- LIVRES JUILLET 2016 -
 
 


 


Interview et biographie d’un monstre

Un premier roman est toujours un pari sur l’avenir, car on se demande toujours si le novice en littérature va faire sa marque. Dans le cas d’Allen Eskens juriste durant vingt ans au criminel, il a reçu ses palmes avec ce premier opus Mensonge bien gardé dans une traduction de Jean-Baptiste Raucy. Comme pour toute production littéraire ou cinématographique, la recette numéro un est de posséder une bonne histoire, et dans le cas qui nous concerne c’en est une. Celle de cet étudiant qui dans le cadre de son cours d’anglais doit rencontrer un inconnu pour à la fois une interview suivi d’une biographie de son sujet. Et ces inconnus ont souvent des vies de roman. Il va aller au-devant d’un monstre, vétéran du Vietnam qui vit désormais dans un hospice après trois décennies en tôle pour le viol et le meurtre d’une petite fille. Mais nous n’en sommes qu’à la première couche d’un être humain. D’autres strates psychologiques vont surgir après opération de décapage vérité. Comme entrée dans le monde des lettres c’est franchement réussi avec un suspense du début à la fin. Un écrivain est né.

Mensonge bien gardé. Allen Eskens. Delpierre 328p.  


 


 


Deux romans plutôt qu’un

Isabelle Larocque débarque avec non pas un, mais deux romans. D’abord elle se fend d’un suspense psychologique qui vaut le détour avec Un passé gênant. Sa protagoniste a choisi de vivre en Suisse sous une autre identité en raison d’événements du passé qu’elle préfère taire. Un jour, alors que psychologue d’une école, elle se trouve convoquée dans le bureau du directeur, voici qu’elle le découvre raide mort dans une position qui lui rappelle bien un fait douloureux. Mais ce n’est pas tout. Car cet homicide ne sera pas le premier. Au point qu’elle se demande si elle n’est pas en cause dans l’environnement scolaire bizarre qui est le sien ? Vous aurez remarqué que nous vous en disons pas trop pour ne pas lever le voile sur le fameux passé qui explique tout. Vous dire que nous avons aimé est un euphémisme.

Changement de décor avec Un sixième sens maudit où Isabelle Larocque met en scène le Dr. Annelise Rousseau qui se propose comme profileuse auprès de l’inspectrice Juliette Thériault du Service de police de la Ville de Montréal. D’entrée de jeu cette dernière a une certaine distance vis-à-vis de la première qui lui apparaît comme une étrange professionnelle, car dotée d’un sixième sens qui lui permet d’authentifier un coupable à partir de peu d’éléments. Peu de temps après, des meurtres en série de jeunes femmes, toutes jolies, vont devoir mettre les talents de ce médium à contribution. En même temps qu’une ombre plane sur la doctoresse aux dons si particuliers. Ce talent se confirme ici comme dans l’ouvrage précédent.

Un passé gênant. Isabelle Larocque. Québec-Livres 176p.

Un sixième sens maudit. Éditions Mots en toile 236p.       


 


 


Dans les secrets des archives secrètes de la police guatémaltèque

Tout peut devenir littérature si on en juge par Le matériau humain le récit du guatémaltèque Rodrigo Rey Rosa qui a été amené à faire des recherches dans les archives secrètes de la police du Guatemala. C’est donc un récit authentique, qui en même temps qu’il nous raconte ce qu’il découvre des travers de sa société, le dit dans un style merveilleux. La beauté dans la simplicité. Ce n’est sans doute pas pour rien que Paul Bowles avec qui Rosa a suivi des cours d’écriture, s’est offert pour traduire ce dernier en anglais. La nature humaine est encore une fois décortiquée avec ce qu’il y a de plus obscur en elle. Et c’est de lire les conclusions que tire l’auteur. C’est la belle surprise de cette belle saison. Vivement la connaissance des auteurs du monde, qui nous émerveillent par de nouvelles approches stylistiques qui redonnent des lettres de noblesse à la littérature fusse t’elle réaliste.

Le matériau humain. Rodrigo Rey Rosa. Gallimard 218p.


