- LIVRES AOÛT 2016 -
 
 


 


Pour acquérir du vocabulaire en anglais

Outre la grammaire et les accords sur les verbes qui demeurent le basique de l’apprentissage d’une langue, ceux qui la possèderont encore le mieux seront ceux qui ajouteront en connaissance du vocabulaire. Et pour l’anglais il n’y a rien de tel que l’exemple par le visuel. C’est ainsi que nous vous recommandons ce qui a fait la force financière du catalogue des éditions Québec Amérique, leurs dictionnaires visuels. Voici Le dictionnaire français anglais visuel pratique. Nous sommes assurés que veux qui maîtrisent même la langue de Shakespeare trouveront à apprendre avec cette méthode didactique par l’illustration.

Le dictionnaire français anglais visuel pratique. Québec Amérique 368p.   www.qa-international.com


 


 


La  graphiste qui illustre aussi en mots

Quelle trajectoire! Nathalie Lagacé est graphiste de formation, puis par le hasard des choses elle s’est retrouvée quelques années comme chauffeuse d’autobus à la STM. S’il y a un terreau à toutes sortes d’histoires c’est bien à bord des transports en commun. Et comme elle est illustratrice, elle a su par son talent d’observation mettre en mots son quotidien. Et savez-vous quoi ? Ça donne de croustillantes aventures qu’elle transpose dans la peau d’un personnage prénommée Anne. Ça chevauche entre la nouvelle et le récit. On se fout de la catégorie, nous ce qu’on a adoré, c’est que ce premier roman au titre opportun Terminus annonce une vocation à suivre. Désormais, usagers des transports publics, ne regardez plus les chauffeurs d’autobus avec condescendance. Il se cache peut-être un grand artiste comme celle qu’il nous est donné de lire.

Terminus. Nathalie Lagacé. Les éditions Sémaphore 110p.   www.editionssemaphore.qc.ca


 


 


Peter Mayle quitte la Provence pour la Corse

Peter Mayle ce british pur jus et francophile jusqu’au bout des ongles, que l’on a connu dès son premier ouvrage à succès « Une année en Provence » change cette fois de décor et nous emmène sur l’île de Beauté, c’est-à-dire la Corse. Embrouille en Corse c’est le titre, est un peu le prolongement d’Embrouille en Provence, un précédent titre où on retrouve ces deux personnages, un milliardaire français Francis Reboul et son pote Sam Levitt. Le premier possède une résidence hors norme, à la hauteur de ses moyens, qui domine la mer. Et que voit-il amarré non loin, un de ces yachts de titan du genre à appartenir à ces oligarques russes. Eh bien il ne se trompe pas. C’est bien un russe dont il s’agit, Oleg Vronsky aux affaires sulfureuses. Et ce dernier s’est mis en tête d’acquérir la propriété du magnat français. Et pour parvenir à ses fins, il n’hésitera pas, lui sans scrupules, à s’acoquiner avec la mafia corse. Vous avez là de quoi vous garder captif pour bien des minutes avec le style imparable de l’écrivain.

Embrouille en Corse. Peter Mayle. Nil 202p.    www.laffont.ca


 


 


A quoi carburent les sportifs ?

Stéphane Garneau fils du beau Brummell, le regretté Richard Garneau annonceur et commentateur sportif légendaire de l’histoire de Radio-Canada, a eu une année 2016 bien remplie alors qu’il a rendu hommage à son paternel de toutes les manières et sur toutes les plateformes de l’ère numérique. Un devoir de mémoire que l’on salue bien bas. Maintenant, tout comme son géniteur il a dans son ADN une grande admiration pour les sportifs. Et c’est pour mieux connaître leurs motivations qu’il est allé à la rencontre de quelques uns du Québec pour savoir à quoi ils carburent. Et on verra une palette d’infinies nuances par rapport à la notion de dépassement de soi. De très beaux témoignages en perspective et inspirants.

