteaux comme journaliste économique. Il débarque avec des chroniques déjantées et certainement pas dans la rectitude politique, réunies sous le titre L’argent des autres. Il nous invite à revoir la façon de réaménager nos ressources publiques. Il passe en revue les politiques gouvernementales québécoises et il se montre particulièrement virulent contre la négligence et l’incompétence.. A confronter avec les nôtres bien sûr. Du choc des idées jaillit la lumière.

Comment gérer facilement vos contrariétés. Tel est le titre choisi par Emmanuel Piquemal qui souligne le principe de l’harmonie des deux mondes. L’auteur a créé un outil psychologique pour contrer ce qui vient de l’extérieur et qui nous agresse, parfois source de stress. Ça demande de la souplesse pour faire face aux vicissitudes de l’existence. Savoir comment trouver l’équilibre, entre le surmoi et soi-même.

Elles sont deux, Annie Germain et Marie-Christine Duquette qui ont écrit Le changement vous appelle…répondez! C’est aux éditions La Semaine. Qu’en est-il ? Il est destiné à ceux qui jusqu’à présent ont voulu vivre dans la conformité de ce qu’on attend d’eux au point de négliger d’être eux-mêmes. Et dans la souffrance va sans dire. C’est à partir de leurs réorientations professionnelles que les auteurs en sont venues à dire qu’il faut suivre son GPS intérieur et collé à sa réalité et non celle des autres.



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