 


 


Une histoire médicale rocambolesque qui va devenir un film

L’histoire autobiographique qui compose Ma vie en suspens de Susannah Cahalan que l’actrice et productrice Charlize Theron en a acheté les droits pour le porter au grand écran. Cette jeune femme raconte, comment de bipolaire dont elle se sait atteinte, elle va se retrouver entravée sur un lit d’hôpital sans trop savoir pourquoi et déclarée psychotique. Une grave erreur de diagnostic qui aurait pu être lourde conséquence n’eu été d’un avis divergent d’un autre médecin qui va l’a sauvée. Souvent une anecdote fâcheuse va provoquer un dérapage dont on ne mesure l’étendue. L’auteure montre l’absurdité du système hospitalier en face de la maladie mentale.

Ma vie en suspens. Susanna Cahalan. Denoël 397p.  


 




 


Cinq BD rafraîchissantes pour temps d’été

Très normal d’alléger le niveau de lecture quand vient la belle saison et de se retrouver en villégiature ou à la plage. Voici cinq BD très distrayantes, chargées d’humour. Deux albums pour commencer chez Dupuis. A commencer par notre gentille apprentie sorcière Mélusine dont c’est le 24ème tome d’aventures désopilantes, dont la découverte de vieux grimoires contenant des recettes magiques qui sont l’objet de la convoitise d’une autre entité. Malgré les embûches, rassurons-nous, notre héroïne s’en tire à bon compte.

Un autre record de fidélisation c’est du côté.de Pierre Tombal et un 32ème opus intitulé « Fin de bail au cimetière ». Si vous n’avez jamais mis le nez dedans un tel ouvrage, prenez garde, le danger d’addiction s’accroît avec l’usage, car le protagoniste fossoyeur de son état ne sombre jamais dans l’ennui. Les défunts ont toujours de quoi l’occuper. Avec lui, le monde des morts est source de drôleries constantes.

Chez Dargaud cette fois, deux titres. Du trio Boisserie, Guillaume et Brangier le tome 5 de La banque. C’est la saga d’une famille de banquiers, les Saint-Hubert à la fin du Second Empire avec en toile de fond, les soubresauts de l’économie mondiale. Il y a Joseph, qui vient ouvrir une succursale aux États-Unis. Il est rempli de lucidité et n’entre pas dans la ronde de l’optimisme ambiant. Non seulement ça, mais il est en rébellion contre l’esprit bourgeois naissant et à rebours des usages, épouse une petite vendeuse, au moment où se noue des alliances entre grandes familles. On s’aperçoit que les tumultes de la finance ne datent pas d’hier. Plus ça change…

Du tandem Zidrou et Jordi Lafebre le volet 2 « La calanque » de la saga Les beaux étés. On retrouve la famille Faldérault qui se met en branle direction sud de la France. C’est un « road trip » vacancier avec tout ce que ça comporte. Cette BD serait à son domaine ce qu’est la série des films « Camping » avec Franck Dubosc. Il arrive toute sortes de choses en route, avec des irritants à l’infini. La canicule plombe les nerfs, c’est connu et aussi la promiscuité. On se reconnaîtra dans cette épopée estivale.

Et enfin chez l’éditeur Lombard, Alpha des Queireix et Herzet. L’épisode a pour nom « Nouveau round ».  Nous faisons à nouveau connaissance avec Dwight Tyler qui a été formé à la dure par la section tactique de l’armée de l’air. Mais comment un tel tempérament de feu va-t-il pouvoir faire corps avec la CIA lui qui est tout de même fait pour l’espionnage ? D’autant qu’avant d’intégrer l’agence américaine de renseignements il va devoir en découdre avec une affaire qui ne concerne que lui. On remarquera ici comme toujours la grande qualité du dessin.


 


 


Le coin habileté manuelle

Deux titres chez Mango. Beth Kemp nous introduit dans le monde Merveilleux bijoux kumihimo. Pour ceux qui ne savent pas à quoi correspond ce mot japonais, c’est tout simplement l’art secret du tressage. L’auteur avait consacré un premier tome à ce sujet. Et devant le bel accueil qui lui avait été fait, récidive donc avec 50 nouveaux modèles inédits. Autant vous dire d’entrée de jeu, que cette technique requiert une habileté sans pareil de votre doigté. Car ici on entre dans l’infini détail, foi des japonais. Mais quel résultat. Avec au final des cadeaux personnalisés que vous pouvez offrir en sachant que l’heureux élu€ n’en trouvera pas de semblables ailleurs.