Récits sportifs. Stéphane Garneau. Flammarion Québec 189p.    www.flammarion.qc.ca


 


 


Une psychologue narcoleptique enquête à demeure

Franck Thilliez on le sait, tutoie l’excellence dans le domaine du thriller, bien servi qu’il est par ses talents de scénariste. Il poursuit sur sa lancée avec Rêver qui met à l’avant-plan une psychologue souvent sollicitée pour élucider des affaires criminelles. Elle a pour prénom Abigaël. Elle est bizarre cette soignante des âmes car elle illustre parfaitement le dicton qui veut que les cireurs soient mal chaussés. En effet, notre « héroïne » souffre de narcolepsie, ce syndrome qui tout à coup vous attire dans le sommeil à tout moment. Elle a aussi une vie teintée de tragique puisqu’elle s’est sortie indemne d’un grave accident de voiture qui a emporté vers la mort son père et sa fille. Et cet horrible événement sera le révélateur d’histoires de famille dans le placard. C’est là-dessus qu’elle doit enquêter pour comprendre ce qui guidait son père ici bas.

Rêver. Frank Thilliez. Fleuve noir 596p.    www.fleuve-editions.fr


 


 


Sherlock Holmes s’allie à un médecin, en réalité une femme

Avouez qu’elle ne manque pas d’imagination cette microbiologiste de formation, Annelie Wendeberg qui vit près de Leipzig en Allemagne et romancière habile comme tout. Elle signe Le diable de la Tamise qui nous plonge dans le Londres de 1889. Un médecin, le Dr. Anton Kronberg doit autopsier la dépouille d’une victime du choléra et repêchée dans la Tamise. En procédant à ses vérifications, il y a des signes qui le laissent dubitatif. Scotland Yard veut en découdre et classer le tout, mais non content, le docte médecin va s’allier à Sherlock Holmes qui ne mettra pas de temps à apprendre que son nouveau complice enquêteur est en réalité…une femme. Lisez et vous comprendrez le pourquoi de cette dissimulation. Au final un régal pour les amateurs du genre. Sur fond de brume londonienne, brrr!!!

Le diable de la Tamise. Annelie Wenderberg. Presses de la Cité 251p.    www.pressesdelacie.com


 




 


Deux petits bijoux pour la rentrée chez marchand de feuilles

L’éditeur Marchand de feuilles commence la rentrée en coup de canon avec deux petits bijoux formats de poche, qui chacun ont leur univers bien à eux. Ainsi Anne-Claude Thériault qui a remporté l’an dernier le Prix de la nouvelle Radio-Canada et trois ans plus tôt celui du Prix des lecteurs de la même chaîne de la radio d’État, nous arrive avec un roman Les filles de l’Allemand qui narre les tribulations de deux sœurs allemandes, l’une, Marguerite, vendue par un père infâme, et l’autre, Rose qui va traverser l’Atlantique, et faire sa vie couvée d’amour et en prodiguant à sa marmaille. Vous avez là un éventail de thèmes ramassés brillamment, allant de l’amour filial, l’exil, la notion du bonheur, la destinée, etc. Un condensé de la vie humaine avec ses zones d’ombres et de lumières. Une réussite totale. Puis Maxime Olivier Moutier qui nous parle de Marie-Hélène au mois de mars. L’illustration qui orne la jaquette aurait bien plus à un Jean Cocteau qui a su en son temps, jouer avec les yeux saillants de ses personnages au cinéma, comme dans le Testament d’Orphée. Ça raconte le cas d’un homme à l’amour trahi. Qui va tenter de mettre fin à ses jours. Et c’est cette même femme l’ayant mené au bord du gouffre, qui va paradoxalement lui sauver la vie. Une relation que l’on qualifiera tout de suite de toxique. Interné momentanément en institut psychiatrique, il jettera un œil lucide sur les malheureux patients qui l’entoure, sujet à des réflexions métaphysiques à n’en plus finir. Un autre petit bijou qui honore le catalogue déjà richement garni de l’éditeur.


 


 


Célébration du mannequin caméléon

Chez Taschen un bel album tout en photos signé Mario Testino rend hommage à la beauté intemporelle de Kate Moss le mannequin star qui à sa façon a causé une petite révolution. Les deux ont été des êtres totalement fusionnels. C’est pourquoi elle s’est abandonnée à sa lentille avec une réelle impudeur qui ne lui enlève rien en noblesse. Rappelons que Testino était le photographe adulé par Lady Di. Le maître a suivi Moss depuis ses touts débuts. Et ce qui est fascinant en tournant chaque page, c’est de voir à quel point ce visage qui au demeurant n’a rien de vraiment exceptionnel, se métamorphose en plusieurs personnalités, dont certaines sont d’une très grande sensualité. Soulignons pour l’anecdote, qu’elle a été la compagne de Johnny Depp jadis et naguère, et qu’ensemble ils ont fait vraiment les 400 coups au grand dam de bien des hôteliers.

Kate Moss by Mario Testino. Taschen


 




 


Le coin habileté manuelle

Trois titres viennent agrémenter cette chronique et dans trois univers diamétralement opposés. A commencer par l’éditeur Massin avec, dans la collection « recettes d’atelier » La reliure bases et bons gestes de Lucile Oliver. Étrangement, cet art de bien enrober un livre, est devenu anachronique à l’ère numérique et donne tout son sens ici au mot luxe qui a un caractère d’inutilité, donc rare et cher. Un peu comme pour le monde de l’orgue, il y a ici tout un vocabulaire forgé de mots exotiques. Et en parcourant ces pages on se rend compte de la grande minutie que cela requiert. Il faut une patience de bénédictin, qui en passant étaient historiquement nos premiers relieurs avec des ouvrages richement ornés d’enluminures.

Et demeurons dans le domaine du grand art avec La sculpture sur pierre avec un guide de premier plan en la personne de Cami Santamera. Si vous aspirez à devenir le Rodin de votre quartier, vous avez l’ouvrage d’initiation tout trouvé. Et quand on parle de pierre c’est dans toutes les déclinaisons dont le granit. Comment travailler sur diverses textures dont la pierre dure. Comme tout ouvrage didactique, de nombreuses photos par étapes vous livrent pleins de bons conseils pour ne pas donner le coup de marteau fatal qui ruinera des heures de dur labeur.  C’est aux éditions Vial. Chez le même éditeur, Annick Stein et Gilbert et Gilbert Storti nous disent tout sur les constructions domiciliaires faites de bois. Maisons bois construction et art de vivre nous entraîne dans l’édification, surtout de maisons de villégiatures. Ce qui n’empêche pas,  qu’elles puissent devenir des résidences principales avec tout le confort souhaité. On fait le tour des bois nécessaires, des colombages, des poteaux poutres et des panneaux massifs. Un chapitre intéressant évoque les insectes qui font du bois un véritable buffet sans limite. On apprend entre autres que l’on répertorie jusqu’à 2500 sortes de termites! Heureusement que l’occident est épargné. Aussi comment se débarrasser des champignons qui prolifèrent en milieu humide.


 


 


Le Chasseur contre les Iscariotes

On dit volontiers du journalisme qu’il mène à tout. On pourrait presque en dire autant des études en criminologie si on en juge par Yves Bergeron qui a fait des études dans ce domaine et qui accouche d’un thriller pas piqué des vers, qui nous transporte dans la Rome de la Renaissance, plus précisément à la mort du pape Alexandre VI Borgia, ce grand débauché comme on sait, qui prenait bien du bon temps. Le pontife meurt et voilà que la Curie romaine tente d’étouffer un scandale potentiel en la personne des Iscariotes, une fraternité satanique qui infiltre le Vatican. On adonc institué pour les contrer, l’ordre des Chasseurs. Et l’un d’eux va se transformer en une sorte de tueur en série, partant à la traque des infâmes satanistes. Les émules de Judas qui est la première publication de l’auteur, est du bonbon pour les amateurs du genre.