Puis Sylvie Blondeau s’attache à nos petits garçons si mignons. Et encore plus avec la garde-robe que celle-ci a élaborée spécifiquement pour eux. Dressing de petit garçon rassemble quatorze modèles destiné aux jeunes de 4 à 8 ans. Ce qu’elle a créé est absolument craquant. Et ça comprend de tout pour toutes circonstances, y compris des vestes. Il faut voir les binettes des jeunes qui posent comme mannequins. Toute résistance est inutile.


 


 


Le coin pouce vert

On veut bien agrémenter nos espaces de jolies plantes, mais sous l’empotage met à mal nos appartements. C’est pourquoi Flore Palix a pensé à l’aménagement en milieu urbain avec Mes terrariums déco. Ces terrariums qui ont permis à nos ancêtres de conserver les plantations lors de longs déplacements en mer. D’office très écologique, la dame se fait généreuse de conseils pour des résultats éco-autonomes et faciles d’entretien. C’est chez Rustica comme de raison, la maison d’édition par excellence pour les pouces verts.

Mes terrariums déco. Flore Palix. Rustica 78p.    www.rustica.fr


 




 


Trois opus chez Balivernes

La maison d’édition Balivernes qui sait mieux que quiconque concevoir des albums de contes et historiettes pour les enfants, nous gratifie de trois jolies histoires qui sauront enflammer l’imagination des tout-petits. D’abord de Laurie Cohen et Marjorie Béal « Alors que chante la jungle ». C’est tout écrit en délicatesse, la jungle devant un personnage que l’on décrit de façon poétique, pour apprendre aux enfants à voir celle-ci sous un autre angle qui ne se livre pas au premier regard. Des mêmes auteures, c’est cette fois dans une même tonalité, une visite Dans l’espace infini. Le cosmos qui grâce à elles nous livrent ses secrets. On nous dit tout des stéroïdes et des comètes. Instructif et ludique à la fois.

De son côté Nicolas Gouny nous fait faire connaissance avec Petit renard. Nous suivons le gentil mammifère dans ses pérégrinations quotidiennes et les découvertes qu’il va faire, parfois de nouveaux amis. Il est attendrissant au possible. On ne peut pas faire autrement que de l’aimer, lui si pacifiste.


 


 


Nouvelle exploration spirituelle d’Éric-Emmanuel Schmitt

Nous avons louangé dans ses colonnes « La nuit de feu » d’Éric-Emmanuel Schmitt qui racontait une sorte de conversion de l’académicien Goncourt avec le Très-Haut lors d’une nuit dans le désert, alors qu’il observait les étoiles. Et où il disait du Créateur que c’est un formidable joaillier, parlant du scintillement de celles-ci. Une sorte de roman initiatique. Eh bien L’homme qui voyait à travers les visages est une interrogation entre sur la violence telle qu’elle figure au menu de notre quotidien. Et aussi en substrat, un élément de spiritualité. Si le précédent ouvrage était un récit, celui-ci est un pur roman. Et Schmitt au zénith de son talent ne déroutera pas ses fans.

L’homme qui voyait à travers les visages. Éric-Emmanuel Schmitt. Albin Michel 421p.  


 


 


Quand des vérités tuent l’amour

Si on comprend bien la romancière familière des best-sellers, Sylvia Day, se dire la totale vérité dans un couple conduit inexorablement celui-ci vers sa fin. C’est en tout cas ce qui se passe avec Eva et Gideon, dans Exalte-moi qui est un épisode, le final en fait, de la série télévisée « Crossfire ». Ils ont eu la témérité de ne rien se dissimuler l’un, l’autre. Pour leur malheur, cette sincérité leur est fatale. Et pourtant ils avaient fait front contre des influences extérieurs autrement plus menaçantes, mais ici ont est devant l’implosion conjugale. Nous ne vous dévoilerons pas l’issue de cette période de turbulence, pour ne pas gâcher votre plaisir.