Les émules de Judas. Yves Bergeron. Les éditions de l’Apothéose 495p.   www.leseditionsdelapotheose.com


 


 


Quand Frédéric Dard écrivait sous le pseudo de Kaput

Nous demeurons sciés devant la production de ce démiurge littéraire qu’était Frédéric Dard (1921-2000) qui a écrit, tenez-vous bien…475 romans! Mais où prenait-il donc le temps, sans compter d’autres collaborations, théâtre, télévision, cinéma. Dans les années cinquante, il écrivit entre autres, une série de romans policiers sous le pseudonyme de Kaput. Les éditions Fleuve noir nous font l’honneur de rééditer ces textes regroupés sous le titre Un tueur. Et c’est écrit avec un argot impayable, le tueur s’exprimant ici à la première personne, qui ne le dispute qu’à un Michel Audiard. Même si des expressions nous échappent à nous lecteurs du Québec, rien que de se les mettre en bouche en les lisant,  nous amuse follement. Quel style. A sa façon ce sont de petits chefs-d’œuvre.

 Un tueur Kaput (Frédéric Dard). Fleuve noir 636p.    www.fleuve-editions.fr


 


 


Pour tout connaître d’Usain Bolt le roi du stade

Il n’est pas trop fort de considérer Usain Bolt comme étant l’athlète olympien qui est pour notre temps, ce que fut à son époque Jessie Owen. Ce jamaïcain, on l’a encore vu à Rio, y va de grandes enjambées dépassant tout le monde en riant même. C’est une véritable fusée qui en fait le roi du 100 mètres, l’épreuve phare de tout jeu olympique. Richard Moore se pique de nous faire connaître cet athlète hors norme avec cette biographie de référence. En même temps que le récit d’une vie, le journaliste britannique y va d’une étude pour comprendre pourquoi son pays d’origine a donné au monde les meilleurs sprinters de l’Histoire. C’est qu’en Jamaïque, la course est le sport révéré comme ici le hockey au Canada. Mais avec une dimension sociale autre, au sens qu’un champion, avec ses seules jambes, peut se sortir de sa condition sociale et recevoir la reconnaissance nationale.

Bolt la suprématie. Richard Moore. Hugo Sport 365p.    www.hugoetcie.fr


 





 


Le coin Miam miam

En voyant ces athlètes aux jeux olympiques de Rio, tout comme la majorité des sportifs, on en vient à se demander si ils ne s’astreignent pas côté alimentaire à une certaine ascèse. Pour en avoir le cœur net, les réponses se trouvent dans Athlète food de Nicolas Aubineau qui est diététicien du sport. Donc très au fait du régime à quoi s’astreignent ceux qui doivent performer. C’est un ensemble qui mixent des recettes et des conseils de nutrition. Et il répond à des questions comme s’il est recommandé de s’entraîner à jeun. Est-il besoin de vous dire que n’entre que du naturel dans la composition des menus. Les recettes peuvent également convenir au grand public tellement c’est santé. C’est aux éditions Mango.

Chez AdA, Karine Malenfant débarque avec Les anges dans ma cuisine. D’emblée elle se définit comme une végétalienne rebelle. Ça donne tout de suite le ton. Pour sûr que de la santé dans l’assiette. Ce sont toutes ces inventions culinaires qu’elle met généreusement à la portée de tous, comme ces bruschetta aux courgettes, radis et fleurs d’ail, sa salade de quinoa et tofu ou bien ces boules d’énergie aux fruits et aux noix.

De végétalienne, passons cette fois aux végétariens avec un titre phare dans la collection « Pour les nuls » chez First. Le titre ? Être végétarien pour les nuls de Suzanne Havala Hobbs diététicienne et Alcyone Wemaëre journaliste. C’est vraiment une réflexion complète sur le sujet. On répond par exemple aux objections courantes de la part des non végétariens, à savoir la carence en protéines. On sera étonné d’apprendre que les végétariens possèdent suffisamment de dosage en protéines et sont loin d’être en manque et on verra pourquoi. En fin d’ouvrage on a sélectionné des ouvrages sous forme de bibliographie pour ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet. Bien entendu on n’a pas oublié les mateurs de recettes. Vous en avez une soixantaine qui ont ceci en commun d’être facile à apprêter.

Et le miel. Que n’a-t-on pas dit sur ces vertus. Vous croyez tout savoir à son propos ? C’est que vous n’avez pas encore lu le bel album que lui consacre Isabelle Lambert chez Modus Vivendi. Miel c’est d’abord 100 recettes qui accompagnent l’ordonnance du repas, de l’entrée au dessert. Dès les premières pages nous avons droit à un rappel des fameuses vertus  Puis dans ce mini cours 101 on verra qu’il n’y a pas qu’une seule sorte de miel. Elle les décline tous avec un mot sur chacun. L’hydromel dont le miel entre dans la composition, est considéré comme la boisson alcoolisée la plus ancienne au monde. Puis ces recettes divines qui complètent. Véritablement c’est un joyau à garder précieusement dans sa bibliothèque culinaire. Et sa reliure souple facilite la consultation lors de la préparation des mets.  


 


 


Victime du monstre orangé

Côté fantasy, le Québec produisant peu dans ce secteur de la littérature de fiction, il nous faut donc souligner la parution de Détrousseur de vies temps 3 de Jasmin Girard. Comme ce style particulier entremêle pleins d’histoires en même temps, nous faisons une entorse à notre règle en publiant la quatrième de couverture « La confrontation ultime sur le champ de bataille de France nous a envoyés quatre mille ans dans le passé. Je suis maintenant le frère du roi d'Ur, une des plus anciennes et des plus importantes villes de la Mésopotamie antique. Alors que je retrouve mes amis, je dois me rendre à l'évidence : nous sommes tombés dans un piège. Le monstre orangé nous a attirés dans ce monde et projette de nous éliminer un par un. Mon frère Shu-Sîn est sous son contrôle, en proie à une folie meurtrière. Les Amorites, des barbares sanguinaires, menacent la ville. Encore une fois, je dois faire face à la créature de feu pour protéger ceux que j'ai amenés ici. Sauf que les choses ne se passent pas comme prévu. Mon véritable ennemi n'est pas celui que je crois. » Maintenant, sachez que les lecteurs vont se retrouver avec un petit joyau en son genre.

Détrousseur de vies temps 3. Jasmin Girard. Éditions de Mortagne 281p.   www.editionsdemortagne.com


 


 


L’enquêteur Alex Cross a dix chats à fouetter

Il ne manque pas de boulot l’enquêteur fétiche de James Patterson, Alex Cross dans ce dernier thriller enlevant Cours, Alex Cross un titre qui est bien indiqué compte tenu du contenu. D’abord saluons, et on le fait rarement, la brillante traduction de Béatrice Roudet-Marçu qui rend bien en mots choisis le tempo de la la version originale. D’entrée de jeu, notre fin limier va mettre un stop aux parties fines d’un chirurgien plasticien qui opère de jeunes mannequins qu’il aime bien retrouver dans toute la splendeur de sa création au cours de parties fines. Mais comme si ce n’était pas assez des homicides sont rapportés qui laissent croire à non pas un tueur en série, mais un trio. Et tout ça dans la capitale américaine. Ceux qui sont ders familiers de l’auteur seront en terrain de connaissance. Un peu comme pour la comédie, le thriller policier répond à des règles que ce dernier maîtrise parfaitement et qui en fait un familier des best-sellers, en fait le plus lu sur la planète.

Cours Alex Cross. James Patterson. JC Lattès 377p.    www.editions-jclattes.fr


 


 


Un répertoire folklorique franco-ontarien analysé

Tel un Marius Barbeau cet ethnologue de renom qui écumait les rangs du Québec afin de colliger notre patrimoine folklorique, Jean-Pierre Pichette formé par Luc Lacourcière s’est attaché au même domaine mais à la grandeur du pays. Avec parfois avec une attention soutenue sur un cas, comme celui qui fait l’objet du présent essai, celui de l’agriculteur Donat Paradis (1892-1985) dont il analyse le répertoire de 106 de ses chansons. Intitulé Ah! si l’amour prenait racine complété par un CD-Rom qui témoigne de ce talent, il passe en revue cette production à la fois naïve et touchante. C’est au final un docte ouvrage qui prend très au sérieux cette démarche artistique. Rendons hommage à cette initiative qui est un devoir de mémoire.