Exalte-moi. Sylvia Day. Flammarion Québec 505p.  www.flammarion.qc.ca


 


 


Sociologie et changements climatiques

Avis aux personnes soucieuses de leur environnement, voici un essai en collectif sous la direction de Florence Rudolf qui privilégie un angle de vue négligée jusqu’à présent, à savoir ce que la sociologie peut apporter comme contribution face au phénomène des changements climatiques. On sait que les rapports du Groupe d’experts intergouvernementale sur l’évolution du climat, avait attiré sur eux l’intérêt des sciences sociales, mais la sociologie était demeurée en retrait. Voici donc des réflexions pertinentes, alors que le pays veut faire sa part pour l’assainissement et la préservation de notre biosphère.

Les villes à la croisée des stratégies globales et locales des enjeux climatiques. Collectif. Presses de l’Université Laval 363p.     www.pulaval.com


 


 


La conserve au secours de la facture d’épicerie

Les supermarchés d’alimentation pratiquant des prix d’une rare indécence, de plus en plus de gens seront tentés de s’aménager des réserves de produits faits maisons. C’est le retour annoncé de la conserve. Louise Rivard en connaît un rayon dans le domaine, qui nous gratifie d’un grand album qui est entièrement consacré à la conservation. Et il est loin le temps où on ne mettait en conserve que les tomates et les confitures de fraises. Aujourd’hui on peut mettre en pot des chutneys à l’ananas, des marmelades aux agrumes, des piments jalapenos marinés et des gelées de porto, pour ne nommer que ceux-là. C’est sans limite. Et chaque proposition est suivie de conseils judicieux pour ne pas rater la préparation. C’est un livre indispensable dans la bibliothèque culinaire qui fait déjà référence.

Conserve. Louise Rivard. Modus Vivendi 278p.    www.groupemodus.com


 


 


Le coin santé physique et psychique

Deux titres chez Mango, dans une même collection reliée spirale et qui se signalise par l’affût des toutes nouvelles techniques de conditionnement physique. Il y a L’aquabiking comme son nom l’indique, il réunit l’eau et la bicyclette. Ici on parle du modèle fixe, sauf que cette fois on pédale dans l’eau en prenant quelques postures. Pablo Lafarge se fait initiateur de cette façon novatrice de travailler ses articulations. Car c’est déjà quelque chose de pédaler à l’air libre, figurez-vous cette fois faire le même geste en composant avec la résistance de l’eau. L’autre, Le running n’est rien de moins qu’une série d’exercices préparatoires à la course à pied ou au jogging. C’est la réunion somme toute de mouvements conventionnels pour renforcer notre charpente, push-up compris.

Chez Alpen qui est une maison de référence pour tout ce qui touche à la santé, nous avons trois petits nouveaux. Philippe Chavanne se penche sur L’intolérance au lait. En posant en sous-titre une question d’une rare pertinence, est-ce que le lait animal était mauvais pour notre santé ? Considérant que dans le règne des mammifères, la lactation ne concerne que la femelle qui allaite ses petits un point c’est tout. Tandis que du côté de l’homo sapiens, la lactose l’accompagne souvent jusque dans son grand jour. Au vu du nombre croissant d’intolérance à la lactose, ce bouquin arrive à point nommé pour faire la part des choses.

Fille de Michel Montignac, célèbre pour le régime minceur qui porte son nom, Sybille Montignac a repris le flambeau du paternel pour pérenniser cette cure qui au départ fut un peu contestée, mais qui finalement rallia tout le monde. Cela fait déjà trente ans que la méthode Montignac continue de faire ses preuves, non pas par un quelconque miracle, mais tout simplement en sélectionnant ce qui passe par notre tube digestif. Diététiste de formation elle livre 120 recettes qui ont en commun de ne pas représenter de privation.

La fatigue, passagère, légère ou chronique, touche une infinité de gens. Surtout en cette ère numérique ou de productivité qui épuise le système cognitif des individus, toujours en éternel alerte. Vous souffrez d’épuisement, lire alors du Dr. Daniel Scimeca « Plus jamais fatigué ». Président de la Fédération française des Sociétés d’homéopathie, il a instauré un programme basé sur dix jours avec pour objectif de faire la place à de la nouvelle énergie, voire même une revalorisation de la libido.