Ah! si l’amour prenait racine. Répertoire de Donat Paradis cultivateur recueilli et présenté par Jean-Pierre Pichette. CD-Rom inclus. Presses de l’Université Laval 470p. www.pulaval.com


 


 


Quand un astéroïde changea la géographie de Charlevoix

C’est un livre destiné à la jeunesse, mais nous invitons les gens majeurs et vaccinés à ne pas se priver du plaisir de se faire raconter par Jean des Gagniers cette histoire vraie d’un astéroïde qui frappa la région de Charlevoix il y a 400 millions d’années. Peu s’en souviennent évidemment. Préfacé par l’astrophysicien Hubert Reeves qui a passé sa jeunesse dans ce coin de beauté sans pareil, L’astroproblème de Charlevoix met à la portée de tous, la connaissance de cette histoire géologique.

L’astroproblème de Charlevoix. Jean des Gagniers. Presses de l’Université Laval 46p.    www.pulaval.com


 




 


Que nous réserve 2017 ?

Qu’on s’en défende comme on peut, il n’en reste pas moins que nous entretenons tout de même une petite curiosité quand au futur qui nous attend, d’où le succès des prédicateurs d’avenir, astrologues, voyants, cartomanciennes et tutti quanti. C’est le moment où les éditeurs font paraître ce qui demeurent pour eux des best-sellers, à savoir les horoscopes de l’année à venir. Les éditions Québec-Livres lancent leur grande offensive avec trois titres d’un seul coup. D’abord le duo bien connu Jacqueline et Alexandre Aubry. D’entrée de jeu ils nous prédisent un retour à une certaine discipline dans ce monde chaotique assorti d’un bel élan au point de vue économique.

Et deux titres touchant à l’horoscope chinois. L’année orientale qui débute le 28 janvier 2017 pour se rendre jusqu’au 15 février 2018 et qui est baptisée l’année du Coq de Feu. Vicki Levine Il passe en revue tous les animaux qui nous symbolisent selon notre année de naissance et ce qu’il adviendra à chacun d’entre nous et l’interrelation avec les autres signes. La démarche est similaire du côté d’Alexandra Beaumont à la différence que cette dernière s’attache à une prédiction quotidienne. Elle se fait fort de souligner que le Coq de Feu est caractérisé par un goût inné pour la fête. Et il en influencera un bon nombre dans les mois à venir.


 





 


Le coin santé physique et psychique (1)

De l’hominisation à l’humanisation, voici comment on peut décrire l’évolution de la race humaine comme nous la présente le sociologue Alain Médam dans L’aube des signes chez Liber. Il est beaucoup question de sa migration mû selon ses besoins. Comment il en viendra en phase d’humanisation à se poser des questions métaphysiques. Il pose aussi des questions fondamentales, comme cette réelle recherche de la beauté. En fin de lecture vous saisirez mieux la dimension humaine, faite de forces mais hélas de beaucoup de faiblesses. Chez le même éditeur, un livre au titre presque provocateur tant on continue de nier aux enfants un intérêt pour la sexualité, La vie sexuelle des enfants ?, de Patrick Doucet. Freud avait déjà pavé la voie en nous révélant cet aspect encore méconnu alors du développement de l’enfant. Il fait le tour des connaissances à ce jour et met de l’avant des interrogations légitimes du genre que si des touts jeunes ont déjà des aventures sexuelles, risquent-ils d’être désabusés avant l’heure ? Éclairant à l’heure ou encore règne beaucoup d’obscurantisme.

La magie des bougies de Richard Webster aux éditions Pochette, c’est une entrée en matière pour tout ce qui touche au rituel associé aux bougies. Et la meilleure preuve de cela, c’est le traditionnel vœu que l’on prononce au jour de son anniversaire en soufflant sur les bougies du gâteau. Et il y en a plusieurs autres à découvrir. Il y en a même un pour favoriser les rencontres avec le sexe opposé.