Enfin, chez Rustica, 25 exercices de sophrologie pour méditer dans la nature de Stéphanie Ruyer. Et qui comprend un CD de 70 minutes de méditation guidée. L’auteure est d’avis que la nature « a ce pouvoir de nous relier à la magie de la vie sur Terre, à cette énergie mystérieuse qui circule en chacun de nous, nous habite et nous anime ». Un grand passage se consacre à savoir contrôler sa respiration.


 


 


L’âme de Vadim

Décidément la maison Séguier nous gâte de belles biographies. Après celle de Grace Jones que nous vous recommandions fortement dans ces colonnes, voici celle d’une autre icône, celle-là du cinéma français, nous avons nommé Roger Vadim. Ayant pour titre Vadin un playboy français son auteur Arnaud Le Guern a su habilement ne pas tomber dans le piège des premiers chapitres d’une généalogie, plus encombrante qu’autre chose. Il va à l’essentiel du personnage, ne sombrant pas non plus dans une plate chronologie de carrière et de femmes. Car les plus belles sont passées dans son plumard. Ça on le savait. Ce qui est novateur ici, c’est qu’il a su vampiriser son sujet pour en extraire l’âme. On comprend mieux le moteur de cette existence de cet homme avant tout libre. Et qui nous donne le goût de revoir sa production. Aussi on restitue une époque qui ne reviendra plus, celle où on devait s’amuser, c’était un impératif.

Vadim un playboy français. Arnaud Le Guern. Séguier 260p.    www.editionsseguier.fr


 


 


Shakespeare comme si vous étiez

L’œuvre dramatique de William Shakespeare est si forte qu’elle a su transcender les époques. En son temps même la terrible reine Elizabeth Ière se déplaçait en personne pour venir voir jouer ses pièces qu’elle adorait. Que n’a-t-on pas écrit sur l’auteur de la célèbre sentence « To be or not to be ». On a même laissé entendre que ses pièces auraient écrites par un autre. Pour dépêtrer le tout, vaut mieux lire Henriette Chardak qui nous sert certes le dramaturge sous forme romancée, mais au plus près de sa personnalité avec des dialogues imaginaires mais plausibles. Elle nous avait donné dans la biographie, celle de Pythagore et de Kepler, Cervantès, Marguerite de Navarre pour ne nommer que celles-là. Shakespeare l’œuvre au rouge est toute empreinte de passion. Et pour ceux qui voudraient pousser plus loin l’étude de l’écrivain anglais, elle a fait figurer en toute fin d’ouvrage une bibliographie exhaustive des meilleurs ouvrages sur son sujet.

Shakespeare l’œuvre au rouge. Henriette Chardak. L’Archipel 353p. www.editionsarchipel.com


 


 


Impressionnisme en peinture cours 101

Poursuivant sur sa lancée de nous faire découvrir l’art pictural universel, l’éditeur Taschen débarque avec un petit pavé dans cette collection que nous affectionnons bien « Bibliotheca Universalis »  La peinture impressionniste, que nous devons à l’allemand Ingo F. Walther qui est décédé en 2007. Ce spécialiste de l’histoire de l’art a  investi le meilleur de son savoir pour nous faire découvrir les peintres de cette période fertile. Ils sont tous là de Renoir à Signac, en passant par Caillebotte et Cézanne. Aussi des petits maîtres rattachés à cette école. Comme toujours un soin est mis à l’iconographie et le texte est d’une densité qui frise l’érudition.

La peinture impressionniste. Ingo F. Walther. Taschen 780p.   www.taschen.fr


 


 


Le petit Larousse cuvée 2017

Il devient obèse Le petit Larousse illustré 2017 avec toutes ces nouvelles inscriptions. 150 nouveaux mots qui entrent maintenant dans le coutumier de la langue française. On trouvera entre autres, « dézipper » que ne reconnaît même pas encore le logiciel « Office ». On a beau avoir les versions en ligne de ces dictionnaires, le tenant en main on ressent un plaisir que le web ne peut pas enlever à l’édition papier, celui de la découverte. Car d’une consultation, on passe à une autre et on ne décroche pas. Un peu comme la cigarette, la dépendance s’accroît avec l’usage. Ça nous rappelle le regretté chef d’antenne et annonceur à Radio-Canada, Gaétan Barrette qui se faisait journellement un devoir de lire une page du dictionnaire. Cette cuvée 2017 est emballante à tout point de vue. Parents, c’est le plus beau legs que vous pouvez offrir à vos enfants. La connaissance on peut en abuser, elle ne nous fera jamais tort.

Le petit Larousse illustré 2017.


 


 


En hommage à sa Majesté Elizabeth II

A l’occasion du 90ème anniversaire de la reine Elizabeth II, Taschen réédite ce beau grand album relatant en photos et en vignettes, le parcours exceptionnel de cette monarque qui a battu le record de longévité de la reine Victoria. Lorsqu’elle montera sur le trône au tout début de la vingtaine, elle fit la promesse solennelle d’être fidèle à ses engagements. Et elle tint parole. Nonobstant ce que certains peuvent penser de l’utilité de la monarchie, force de constater que nous nous trouvons devant une femme exceptionnelle, qui a toujours su maîtriser ses sentiments extérieurs. Un exploit. Et de montrer de l’intérêt pour des choses que nous considérerions forts ennuyeuses. C’est une grande travaillante qui multiplie même à son grand âge, un lot d’événements officiels qui ruinerait même des plus jeunes. On le voit bien dans ce grand bouquin, chargé d’histoire qui relate les débuts de son lourd mandat jusqu’à maintenant. C’est une des personnalités qui a été sans aucun doute, la plus photographiée. Et il y a des clichés d’une grande beauté.

Her Majesty. Taschen 351p.    www.taschen.fr


 


 


De biens beaux légumes illustrés

Une entreprise française, Vilmorin & Cie entrepris au XIXème siècle, de publier un grand album ayant pour titre Les plantes potagères. L’exemplaire original se trouve au Muséum national d’histoire naturelle à Paris. On ne nous dit pas qui fut le ou les auteurs des illustrations, mais pour vous donner une idée, ça ressemble en infiniment mieux aux dessins du recueil de la flore laurentienne de notre cher Frère Marie Victorin. Ce sont des pages éclatantes de couleurs qui fait dans l’hyperréalisme. Qui s’inscrit dans la catégorie des ouvrages d’art pouvant figurer en bonne place sur la table à café.

The vegetable garden. Les plantes potagères. Taschen 135p.   www.taschen.fr


 


 


Un garde du corps mais…ado

C’est une agence de sécurité bien spéciale que « Bodyguard ». En effet, elle s’est faite une niche dans la protection des enfants de personnalités en vue. Mais mieux encore, pour leurrer les gens mal intentionnés, les gardes du corps qu’elle emploie ne sont pas des molosses baraqués, mais des ados entraînés spécialement. Dans L’embuscade, Chris Bradford raconte le mandat de Connor qui est âgé de 15 ans, envoyé au Burundi pour assurer la protection de deux jeunes, Ambre 16 ans et son cadet Henri. Mais qui dit Afrique dit forcément aventures. Et elles ne proviennent pas uniquement des bêtes sauvages comme vous le verrez. Comme littérature pour nos jeunes têtes friandes de suspense et d’exotisme, on ne fait pas mieux.

Bodyguard. L’embuscade. Chris Bradford. Casterman 362p.   


 


 


Des prières pour les touts petits

Chez Bayard jeunesse, deux ouvrages de même teneur pour raviver la Foi chrétienne chez les touts jeunes. D’abord Prières pour toute l’année qui serait l’équivalent pour la jeunesse de notre temps, ce qu’était naguère le bréviaire pour les religieux d’antan, un recueil de pensées spirituelles pour le quotidien. Puis les trois grandes prières qui forment l’autre tome, Notre Père, Je vous salue Marie, Je crois en Dieu. Avec un texte accompagnateur pour chacun qui explique ce que sous-tendent ces mots.