Les deux prochains titres le sont aux éditions AdA. Debra Moffitt nous introduit au Jardin de béatitude ou comment cultiver son paysage intérieur pour découvrir qui l’on est. L’auteure, issue d’un milieu aisé, a réalisé qu’en dépit du fait qu’elle était à l’abri du besoin, se voyant confrontée à un grand vide intérieur. Elle a donc entrepris un cheminement qu’elle raconte à la première personne et qui peut tracer la voie de l’harmonie à bien des lecteurs. Et si nos bougies de tantôt peuvent se montrer révélatrices de pleins de choses, que dire alors des cristaux avec La résonance des cristaux écrit par Kerry Melson Selman qui va au-delà de la simple analyse des bienfaits procurés par ceux-ci mais d’accroître leurs effets en les combinant avec des huiles essentielles et des élixirs floraux.

Et deux titres chez Érès qui explorent chacun à leur façon les débuts dans la vie d’un petit être, de poupon à petit enfant. Il est coutume de croire que le bébé est constamment en besoin de l’Autre, d’abord la génitrice. Mais c’est oublier que le bébé a déjà en lui un commencement de personnalité. La psychologue et psychanalyste Graciela C. Crespin bien connu pour ses ouvrages sur l’autisme, nous amène dans le monde du nouveau-né. C’est une lecture que nous recommandons à toute mère qui ignore tout des premiers instants de vie. On apprend entre autres dans L’épopée symbolique du nouveau-né les niveaux de langage, ces gazouillis entre mère et bébé qui diffèrent selon les cultures et leur interprétation. Tandis que de son côté, Denis Mellier psychologue, qui brosse un tableau de la dynamique qui existe dans les crèches, que chez nous on nomment centres de la petite enfance. Il y a une corrélation entre les parents, les éducateurs, et les premiers bénéficiaires, les enfants qui réagissent selon le milieu ambiant. L’essayiste traite de la notion de contenance. Un mot qu’il définit comme une attention à porter au tout petit pour circonscrire ses craintes, ses angoisses. La crèche est un microcosme social que l’on n’avait jamais aussi bien étudié que maintenant.


 




 


Le coin santé physique et psychique (2)

Le titre ne pouvait pas mieux tomber au moment où une récente étude nous apprenait cette semaine que les adeptes du Pokémon Go se comportaient d’une part comme de véritables zombies, et pire, encore, grevés par un lourd déficit d’attention. La psychologue Emmanuelle Pelletier signe Déficit de l’attention sans hyperactivité. Autrement le banal déficit mais qui peut causer de sérieux problèmes s’il n’est pas circonscrit à temps, donc identifié dès le départ. Compréhension et intervention sont les deux principes moteurs qui ont présidé à la rédaction de l’ouvrage.

A notre époque où un certain consensus se dessine prônant une pensée unique, la psychiatrie, la psychanalyse et la psychothérapie font l’objet d’attaques, comme si on leur reprochait de valoriser l’unicité de l’individu. Transmettre est une réflexion en collectif sous la direction de Patrick Chemla qui a la double casquette de psychiatre et de psychanalyste. Et des praticiens se servent de leurs exemples en cabinet pour étoffer leurs dires. Affirmer son « je » n’a jamais été aussi difficile qu’en ces temps où l’affirmation de soi est condamnées comme un outrage au collectif.

Faire l’inventaire de sa personnalité, c’est à quoi nous invite la psychologue Danie Beaulieu avec la Planification stratégique personnelle qui est un grand questionnaire d’auto-évaluation. Notons au passage que cette spécialiste de l’âme est la cocréatrice de la Thérapie de l’Impact et de la technique d’intégration par les mouvements oculaires. C’est une démarche sérieuse et un tantinet exigeante qui demande du participant de creuser à même l’inavouable.

D’ordinaire, la renommée série « Pour les nuls » est reconnue pour des textes qui fouillent leurs sujets avec de petits encadrés qui viennent ajouter comme complément d’information. Mais pour Devenir papa pour les nuls coréalisé par Mademoiselle Navie et Sophie Ruffieux on a opté pour le mode de la BD. Ah, la force de l’image qui vaut toujours mille mots. C’est une démarche à la fois ludique et didactique. Et quelle mine de renseignements. Ainsi apprend-on que durant la grossesse la femme verra son désir libidineux augmenter sensiblement en raison d’une poussée hormonale. A l’homme de détecter les signes précurseurs.



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