 


 


Spiritualité trouble dans l’Angleterre profonde

Un adage assez vilain concernant le corps professoral déclare que « ceux qui peuvent font, ceux qui ne peuvent pas enseignent ». Eh bien Andrew Michael Hurley oppose un sérieux démenti. Car ce professeur de littérature et d’écriture créative du Lancashire, fait la démonstration qu’il porte bien son titre de maître. Qui lui vaut l’admiration rien de moins que celle de Stephen King. Les Mores-Eaux dont il nous gratifie est un exemple de littérature qui tutoie l’excellence. Au-delà de son style bien caustique, il y a l’histoire peu banale. Celle d’une famille bigote qui part en pèlerinage dans le but de sauver leur fils Andrew, atteint de déficience mentale. Les Smith ont un accompagnateur spirituel, le père Wilfred. Mais le jeune Andrew a beau accuser un retard cognitif, il n’en sera pas moins confronté à d’étranges coutumes locales des villageois locaux, qui ne sont pas sans rappeler des rituels païens. Vous avez là, suffisamment d’ingrédients pour faire recette. Ce pourrait faire au passage un sacré bon film sur grand écran.

Les Mortes-Eaux. Andrew Michael Hurley. Denoël 383p.   


 




 


Le coin santé physique et psychique

C’est un essai on ne peut plus opportun alors que des milliers de jeunes dans le monde succombent aux sirènes du djihadisme. Il était temps d’explorer ce qui peut bien fasciner la jeunesse avec ces discours radicaux qui vont jusqu’au sacrifice d’une vie pour la cause d’Allah. Dans la collection « Adologiques » des Presses de l’Université Laval, une équipe de chercheurs sur un mode socio-anthropologique a voulu sa voir de quoi il en retourne. De décrypter ce qu’est l’appel au radicalisme et l’engagement militant. Le plus inquiétant c’est le pourcentage de jeunes d’âge mineur qui sont séduits par ces invitations à la haine des mécréants chrétiens. Il y a un passage éclairant où on tente une explication par le fait que les djihadistes amalgament facilement les problèmes du monde aux problèmes intérieurs des jeunes.

Comment ne plus faire de nos enfants de petits rois et reines avec des « je veux et j’exige » de leur part ? Assumer son autorité parentale à notre époque, demande passablement de doigté. Brigitte Racine vient à leurs secours avec L’autorité au quotidien véritable défi pour les parents. C’est aux éditions du CHU Sainte-Justine qui se constitue d’année en année un fabuleux catalogue sur la santé mentale et physique. Cette infirmière spécialisée dans les comportements parents/enfants semble avoir vraiment fait le tour de la question, puisque elle expose 40 situations problématiques et comment les solutionner. Pour beaucoup de parents excédés, l’auteure fera figure de véritable sainte.

Alain Williamson dans un autre temps, aurait été qualifié d’homme de la Renaissance, tant ses centres d’intérêt sont sans limites, allant de la philosophie à la musique et l’art visuel pour ne nommer que ces domaines. Et au final, cet homme et éditeur est davantage qu’une tête bien remplie, c’est une tête bien faite. C’est pourquoi la sortie de chacun de ses livres titille notre curiosité. Surtout qu’il s’est donné pour mission d’apporter la sérénité à ses contemporains. L’auteur de la Villa des Miracles débarque avec Le chamane d’Ek-Balam aux éditions du Dauphin Blanc, qui est un peu dans la continuité du précédent titre. Après un voyage de ressourcement spirituel à Hawaï, un homme en viendra à transmettre les enseignements reçus par le biais de conférences. Et voilà que pour diverses raisons, sa sécurité est menacée. Il ira s’exiler alors au Yucatan, où il fera la connaissance d’un chamane dont on dit qu’il a été mis sur sa route expressément pour lui. Ce maître maya va lui inculquer les 5 codes d’éveil. Lisez ça, c’est un mélange d’aventures et de lecture initiatique.

Ailleurs aux éditions Alpen, un ouvrage qui intéressera plus d’une lectrice (et pourquoi pas ces messieurs, Mince et sexy. Coécrit par Isabelle Ranchet diététicienne et Eric Mazebourg formé au même domaine, les deux auteurs souscrivent au programme Harmonie Santé, dont il existe un groupe au Québec portant ce nom. Ce programme en 4 étapes est aux antipodes des cochonneries que l’industrie agro-alimentaire voudrait nous voir bouffer. On centre les efforts sur trois piliers : le mental, l’alimentation et le physique. Les trois composantes étant indissociables pour arriver à des résultats probants. Plus simplement c’est un appel à une désintoxication complète. Pas de prêchi-prêcha, juste un rappel que la confiance en soi est essentielle et de manger sainement. 



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